Circuit non itinérant

Localisation

Is-sur-Tille

départ : A Is-sur-Tille, place de la Résistance (parking).

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h30

Longueur

7.7 km
Jaune
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En parcourant le sentier de la combe Marey, une partie des richesses naturelles d’Is–sur-Tille s’offre à vous. Elles sont dissimulées dans les bois … Ce circuit vous permettra de découvrir le plateau calcaire qui domine Is-sur-Tille, l'ancienne maison de Montchevreuil et le petit clocher.

Topoguide

Descriptif du circuit

1 Départ : Place de la Résistance (parking). Suivre la rue des Capucins et traverser la rivière.

2 Tourner à droite (rue Marie Estivalet), puis à gauche (rue François Rude).

3 Prendre à droite le chemin des carrières qui monte dans le bois.

4 Passer devant les Carrières où l’on extrayait la “Pierre d’Is-sur-Tille”, puis, devant la maison de Montchevreuil (propriétés privées).

5 Traverser la D120d puis prendre le chemin qui monte légèrement jusqu’à la cabane de chasse.

6 Longer la sommière sur 1km puis redescendre par un petit sentier caillouteux, qui passe devant un petit clocher.

7 Passer une pelouse puis passer devant le collège.

8 Traverser le fossé de défense au Moyen-âge par le pont de la porte de Langres et prendre rue Pasteur.

9 Continuer jusqu’à la place Jean Durant (pasteur protestant à Is de 1623 à 1678) et prendre à droite le quai Miton (curé qui a crée le premier hospice en 1412).

10 Arrivée : rue des Capucins. Prendre à gauche pour rejoindre le parking.

Patrimoine

« Is », un petit nom connu dans le monde entier ! Dans le monde des mots croisés, bien entendu, où tout amateur a forcément rencontré un jour la définition « Sur la Tille, en deux lettres »… Cette définition célèbre a pourtant de quoi surprendre… Par exemple, les usagers de ce circuit qui, dans les premiers mètres du parcours, franchissent plusieurs bras d’une rivière appelée Ignon ! Mais cet affluent vigoureux de la Tille, qu’il rejoint un peu après Is, à Til-Châtel, a également porté fréquemment ce nom de « Tille » entre le 16e et le 18e siècle, ce qui pourrait expliquer cela…

Quel que soit son nom, toujours est-il que cette rivière a façonné la ville d’Is qui s’est développée sur les deux rives en mettant à profit les différents bras du cours d’eau pour alimenter les nombreux moulins installés à l’intérieur de ses murs. Aujourd’hui encore, il est toujours possible de suivre les biefs aménagés qui apportaient l’eau jusqu’aux roues à aubes de ces moulins. Constituant maintenant une promenade ombragée, le plus important de ces biefs, celui des Courtines, rappelle les murailles qui entouraient la ville, ces « courtines » qu’il joignait de part et d’autre. 

Si cette fortification, encore renforcée et développée en 1583, compte pour beaucoup dans l’importance prise par la ville au cours de son histoire, les quelques vestiges subsistant permettent difficilement d’en avoir une idée très exacte aujourd’hui si ce n’est son tracé que longe en partie ce circuit.

Il en va de même du couvent des Capucins qui a donné son nom à la promenade le long du premier bief franchi par le circuit, celui des Courtines dont il vient d’être question. Edifié entre 1633 et 1635, cet établissement religieux désaffecté après la Révolution connut par la suite d’autres utilisations telles que brasserie, établissement de bains ou caserne de gendarmerie avant d’être complètement démoli. Inaugurée en 1989, la salle polyvalente qui s’élève aujourd’hui à sa place en perpétue toutefois le nom. 

