Circuit non itinérant

Localisation

Poiseul-lès-Saulx

départ : Vers l'église de la Nativité.

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

2h45

Longueur

10.9 km
Jaune
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Ce circuit forestier vous permettra de découvrir le refuge "Four à pain", le "puits du bois", la source de "l'Ormette", la source et les rouissoirs des Vignottes et le lavoir et les rouissoirs de Champignolles.

Un circuit interne de 400 m est adapté aux personnes à mobilité réduite.

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ : vers l’église de la Nativité. Prendre le GR7 (labellisé en blanc et rouge) et le suivre jusqu’à la Fontaine de Champignolles.

2 Une fois arrivé au bas de la combe, prendre à gauche et suivre le sentier jusqu’à la route départementale. En chemin, à quelques mètres du sentier, sur la droite, se trouve la Source du Vaubois.

3 Traverser la route départementale et continuer jusqu’à la Fontaine de Champignolles (aire de pique-nique, parcours de 400 m adapté aux personnes à mobilité réduit, panneau d’informations sur le traitement du chanvre). Continuer sur le GR7.

4 Quitter le GR7 et prendre le chemin balisé en jaune sur la gauche (Sources et Rouissoirs des Vignottes, belle floraison au printemps).

5 Prendre à gauche, puis à droite après 200 m et descendre dans la combe.

6 Poursuivre à gauche à gauche en direction de la Grande Combe.

7 Continuer  à gauche en direction de la Source de l’Ormette.

8 Prendre à droite un sentier qui mène au Puits du Bois (il serait à l’origine de la création du village).

9 Au Puits du Bois, remonter au village jusqu’au Four à Pain (le refuge du GR7).

 

Côté patrimoine

En deux petits mots, sources et rouissoirs, ce circuit nous invite à retrouver une histoire ancienne comme ont pu la vivre les habitants de Poiseul-lès-Saulx du 16e jusqu’au début du 20e siècle. Une histoire quelque peu curieuse cependant où il est beaucoup question d'eau alors qu'à Poiseul... il faut aller la chercher à l’extérieur du village !

En effet, ni point d’eau ni site naturel facile à défendre ne peuvent expliquer, comme dans la plupart des cas, les origines de cette petite agglomération étirée le long d’un axe perpendiculaire à la voie romaine Mirebeau – Arc-en-Barrois. Ici, la source la plus proche est celle du Puits du Bois, à quelques centaines de mètres à l’ouest, et les autres sources se situent pour la plupart à la périphérie du territoire communal...

Toutefois, cet éloignement n’empêchait nullement leur utilisation pour abreuver le bétail ou laver le linge. En atteste le lavoir de Champignolles, édifié en 1833, dont l’alimentation en eau est assurée par le captage des sources voisines. Détail significatif, cette construction est équipée d'une cheminée. Indice révélateur de conditions fort rigoureuses à certains moments ? Ou aménagement nécessaire au travail du chanvre ? Cette deuxième possibilité permettrait d’expliquer la profondeur originelle très inhabituelle du bassin de lavage (65 cm)... Ce qui est assuré, c’est que ces deux activités incompatibles ne pouvaient avoir lieu au même moment et pouvaient même être source de conflits ! L'aménagement d'un imposant rouissoir près du lavoir en 1864 a peut-être justement eu pour raison leur séparation. D’ailleurs, dans le même temps, le fond du bassin du lavoir est rehaussé à 35 centimètres, offrant ainsi un meilleur confort aux lavandières.

Restauré en 2009, cet ensemble exceptionnel très bien appareillé de 21 m de long, 3 m de large et 1,30 m de profondeur comprend quatre bassins alimentés par le même aqueduc que le lavoir, chaque bassin disposant de sa propre arrivée d’eau. C'est un témoignage remarquable du travail du chanvre attesté à Poiseul du 16e au 20e siècle alors que les tisserands ont maintenant disparu et que les chènevières ne sont pratiquement plus décelables aujourd'hui. Une quarantaine de chènevières se trouvaient pourtant aux alentours immédiats du rouissoir de Champignolles, lieu dit appelé combe des « naiseurs » en 1588, ce terme désignant alors les rouissoirs...

Sur la fin du parcours, parfaitement visible quant à lui, le curieux édicule hexagonal du Puits du Bois attire immanquablement l’attention. Il a été réalisé en 1773 en remplacement d’un bassin circulaire aménagé dans le sol. Ce puits capte les eaux d’une source toute proche et passe pour être le point d’eau à l’origine du village.

