Circuit non itinérant

Localisation

Bouilland

départ : Départ place de la Mairie

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

3h00

Longueur

10 km
balisage jaune
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Au pied de roches que se partagent escaladeurs, randonneurs et faucons pèlerins, bouillonnent les eaux tufeuses issues de la grotte de la Grande Dore.
Nul doute qu’on vous contera, sur place, la légende de Marguerite de Vergy qui, poursuivie par le diable, vit s’ouvrir, miraculeusement, le fond de la combe Portaut, lui permettant d’échapper au Peut (ou au Malin si vous préférez). L’Abbaye Sainte Marguerite (propriété privée, que l’on ne visite pas) a été créée en mémoire de cette intervention divine, veillant ainsi sur cet espace naturel protégé.

Un circuit interne de 400 m est adapté aux personnes à mobilité réduite.

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

 

son Le mot du randonneur :

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Départ place de la Mairie, près du lavoir. Il est possible d'y stationner son véhicule.

Depuis le lavoir, (plaque sur le mur P93) près de la mairie, emprunter la route de Savigny-lès-Beaune sur 50m, prendre à gauche la rue de l'Eglise (marques rouges et blanches du GR), tourner à gauche, puis à droite.

Emprunter la rue de l'ancienne cure sur 20 m 1, puis à gauche, monter un sentier herbeux passant à droite d'une maisonnette (toujours sur le GR).

Au-dessus, prendre à gauche la petite route goudronnée. A l'embranchement, vers la croix (poteau P91), laisser le GR et le sentier Marianne et monter à droite. Au virage, s'engager tout droit dans un petit sentier sous le taillis. En arrivant sur un chemin plus large, continuer tout droit.

En débouchant sur une clairière, prendre le sentier à droite qui arrive au-dessus des roches de Bouilland (vue magnifique sur le village blotti dans la vallée - école d'escalade à droite au pied des roches).

Continuer le sentier à quelques mètres du bord de la falaise en faisant attention, surtout par temps humide et en présence d'enfants. Le chemin domine ensuite le hameau de la Forge, puis entre dans la forêt.

A 600m environ (poteau P92), laisser le sentier Marianne partant sur la gauche et continuer légèrement à droite sur 200m, tourner à droite (en continuant tout droit, aller-retour pour voir le Grand Châtelet de Bouilland et la vue splendide depuis l'éperon  2, 3, 4, mais ne pas s'approcher du bord des falaises) pour rejoindre un sentier étroit descendant sur la Forge.

Arrivé à la route goudronnée D2 (attention à la traversée), s'engager presqu’en face sur le chemin caillouteux, tourner à droite rue de Savigny en passant devant un lavoir 5 , monter légèrement, prendre à gauche la rue du Chagney puis encore à gauche et continuer la petite route goudronnée menant vers l'Abbaye Sainte Marguerite 6. Passer devant le parking de l'Abbaye 7 (poteau P93) (suivre les marques rouges et blanches du GR jusqu'à Bouilland), continuer à monter la petite route partiellement goudronnée sur 200m qui se transforme en chemin empierré sur près de 700m. A la fin de la partie empierrée du chemin, prendre à droite le sentier en lisière qui entre ensuite dans le bois.

A 700m environ, prendre un layon sur la droite peu avant la naissance d'un chemin. Aller tout droit en traversant à un moment une sorte de pas japonais 8 (attention zone glissante par temps humide). S'engager ensuite à gauche sur le large chemin forestier jusqu'à la barrière, tourner à droite sur la route D104, la suivre sur environ 300m (attention) en laissant sur la gauche une route empierrée, et tout de suite après, obliquer à droite en laissant la route goudronnée pour entamer la descente jusqu'à Bouilland. Rejoindre la mairie et le lavoir.

 

Côté patrimoine

Depuis les impressionnantes falaises, où les vestiges d’un habitat fortifié préhistorique (le Châtelet) attestent d’une occupation humaine très ancienne, Bouilland offre ses toits de tuiles bien groupés d’où n’émergent que la flèche de l’église, au premier plan, à la limite du village, et le campanile de la mairie, plus rond, bien au centre.

Niché au creux de la vallée du Rhoin, le village est partagé en deux par cette rivière dont le cours tumultueux sort de la montagne un peu en amont. Point de départ du circuit, le lavoir accolé au bâtiment de la mairie semble toutefois se méfier de la rivière pour son alimentation en eau avec sa toiture à compluvium (un seul pan incliné vers le bassin) permettant de recueillir les eaux de pluie !

