Circuit itinérant

Localisation

Pasques

départ : Départ à proximité du lavoir de Pasques

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

4h30

Longueur

18 km
balisage bleu
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Ce premier tronçon vous emmènera tantôt sur les chemins calcaires éclairés et dégagés, tantôt dans les sous-bois frais et ombragés… Et en contrebas du parcours, laissez-vous séduire par les magnifiques panoramas sur la vallée de l’Ouche. Traversez Mâlain et voyagez à travers les âges entre la grotte préhistorique, la cité gallo-romaine et le château dont certaines parties datent du XIIème siècle. La randonnée se termine par la traversée du village de Prâlon où vous serez accueillis par la fontaine Saint-Bernard qui a des vertus médicinales selon la coutume… Bonne balade !

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Départ à proximité du lavoir de Pasques.

1 Prendre la direction du sud est. Arrivé à la RD10, monter la petite rue en face.

2 Puis prendre à droite.

3 A l'entrée du bois, descendre le chemin de terre à gauche jusqu'aux falaises, puis bifurquer à droite par le chemin qui rentre à nouveau dans le bois.

4 Après la clairière, arrivé à l'intersection des six chemins, emprunter celui qui part plein ouest et poursuivre
jusqu’à la combe Piron.

5  Descendre  la  combe  jusqu'au  chemin  goudronné  et  le  descendre  ensuite  par  la  gauche.  Le franchissement de la combe étant assez technique, il faut être vigilant.

6 Au bas, prendre le premier chemin qui remonte sur la droite, gravir la combe et poursuivre tout droit jusqu'à reprendre un autre petit chemin goudronné.

7 Après 100 m sur le chemin goudronné, tourner dans le sentier à droite et poursuivre jusqu'à ce que le chemin balisé tourne en épingle sur la gauche.

8 Redescendre jusqu'au chemin gravillonné.

9 Juste après une grande courbe sur le chemin gravillonné, prendre le sentier sur la droite le sentier en surplomb, puis descendre au milieu des friches.

10 Après avoir franchi le ruisseau, prendre la route à droite et poursuivre jusqu'au Château de Mâlain.

11 Juste après l'aire de pique-nique, prendre le chemin de terre qui monte vers le château.

12 Contourner l'entrée du château par la gauche, longer un peu l'enceinte fortifiée, puis descendre le flanc du promontoire jusqu'à la route en contrebas.

13 Descendre la rue puis prendre le premier sentier sur la droite qui monte vers le Mont Chauvin.

14 A l'intersection équipée d'un panneau de signalétique de randonnée, prendre à droite, passer entre les deux monts puis redescendre par le petit sentier forestier.

15 Descendre la route vers la gauche jusqu'au village de Prâlon.

Côté patrimoine

Entre Pasques et Prâlon, Mâlain offre un excellent exemple des diverses formes d’implantation des villages dans ce relief tourmenté du Seuil de Bourgogne. Agglomération antique développée dans la plaine au carrefour d’importantes voies de communication à l’origine, le village s’accroche aujourd’hui au flanc de l’éperon rocheux dominé par les ruines du château fort médiéval. A côté de ce château ainsi que des églises, lavoirs et autres pigeonniers qui constituent un patrimoine assez habituel, ce tronçon de la Traversée des Cinq Vallées est également marqué par le souvenir de saint Bernard à Prâlon. Point de départ du parcours, Pasques est mieux connu pour ses gouffres qui attirent les spéléologues que pour son lavoir ou son pigeonnier aux 870 alvéoles.

Ce petit village rassemblé au milieu des champs en culture offre un aspect bien paisible comparé au suivant, Mâlain, dominé par son puissant château utilisant parfaitement les possibilités d’un terrain tourmenté. Construit au 12e siècle sur le flanc sud d’un éperon rocheux isolé, ce château occupait une position stratégique idéale et la puissance majestueuse de ses ruines s’impose encore au regard en arrivant sur Mâlain. Pour autant, la vue qui s’étend avant la descente vers la Douix permet également de découvrir l’étendue parsemée de ce village. A l’est s’alignent les maisons du quartier ouvrier développé au 19e siècle autour de la gare et de l’ancienne usine à chaux.

A l’ouest, derniers témoins d’une culture importante à la fin du 19e siècle, quelques vignes en premier plan font écho aux bâtiments du petit bourg en contrebas. Celui-ci est bien distinct du village médiéval qui apparaît un peu plus loin massé au pied du château avec un étirement le long de l’axe principal. L’église du 19e siècle, isolée, semble établir un trait d’union entre ces parties disjointes. Au sud enfin, à peine visible dans la plaine, se devine les auvents couvrant les fouilles archéologiques du site originel de Mediolanum, agglomération prospère du 1er siècle avant J.-C. pourtant abandonnée à la fin du 3e siècle après J.-C. pour des raisons mal connues.