Au centre de ce dernier, la même année, le vénérable tilleul a justement cédé sa place à un puits qui ne s’est finalement jamais alimenté en eau de lui-même ! Transformé en 1839 en citerne recueillant les eaux de pluie du clocher de l’église et de la toiture de la mairie, cet approvisionnement aléatoire est alors signalé par l’imposante borne fontaine octogonale. Son système de pompage n’ayant jamais donné satisfaction, il est remplacé en 1933 par la petite pompe manuelle en fonte toujours en place.

Revenu au point de départ de cette boucle d'eau, il reste le temps d'un regard à l'église Saint-Amable. Son mobilier a été réalisé en 1866 par le sculpteur dijonnais Jules Schanosky (Selongey 1839 – Dijon 1895) pour accompagner l’autel Saint-Amable provenant de la Sainte Chapelle de Dijon (détruite) et dû au célèbre sculpteur et architecte dijonnais Jean Dubois (Dijon 1626 – 1694).

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Au pays des mille et un pieds !

Essentiellement forestière, la boucle Sources et Rouissoir » est une randonnée idéale en période de fort ensoleillement.

Dans ces bois, il existe une très grande biodiversité au niveau du sol, essentiellement grâce aux animaux décomposeurs. Les animaux décomposeurs rassemblent toutes les bêtes qui transforment la matière organique du sol en humus utilisable par les plantes. Ces petits organismes, très nombreux, montrent  une très grande diversité. Ainsi, on estime qu'un mètre carré du sol d’une hêtraie comme celle de la Combe de l’Ormette le long du sentier abrite plus de 200 millions d’animaux. Hormis, les organismes unicellulaires indécelables à l’œil nu (microfaune), quelques uns parmi les plus gros (macrofaune du sol) sont facilement observables durant votre randonnée.

En soulevant un vieux morceau de bois en décomposition, il est certain que vous pourrez en observer quelques uns.

Au premier rang se trouvent les vers de terre. qui représentent à eux seul la première biomasse animale terrestre. Dans un hectare de forêt, le poids cumulé des vers est de l’ordre de plusieurs dizaines de tonne ! En forêt, sous une branche en décomposition, ce seront les vers de terreaux (eisenia) qui seront les plus fréquents. Ce sont également ces vers que l’on retrouve dans le composteur du jardin.

Il sera sûrement accompagné de petits crustacés. Eh oui vous avez bien lu, il y a des crustacés sauvages à Poiseul-les-Sault ! Les cloportes sont en effet les seuls crustacés entièrement terrestres. Avec leur cuirasse, ces petits animaux inoffensifs semblent tous droit sortis de l’époque des dinosaures. Pour se protéger, le cloporte dispose d’un exosquelette construit à base de chitine*1 et de calcaire et, en cas de danger, il peut se rouler en boule afin de mettre en sécurité ses organes vitaux. C’est un animal qui mue et qui doit par conséquent  régulièrement changer sa cuirasse.
D’autres animaux sont eux aussi capable de s’enrouler pour se protéger : ce sont les iules.
Les iules elles, sont de la famille des mille pattes. Pour compléter, son dispositif défensif, en cas d’attaque l’iule libère une substance colorée et mal odorante...  uniquement dangereuse pour les vêtements.

Tout comme les vers et les cloportes, les iules se nourrissent de végétaux morts et en décomposition. On les appelle  « détritiphage ». Les larves de certains insectes comme la cétoine dorée ou le hanneton (vers blancs des composteurs) sont détritiphage et agissent dans la décomposition du sol forestier.

Entre cette macrofaune  et la microfaune se trouve un groupe très vaste appelé la mésofaune de sol. Ce groupe est essentiellement constitué d’acariens et de collemboles. La taille des animaux de ce groupe varie entre 2 et 4 mm.

Comme dans tout habitat naturel, la faune du sol présente une chaine alimentaire au sommet de laquelle se trouvent des prédateurs.
Les pseudos-scorpions sont de tout petits prédateurs , les milles pattes  sont des prédateurs de taille intermédiaire, enfin certaines araignées et les carabes font partie des prédateurs de la faune du sol de plus grande taille. Devant eux la fuite est de mise, dommage pour les gastéropodes*2 pour qui la fuite est vaine avec leur seul et unique pied ! Ainsi, la limace (grande loche) ou l’escargot de Bourgogne que l’on croise souvent le long du sentier, sont peut-être plus inquiets qu’ils n’y parait. ...

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

chitine*1 : la chitine est une molécule produite par certain insectes, mollusques et crustacés. La chitine est utilisée pour la construction de certains organes de protection tel les élytres, les carapaces etc…

gastéropode*2 : animaux appartenant à la classe des mollusques qui possèdent une tête et un pied distinct, le pied servant à la locomotion de l’animal.

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