Circuit non itinérant

Localisation

Mâlain

départ : Mâlain - départ devant l'église

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h

Longueur

6.5 km
Balisage jaune
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Le parcours permet de visiter le charmant village de Mâlain, site jalonné de témoignages historiques. Partez à la découverte de sa ville et de ses villas gallo-romaines, son château médiéval, ses quelques maisons des 18 et 19ème siècles, qui ont échappé aux restaurations dénaturantes et qui sont typiques de l’habitat rural du sombernonnais. Vous pourrez également admirer le château qui domine le village depuis la quasi-totalité des tronçons du circuit.

A éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés)

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Descriptif du circuit

1 Départ devant l’église. Prendre vers l’ouest, la rue Maurice Béné sur 200 m. Admirer sur la gauche le domaine Sugier (domaine privé) avec ses colonnes romaines du 2e siècle. Au bout de la rue, tourner à droite.

2 Parcourir 200 m, puis prendre le sentier sur la gauche.

3 Au bout du chemin, prendre à droite le chemin rural qui descend sur 500 m jusqu’au village, puis tourner de nouveau à droite. Porter attention au lavoir. 

Prendre la première rue sur la gauche sur 250 m puis tourner à gauche.
Quitter la route, bifurquer sur la droite pour entrer sur le parking du château. 4

Prendre le chemin qui mène au château médiéval perché sur un rocher détaché de la faille de Mâlain, qui domine le village de ses ruines imposantes.

Au pied du château, prendre le sentier pentu sur votre gauche.
En bas du sentier, prendre à droite.

A l’intersection, ne pas emprunter la départementale, continuer tout droit. 5
Au bout de la rue, prendre à gauche, passer le pont puis à l’intersection prendre la rue du Paradis.

6 Quitter la route, pour suivre le sentier pierreux sur la gauche. Sur la droite, remarquer le paysage atypique, les vignes du dernier viticulteur récoltant du village.

7 Au bout du chemin, prendre sur la droite afin de rejoindre la rue du Paradis.
Passer à nouveau sur le pont et prendre la 2ème rue sur la droite, puis rejoindre le point de départ.

 

Côté patrimoine

A Mâlain, patrimoine rime avec diversité, représentativité et malice. A première vue, une certaine ambiance médiévale domine, favorisée il est vrai, par la silhouette imposante des ruines du château fort. Accroché depuis le 12e siècle au flanc sud d’un éperon rocheux isolé, détaché de la faille de Mâlain, celui-ci occupait une position stratégique idéale qui confère à ses ruines majesté et puissance. 150 m en contrebas, le village semble toujours apprécier cette ancienne protection. S’il est largement étendu aujourd’hui, sa partie la plus ancienne, au sud du château, a conservé un bâti médiéval caractéristique encore perceptible dans la forme des habitations ou le contour de quelques fenêtres.

Peu après le départ du circuit, deux colonnes antiques ornant une maison du 19e siècle suggèrent pourtant une origine plus ancienne pour le village. En effet, à l’origine du village actuel fut Mediolanum, cité du peuple Lingon dont une partie a été mise au jour entre 1968 et 1993, au cours de fouilles archéologiques menées à l’est du village, au lieu-dit « La Boussière ». Située sur le tracé de deux routes importantes, l’une allant d’Alésia à la plaine de la Saône, l’autre menant d’Autun à Langres, cette agglomération du 1er siècle avant J.-C., a connu un essor commercial important et s’est étendue sur près de 100 hectares avant de disparaître à la fin du 3e siècle après J.-C. pour des raisons mal connues mais qui pourraient être un abandon pour d’autres sites plus sûrs dans une période d’insécurité. Aujourd’hui, outre le site de fouilles en cours d’aménagement, de nombreux objets exposés au petit musée de Mâlain et au musée archéologique de Dijon témoignent de ce passé. 

La richesse des ambiances de Mâlain ne saurait pour autant être ainsi épuisée et quelque inscription associée à de curieuses silhouettes rencontrées au cours du circuit invitent à chercher une autre dimension encore pour le patrimoine local… Celle de la sorcellerie ! Car à Mâlain, peut-être venues de la nuit des temps des ruines incomprises et trop partielles de l’antique cité ou des cavités sombres créées par cette faille donnant un aspect tourmenté au paysage, de nombreuses légendes sont attachées au lieu avec une prédilection pour le maître des enfers, comme en témoigne le « Trou du Diable » sous le château ! Un trou bien peu profond en vérité qui fut plutôt un abri pour les premiers habitants du site selon les vestiges du Néolithique et de l’âge du Bronze qui y ont été découverts… Sans parler de la bergerie qui était installée juste devant au Moyen-âge !

