Circuit non itinérant

Localisation

Alise-Sainte-Reine

départ : Parking de la statue de Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

3 h

Longueur

8.5 km
balisage jaune
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Vercingétorix est le plus célèbre gaulois, héros de tout un peuple mystifié par l'Histoire. Suivez ses traces le long d'un parcours agréable et calme qui vous séduira par la diversité des points de vue : vallons, plaines, champs et forêts... Vous côtoierez les anciennes civilisations en empruntant la voie romaine Alésia / Sombernon et le chemin de Bibracte à Alésia ou en traversant un ancien pont romain. En fin de parcours, le MuséoParc Alésia est une étape incontournable !

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ du sentier à Alise-Sainte-Reine sur le parking près de la statue de Vercingétorix. Prendre la direction de la statue par le sentier empierré. Contourner la statue par la gauche puis emprunter l’escalier qui descend en direction du village. Arrivé en bas des escaliers, tourner à gauche après une centaine de mètres, prendre à droite la route en direction de la mairie.

2 Sur la droite de la mairie, descendre la ruelle herbeuse qui vous conduit au milieu des jardins et des vergers. Franchir une petite route goudronnée et poursuivre la descente en continuant le sentier en face. Continuer tout droit jusqu’à rejoindre le chemin du Clous à prendre sur la droite pour arriver au croisement avec la route départementale.

3 Il faut être vigilant lors de la traversée de la RD103 puis poursuivre en face et passer entre les constructions du Moulin Savy, continuer le chemin qui monte sur le coteau. Laisser le premier sentier sur la gauche et grimpez jusqu'à entrer dans la forêt. Continuer le chemin forestier dans les bois sur environ 2 km jusqu’à rencontrer le sentier de randonnée Bibracte-Alésia, balisé en bleu et jaune.

4 Prendre le Bibracte-Alésia à gauche en empruntant le chemin en épingle qui descend.

5 Après avoir franchi le pont de pierre, il faut être de nouveau vigilant pour la traversée de la RD103 et poursuivre en face le chemin enherbé de gauche qui monte. A la première intersection quitter le sentier et emprunter celui de droite vers le hameau « les Celliers ».

6 Traverser le hameau puis suivre la route goudronnée à droite sur 400 m. Là aussi, il faut être attentif au trafic routier. Puis, quitter la route et prendre le chemin empierré qui monte à gauche et continuer sur le chemin sur 300 m, pour rejoindre une intersection avec une route goudronnée qui est en fait une Voie Romaine désormais utilisée pour la multi randonnée.

7 A cette intersection prendre sur la gauche la route goudronnée qui monte sur le mont Auxois et passer la borne milliaire.

8 Arrivé au parking du site des fouilles archéologiques, poursuivre la route le long du cimetière jusqu’aux premières maisons.

9 Prendre à droite la rue du Palais, puis remonter la première route encore à droite (allée Félix Kir) jusqu’au parking.

Côté patrimoine

Cheminant du Mont Auxois à la Montagne de Flavigny en franchissant l’Ozerain, ce circuit est l’occasion de confronter les positions de Vercingétorix, chef des gaulois enfermés dans Alésia, et de César, général des légions romaines assiégeant Alésia, au moment de cette terrible bataille de l’an 52 avant Jésus-Christ qui devait déterminer l’avenir de la Gaule. Couplé à une visite du MuséoParc Alésia aménagé par le Conseil Général de la Côte-d'Or un peu plus bas dans la plaine, ce circuit permet un véritable saut dans le temps à la découverte d’un épisode fondamental de l’Histoire de France.