A l’entrée de Prâlon, les usagers du circuit sont accueillis par la fontaine Saint-Bernard. La plus ancienne mention connue de cette source remonte à 1483 mais elle était peut-être déjà utilisée à l’époque gallo-romaine. Elle passait pour guérir la fièvre et selon la coutume, le 20 août, les fidèles buvaient de son eau dans une tasse de bois qui aurait appartenu à saint Bernard ! L’édifice qui la protège, quant à lui, a été entièrement reconstruit en 1896. Dans le village, l’église paroissiale est en fait le chœur de l’ancienne église de l’abbaye bénédictine de femmes fondée en ces lieux en 1142 sous l'impulsion de saint Bernard et de Godefroid, évêque de Langres. De l’ancienne abbaye, seuls subsistent aujourd'hui cette partie de l’église, plusieurs fois remaniée aux 17e, 18e et 19e siècles, quelques bâtiments conventuels transformés en maisons d'habitation et les anciennes écuries transformées en bâtiments d'exploitation agricole.

© Benoit OUDET

Côté nature

La « Traversée des Cinq Vallées » est un sentier qui, par ses paysages, offre un condensé de l’ensemble des paysages sur sol calcaire que l’on peut rencontrer en Côte-d’Or. Plateaux, falaises, combes, vallons et vallées jalonnent le parcours d’un bout à l’autre.

Dans la première section du sentier qu’il vous est proposé de découvrir, le boisement est un élément essentiel des paysages traversés. Tantôt, le boisement habille le plateau calcaire comme au-dessus de Lantenay, tantôt il coiffe les monts peu favorables à la culture comme sur le mont Chauvin près de Mâlain. Ces boisements le long du parcours présentent des profils différents suivant l’endroit où ils se développent. Ainsi, au début de l’itinéraire, les boisements du plateau calcaire constituent une forêt d’arbres de petite taille. Cela est dû à la faible épaisseur du sol et au peu d’eau qui y est disponible. Le boisement naturel de ce type de plateaux est principalement constitué de chênes et de charmes. La présence du genévrier le long du sentier confirme l’aridité et la nature calcaire du sol. Cependant, ces essences autochtones sont concurrencées par des essences résineuses comme le pin noir d’Autriche ou le pin sylvestre, introduites par l’homme depuis un siècle et demi. Ces plantations de résineux apportent toutefois, d’un point de vue paysager, des nuances de vert foncé aux paysages traversés. Certaines essences résistent aux sylviculteurs*1 comme ce prunier de la Sainte Lucie qui vous accueille, seul dans sa clairière, entre le point 3 et 4 du descriptif du sentier, précisément au point côté 438.(photo du prunelier). Celui-ci sert depuis longtemps de support au balisage du sentier mais l’essence de prunelier était utilisée jadis à d’autres fins : ses fruits servaient à la confection de liqueur et son bois rosé et dur servait en ébénisterie.

Plus loin le long de votre parcours, au point 5, se découvre un magnifique panorama sur la vallée de l’Ouche et ses environs. Ce point de vue confirme à quel point les boisements marquent le paysage (photo du point de vue) C’est aussi à partir de ce point qu’une transition s’amorce entre les boisements du plateau et les boisements de la combe Piron. Les arbres qui poussent dans les combes disposent d’un ensoleillement moindre et la pente importante contrarie les arbres qui poussaient sur le plateau. Ces conditions spécifiques permettent l’apparition d’autres essences. Le tilleul à grande feuilles apparaît le premier en tout début de descente, puis il cède la place au hêtre. Dans les combes, les hêtres peuvent atteindre des dimensions remarquables qui lui donnent une présence incontestable dans les forêts de combes. Parfois, le hêtre se fait acrobate aux abords des falaises (photo hêtre grotte de Tebsima) comme ici à proximité de Saint Victor-sur-Ouche où l’arbre installé sur le bord d’un escarpement surplombe le vide. Cependant, les hêtraies, du fait de la nature du sol dans lequel elles poussent, ne bénéficient pas d’un enracinement profond et les hêtres sont sujet au chablis*2. En cas de coup de vent violent, les arbres tombés ne sont pas perdus pour tout le monde et de nombreux insectes xylophages*3 colonisent les bois morts.  A ce titre, les forêts d’essences autochtones qui poussent sur les sols calcaires de la région sont des forêts nourricières. En effet, les arbres et arbustes produisent des fruits et des graines en grande quantité qui nourriront la faune. Ainsi les glands du chêne seront consommés par le geai des chênes, les faînes*4 du hêtre par le sanglier ou les blaireaux et les akènes*5 du charme par les pinsons, chacun participant à sa manière à la dissémination des graines et à la régénération de la forêt. Pour ceux qui confondent le charme et le hêtre dont la forme des feuilles est assez similaire retenez le titre de ce texte qui est un moyen mnémotechnique : Le « charme » d’« à-dent » et d’« hêtre » à « poil » ; en effet, la feuille du charme est dentelée et celle du hêtre est finement velue.

*1 Sylviculteur : professionnel de la gestion forestière *2 Chablis : se dit d’un arbre déraciné par un élément n’ayant aucun lien avec l’intervention humaine (vents, foudre, etc) *3 xylophage : se dit des insectes dont les larves consomment le bois (Lucane cerf-volant, Grand capricorne) *4 faînes : fruit du hêtre visible sur la photo du hêtre suspendu *3 akènes : graine se trouvant dans une coque

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