Peu après le coude formé par les anciennes fortifications de la ville, dans un paysage largement modifié par les extensions urbaines contemporaines, la combe Marey s’ouvre dans l’axe de la porte nord de la ville. Elle permet de franchir les hauteurs qui dominent cette dernière où des carrières ont été exploitées pendant longtemps. Le matériau de bonne qualité qui en était extrait, un calcaire un peu crayeux, beige ou blanc, tirant sur le gris en s’oxydant, a également contribué à la réputation de la ville. Cette « pierre d’Is » se retrouve dans de nombreuses constructions comme l’église Saint-Léger, l’ancien château, la porte monumentale sur rue de ce dernier, la galerie surélevée le long de la rue avec sa roseraie ou encore les demeures nobles élevées à la Renaissance dans l’actuelle rue Docteur Brulet, hôtel de Chauvirey (1545), avec ses bustes en ronde bosse et l’inscription qui court sous la corniche, et hôtel Le Compasseur de Courtivron (1545/1551)… 

Cette pierre a également été utilisée pour les parties anciennes de l’église de Til-Châtel ou encore à Dijon, à la chartreuse de Champmol et la Sainte-Chapelle, aujourd’hui détruites, ainsi que pour l’église Saint-Etienne, le mur de clôture du Palais des Ducs de Bourgogne ou le puits du jardin du musée archéologique… Le choix de ce matériau, notamment dans des constructions distantes de son lieu d’extraction comme Dijon, malgré le surcoût du transport, est dû, la plupart du temps, à sa cohésion et sa résistance au gel comme au fait de pouvoir être débité en gros blocs. Et il ne faut pas négliger non plus les effets visuels offerts par cette pierre où se devinent le balancement des marées de la mer chaude peuplée de récifs coralliens dans laquelle elle est née il y a 150 millions d’années !

Conseil Général © Benoit OUDET

Nature

Pierre qui roule n'amasse pas mouche ! 

En parcourant le sentier de la combe Marey, une partie des richesses naturelles d’Is–sur-Tille s’offre à vous. Elles sont dissimulées dans les bois… La première provient du sous-sol des deux buttes qui donnent le relief de la randonnée. Il s’agit en fait d’une roche calcaire qui s’est déposée il y a 140 millions d’années. Cette roche est constituée de grains fins assez compacts qui sont essentiellement des particules de coquillages et des fragments de coraux. Cette texture lui confère une relative solidité et surtout une bonne résistance au gel. 

Sur les deux buttes, on ne dénombre pas moins de neuf carrières à ciel ouvert. La pierre qui en était extraite, la « Pierre d’Is-sur-Tille », possède la caractéristique de se patiner avec le temps une fois sortie de la carrière. Sa couleur initialement blanchâtre devient légèrement grise sous l’influence des intempéries. Cette pierre de qualité fut utilisée à des fins ornementales pour la construction, notamment à Is-sur-Tille, mais elle a également servi dans d’illustres édifices dijonnais. Ainsi par exemple, on la retrouve sur le mur de soubassement de la cour d’enceinte du palais des Ducs de Bourgogne à Dijon où elle permet des effets ornementaux par contraste avec la pierre de Dijon, de couleur dorée à rose. 

L’autre richesse des bois de la région d’Is-sur-Tille provient de son sol forestier.

Le climat côte-d’orien associé à la nature calcaire du sous-sol permet la pousse de la Truffe de Bourgogne. L’aire de répartition de cette truffe sauvage s’étend à l’ensemble de l’Est de la France. « Tuber uncinatum », de son petit nom, pousse en symbiose avec les arbres tels que le chêne, le noisetier ou le charme. La truffe leur apporte un surplus de matière minérale et obtient en échange des nutriments élaborés qu’elle n’est pas en capacité de synthétiser seule. Comme les autres truffes françaises, la Truffe de Bourgogne provoque l’apparition d’un brûlé*1 au pied des arbres qui bénéficient de la symbiose. L’action de récolter des truffes porte le nom de cavage et elle s’étend habituellement de la fin septembre à novembre.

Diverses méthodes existent pour trouver le champignon, la plus originale étant le cavage à la mouche. En effet, « Suillia fuscicornis » est une espèce de mouche qui pond ses œufs sur la truffe mature. Trouvez la mouche et vous avez des chances de trouver la truffe. Attention toutefois, le cavage nécessite une autorisation. A ce titre, la Confrérie de la Truffe de Bourgogne pourra vous apporter tous les renseignements utiles.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

*1) Brûlé: zone du sol qui entoure l’arbre où la végétation se dessèche et peine à pousser

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