A l’extrémité sud du village, sur une hauteur à l’abri des soubresauts de la rivière, l’église Saint-Martin présente sa silhouette particulière formée par les différentes périodes de construction. La partie la plus ancienne, du 12e siècle, supporte le clocher coiffé au 15e siècle d’une flèche de tuf comparable à celle de Savigny-lès-Beaune ou de Saint-Aubin. Elle dépendait de l’Abbaye Sainte-Marguerite dont le parcours longe les vestiges au sud-ouest du village.

Sur le site de l’abbaye (propriété privée), le logis de l’abbé a été restauré il y a peu tandis que l’église abbatiale, de dimensions modestes, présente aujourd’hui de belles ruines. Celles-ci témoignent assez bien des trois campagnes de construction successives (12e, 13e et 16e siècles), utilisant la pierre de petites carrières à proximité, et d’une ornementation sculptée qui apparente l’édifice au style d’Autun, de Beaune ou encore de Vézelay.

Occupée par les chanoines de l’ordre de Saint-Augustin, l’abbaye a connu son heure de gloire aux 13e et 14e siècles avant de décliner progressivement pour ne compter qu’une poignée de religieux au 17e siècle, l’abbé résidant alors à Bouilland, dans la maison aux têtes (en face de la mairie). Vendus comme bien national à la Révolution, les bâtiments n’étaient plus que le pâle reflet de ceux où les seigneurs de Vergy, de retour de croisade, avaient déposé quelques reliques précieuses de Sainte Marguerite, jeune fille martyrisée à Antioche (actuelle Turquie) au début du 4e siècle, selon la légende.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Le Tour de la Vallée du Rhoin vous emmène au plus profond de la Côte Beaunoise. En effet, la vallée du Rhoin entaille la Côte sur une distance de 12 kilomètres, ce qui en fait la vallée qui s’enfonce le plus au cœur du territoire de l’Arrière Côte.

Très étroits, les flancs des vallées offrent un relief marqué d’un dénivelé moyen de 150 mètres. Les nombreuses falaises qui bordent le cours d’eau coupent nettement la zone de bocage et de forêts qui l’entoure. Par ailleurs, la faible densité urbaine de l’Arrière Côte, combinée à une pratique agricole traditionnelle, a permis de conserver une grande diversité de milieux naturels.

Du coup, le secteur abrite des populations animales et végétales en bonne santé et d’une grande variété. Aussi, la vallée a très vite été identifiée par les spécialistes de la protection de la nature et elle bénéficie de 6 des 7 mesures de protection(*) dont dispose l’Etat pour protéger les zones à fort enjeux écologique. Ainsi, du cours d’eau jusqu’aux falaises, certaines espèces trouvent des milieux de qualité suffisante à leur survie ou à leur reproduction.

C’est le cas de l’emblématique faucon pèlerin. Cet oiseau est doté de capacités extraordinaires. Il est en effet considéré comme l’oiseau le plus rapide au monde. Lors de ses piqués vertigineux, certains affirment qu’il peut largement dépasser les 200 km/h, ce qui est assez considérable pour un oiseau dont le poids moyen est d’environ 900 grammes. Ces piqués lui sont utiles pour chasser ses proies qui sont d’autres oiseaux. Une fois la proie repérée, le faucon vient se positionner derrière la future victime et bien au-dessus pour engager son piqué suivant un angle très précis. Enfin, avec la vitesse et l’inertie acquise, le faucon percute la proie qui bien souvent est tuée sur le coup. Cette technique de chasse est appelé buffetage. Le choc occasionné est soit le fait des serres de l’oiseau soit le fait de son bréchet (crête osseuse du sternum d’un oiseau) qu’il utilise comme arme contendante.

Bien d’autres espèces d’oiseaux habitent la vallée du Rhoin : on en a recensé plus de 80 différentes sur le site!

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

(*)Les outils de protection de la nature mobilisés dans la vallée du Rhoin : 
APB : arrête de protection de biotope,
ZNIEFF 1 et ZNIEFF 2 : Zone Naturelle d’Intérêt 
Faunistique et Floristique type 1 ou 2,
ZPS Natura 2000 : Zone de Protection Spéciale,
SIC Natura 2000 : Site d’intérêt Communautaire,
ZICO : Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux

 

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