Mais si Mâlain se joue des mots et du temps, il ne faudrait pas chercher le «malin » partout ! Et surtout pas parmi les quatre figures qui ornent le piédestal de la belle croix gothique dressée devant l’église. Il faut plutôt apprécier un tel ornement comme il faut remarquer tel lavoir restauré, telle bâtisse ayant conservé son toit de lave ou telle autre aux allures de « folies » du 19e siècle associant pierres percées, briques et céramiques. Il faut s’attarder devant cette ancienne inscription peinte qui bruisse d’un commerce disparu, ici une mercerie, sur une petite place aux bâtiments de type rural qui forment comme un écho à l’une des activités d’alors évoquée par la rue voisine nouvellement nommée « des Vignes ». Une culture presque entièrement disparue si ce n’était quelques rangs qui résistent sur la pente, de l’autre côté de la Douix, au-dessus du quartier ouvrier développé autour de la gare et de l’ancienne usine à chaux.

Conseil Général © Benoit OUDET

Côté nature

Mâlain, un château défensif qui ne serait pas sans failles 

Depuis son promontoire, le château de Mâlain domine la vallée de l’Ouche. En arrivant depuis l’A38 un arrêt avant le cimetière de Mâlain permet de bien observer le panorama. Détaché des reliefs avoisinants, le promontoire du château se distingue nettement. La boucle du Mâlain vous invite à cheminer aux alentours de celle-ci et de découvrir que le château sépare deux mondes différents aux origines très anciennes. 

Au départ de la randonnée, le paysage est dominé par la culture céréalière et la présence de vergers. Si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que la culture s’étale sur la plaine du ruisseau de la Douix puis que le verger remplace les cultures aux abords du village. Les pentes et le sol drainant y sont en effet trop contraignants pour la culture des céréales. Les vergers s’en accommodent plus facilement, tout comme ils profitent pleinement de l’exposition sud des coteaux qui leur donne cette allure de terres sèches. Cette transition progressive entre l’espace de culture et les vergers est assez visible sur les points de vue orientés vers le sud qui jalonnent le sentier, notamment en direction du point numéro sept du descriptif de la randonnée. 

Pour découvrir l’autre monde, il faut se rendre de l’autre coté du château, au nord du village, particulièrement vers le point numéro quatre du descriptif. Ce côté apparaît comme un paysage bocager avec ses haies et ses animaux d’élevage qui a pour horizon les spectaculaires falaises de Baulme-la-Roche. Ici, plus d’herbes sèches, la couleur dominante est le vert témoignant que l’eau pénètre moins rapidement dans le sous-sol. Le passage d’un monde à l’autre est très soudain du fait d’une topographie bien lisible sur la carte : l’escarpement dans le secteur du château forme une barrière naturelle entre ces deux mondes qui sont justes reliés entre eux par la vallée de la Douix, encaissée en amont du promontoire et qui s’ouvre et s’aplanit en aval. Cette différence marquée dans le paysage et dans les usages agricoles est en fait causée par la présence de plusieurs failles orientées selon un axe est-ouest qui passent à proximité immédiate du château. C’est elles qui ont causé la surrection de la barrière naturelle qui coupe la vallée de la Douix : lors de la fracturation du sol, le bloc où se situe actuellement le village s’est affaissé par rapport à celui en amont du village. 

Cet affaissement du bloc situé au sud a ainsi permis de mettre en contact des terrains jurassiques d’âges différents. Les terrains en aval de la vallée (village de Mâlain et la plaine cultivée) sont datés du Bathonien (-199 ; -175 Ma) *1 alors que ceux dans la partie amont (prairies et village de Baulme-la-Roche) sont plus anciens. Ces derniers se seraient déposés durant le Lias (-167 ;-165 Ma). Curieusement, le déplacement des terrains de part et d’autre du plan de faille ont contribué à la surrection du compartiment le plus récent. Dans ce cas particulier, on parle de faille inverse. C’est le bloc aux dépôts récents qui donne le relief au site. La nature du sous-sol est différente de part et d’autre de cette zone faillée. Le sous-sol plus argileux du Lias donne le côté vert et bocager qui contraste avec les calcaires rocailleux qui forment le promontoire du château, le sous-sol du village et des terres cultivées. Pour bien visualiser ce système de failles, il faut tirer une ligne imaginaire entre le château et le pylône de la Roche Aigue en suivant la ligne de crête qui traverse la vallée (voir le schéma). Et les falaises de Baume-la-Roche, me direz-vous ? Là, c’est une autre histoire ! *2

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

*1) Ma : Million d’année

*2) pour plus d’informations, lire le texte regard sur la nature « sentier de Baulme-la-Roche »

Carte interactive
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