Point de départ du circuit, la haute silhouette de cuivre de Vercingétorix lance son regard quelque peu farouche sur la plaine des Laumes, en contrebas d’Alise-Sainte-Reine. Erigée en 1865, cette statue - un peu fantaisiste quand à l’habillement et l’armement – représente le jeune chef Arverne juste après la défaite des Gaulois face aux légions romaines entourant l’oppidum d’Alésia. A elle seule aujourd’hui, cette statue symbolise la cité fortifiée des Mandubiens naturellement protégée par des falaises de 10 à 30 m de haut aujourd’hui masquées par la végétation mais bien perceptibles quand le sentier remonte vers le Mont Auxois, après le hameau des Celliers. Le site gaulois fut transformé par la suite en ville gallo-romaine dont quelques vestiges ont été mis au jour, notamment des éléments de murus gallicus des principales portes au lieu dit la Croix Saint-Charles, à la pointe est du plateau où arrive la voie très ancienne par le plateau de Pennevelle, en 1910-1911, et au lieu dit En Curiot, près du chemin d’accès au parking de la statue de Vercingétorix, entre 1992 et 1997.

Au sud, de l’autre côté de la vallée de l’Ozerain, sur la montagne de Flavigny, le circuit longe l’emplacement du camp de César qui a vite compris qu’il ne pourrait prendre d’assaut une telle place. Au prix d’un incroyable travail, il a fait aménager par les légionnaires une double ligne d’investissement tout autour de l’oppidum pour bloquer toute sortie des assiégés (contrevallation) et résister à toute attaque venant de l’extérieur (circonvallation). Après plusieurs semaines d’un long siège - les réserves de blé et de fourrage avaient été prévues pour trente jours seulement -, il en récoltera le fruit en remportant la victoire à l’issue de batailles acharnées sur plusieurs fronts autour du Mont Auxois. Passant d’une hauteur à l’autre, ce circuit offre une découverte du paysage qui permet de mieux comprendre le théâtre des opérations. Toutefois, pour imaginer plus exactement l’âpreté des affrontements, tout particulièrement ceux qui ont eu lieu sur ce côté-ci de l’oppidum, rien ne vaut un détour préalable par les salles d’exposition du MuséoParc Alésia dont la scénographie - combinant objets issus des fouilles archéologiques, reproductions à l’identique des armes et autres équipements ainsi que technologies multimédias - associe rigueur scientifique et esprit ludique pour le meilleur contentement des visiteurs. Le bâtiment lui-même évoque l’encerclement de l’oppidum gaulois par les légions romaines avec sa forme circulaire et la résille de bois de son enveloppe. Cette évocation est renforcée par la reconstitution, à l’extérieur du centre d’interprétation, d’un segment d'une centaine de mètres de chacune des deux lignes fortifiées romaines. Avec un tel bagage, cheminer sur le sentier de Vercingétorix prend une autre dimension : celle de la recherche et de la restitution de l’événement de 52 av. J. C. sur le site actuel !

En descendant du Mont Drouot, à la moitié du circuit, comment, dès lors, après avoir franchi l’étonnant pont du 18e siècle sur l’Ozerain, ne pas imaginer l’affrontement héroïque entre les Gaulois descendus de l’oppidum, ayant franchi les fossés et les pièges aiguisés installés par les Romains, et ces derniers, retranchés derrière le parapet dressé au-dessus du rempart de terre et de bois. César lui-même a dû s’engager dans le combat pour galvaniser ses troupes proches de la rupture !

En gravissant ensuite la pente du Mont Auxois, comment ne pas voir les armes gauloises projetées par-dessus la muraille de l’oppidum, en signe de reddition complète, avant que Vercingétorix ne soit présenté enchainé devant César assis sur un podium érigé en avant de son retranchement ?

En cheminant enfin sur le plateau sommital du Mont Auxois et s’approchant des fouilles, partielles, de la ville gallo-romaine d’Alésia, comment ne pas percevoir la disparition de la Gaule celtique au lendemain d’une bataille, qui, pour n’être pas la dernière, n’en fût pas moins l’acte de naissance de la Gaule romaine ?

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Alésia, c’est l’histoire d’une guerre !

Chaque printemps c’est la même histoire qui se répète, des milliers de soldats envahissent la Gaule.

Ils arrivent !

Les matins de février, la campagne d’Alise où serpente le sentier de randonnée est silencieuse, engourdie par le froid. Seuls quelques merles et autres rouges-gorges esquissent de timides chants. Dans les vergers au pied du village, dans le bocage de la vallée de l’Oze ou encore dans les boisements du coteau de la Roche au Duc, seul le vent ou la pluie mettent en musique le paysage.

Et puis, quelques semaines plus tard, tout change : un matin, des chants mélodieux de toutes sortes emplissent la campagne. Hier silencieuse, aujourd’hui la campagne explose de vie. Les oiseaux migrateurs sont de retour ! Jusqu’en mai, les troupes reviennent de leurs quartiers d’hiver pour envahir la Gaule. Le plus célèbre de ces migrateurs est certainement le coucou, dont le chant impérial annonce les beaux jours.

La guerre !

Mais dès le mois d’avril, les oiseaux se livrent une guerre sans merci. A coups de chants, ils se disputent un territoire. Ils ne se combattent pas par espèce, mais avec leurs congénères. C’est ainsi que, souvent, on peut entendre une fauvette à tête noire, par exemple, qui semble répondre à une autre et les altercations se dispersent au gré des zones occupées par l’espèce. Il faut trouver son espace vital, le garder et le défendre. A cette fin, le chant est une arme dissuasive des plus efficaces chez les oiseaux.

L’occupation !

Plus tard dans la saison, les combats cessent progressivement, les oiseaux s’installent, ils construisent leurs nids et passent une grande partie de l’été à prélever des insectes destinés à nourrir leurs petits. On ne les entend presque plus mais en revanche, ils sont faciles à observer lors de leur quête de nourriture.

En automne, lorsque la lumière du jour diminue, que les oisillons sont devenus de jeunes adultes, les oiseaux prennent la route du retour et repartent vers leurs quartiers d’hiver au sud de l’Europe ou plus loin parfois.

L’officier !

Le long du sentier « à la découverte de Vercingétorix », entre Alise-Sainte-Reine et Flavigny-sur-Ozerain, le paysage très varié ainsi que la qualité du milieu naturel séduit un oiseau migrateur intéressant. Sa ramure et ses mœurs suscitent souvent l’étonnement. Il s’agit de la huppe fasciée « « Upupa epops » (photo). Le nom de l’oiseau provient de la huppe de plume qui orne sa tête et qui n’est pas sans rappeler le cimier qui ornait le casque des officiers romains. Cette huppe est généralement repliée mais lorsque l’oiseau est intrigué, ou qu’il approche de son nid il a la capacité de l’ériger comme un étendard. La huppe fasciée est la seule représentante européenne de la famille des upupidés, ses cousines habitant l’Afrique ou Madagascar. De la taille d’une tourterelle, son plumage fauve marbré de noir et de blanc ainsi que son vol ressemblant à celui d’un papillon font de la huppe fasciée un oiseau très facilement identifiable. Par surcroît, son chant constitué d’une répétition de « oup, oup, oup » complète l’identification.

La huppe aime le bocage, les anciens vergers et même les jardins c’est pourquoi elle peut être découverte en chaque endroit du sentier. Elle exploite un creux dans un vieil arbre ou une fissure dans un mur pour établir son nid rudimentaire. « Civilisé », le mâle nourrit la femelle pendant qu’elle couve les œufs. « Avisés », les oisillons défèquent dans leur nid et leur guano génère une odeur si nauséabonde qu’elle répugne même les prédateurs. « Insectivore », le bec, arqué et fin de la huppe, lui permet de fouiller le sol et le bois mort pour en extraire les larves des gros coléoptères ou les courtilières qui constituent une bonne partie de son alimentation. En cela, peu impactée par l’usage des insecticides, la plaine de l’Oze offre une nourriture abondante aux oiseaux. Ainsi, cette majestueuse huppe est à considérer comme une alliée de choix pour le jardinier dans sa lutte biologique contre les ravageurs.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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