Circuit non itinérant

Localisation

Baubigny

départ : Depuis le parking à la sortie Sud du village d’Orches

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

5h

Longueur

15 km
balisage jaune
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Parcourez la Côte et les Hautes Côtes de Beaune et contemplez les paysages de vignobles qui s’offrent à vous tout au long de la randonnée. Au départ d’Orches et en passant par Saint Romain, l’un des plus anciens villages de la région, vous découvrirez les vignes et les falaises abruptes qui l’entourent. Vous traverserez ensuite les villages d’Évelle et de Baubigny mais également les ruines médiévales de Dracy et le Château de La Rochepot datant du 13ème siècle. Laissez-vous guider !

Topoguide

Descriptif du circuit

Au départ d'Orches

Depuis le parking à la sortie Sud du village d’Orches près de la D 17i (panneau des différents sentiers pédestres de la commune de Baubigny), descendre la D 17i en direction du village. Au croisement, aller tout droit.

Au suivant monter à gauche 1, laisser une rue sur la droite puis une à gauche 2, ensuite une autre à droite 3. La route passe au pied des falaises 4. Avant le haut de la côte, prendre à droite un chemin empierré descendant. Au croisement, laisser sur la droite un chemin et prendre à gauche en longeant diverses cultures.

Le grand chemin disparaît au profit d’un petit sentier entrant dans le bois sur la droite. Passer devant la nouvelle antenne relais et descendre (attention par temps humide) jusqu’à la route goudronnée.

Tourner à gauche sur la route, l’itinéraire pénètre dans Saint Romain, laisser à gauche le circuit n°17 du Pays Beaunois. Près de l’ancien lavoir tourner à droite rue de la Pierre Ronde puis au carrefour (poteau P127) (place du Pont) prendre la 2ème rue à droite (rue de la Perrière). Laisser deux rues sur la droite.

Au carrefour (poteau P129) suivant, prendre à droite la rue de Poillange (parcours commun maintenant avec le circuit n°16).

Prendre ensuite à droite le chemin montant 5. Laisser un sentier sur la droite et emprunter à gauche un chemin empierré sur 400 m environ. S’engager ensuite dans un champ sur votre gauche. Le traverser pour prendre à son extrémité, à droite, un sentier pénétrant parmi les buissons.

Arrivé à un chemin, (poteau P122) continuer tout droit en laissant le sentier n° 16 sur votre gauche. Au carrefour prendre à gauche et descendre en direction de la route. Tourner à gauche sur celle-ci et à 300m environ, laisser sur la droite la montée sur le village d’Orches.

Continuer tout droit en passant entre les vergers à droite et des vignes à gauche. Au carrefour, prendre à gauche et descendre sur 250 m pour emprunter à droite la petite passerelle en bois et monter progressivement dans les taillis parmi les buis. 

Quand la pente devient plus faible, le sentier tourne brusquement à droite, traverse un ancien mur, tourne de nouveau à droite, toujours dans les buis. Le sentier longe ensuite le bord de la falaise (glissant par temps humide) en contournant l’éperon rocheux (belle vue sur la cluse à droite, coupure étroite et encaissée de la colline). Continuer sur la Chaume du Château la trace peu marquée 6, toujours en bordure de falaise.

En arrivant sur un large chemin empierré tourner à droite. En arrivant à la Croix de Choux, continuer tout droit l’allée herbeuse bordée de tilleuls (un raccourci permet de regagner Orches, voir descriptif à la fin).

Après les bancs et la table, dans le virage continuer à gauche le large chemin herbeux passant entre une haie de buissons sur 250m environ, tourner à gauche sur un chemin de vigne et continuer tout droit jusqu’à la route goudronnée.

Tourner à droite sur celle-ci, laisser de part et d’autre des chemins desservant des vignes. Au carrefour, prendre à droite. Dans le virage (attention en traversant), prendre le deuxième chemin à gauche montant progressivement (chemin de la Cité). 

Longer une vigne. Dans le haut de la côte, au carrefour (poteau P57), quand Baubigny est en vue, tourner à gauche, toujours en montant. Passer au bas d’une vigne. Le sentier s’insinue ensuite dans les buis puis monte doucement sur près d’1 km en direction d’un bois de pins.

Avant celui-ci, laisser le premier chemin sur la gauche, puis au niveau du bois, tourner à gauche sous les pins. Le large chemin passe ensuite entre deux murs de clôture du château et débouche vers l’entrée de celui-ci 7.

Tourner à droite, laisser le parking du château pour déboucher sur la D 111d, tourner à droite en passant devant le panneau du circuit n°18 , (poteau P103) continuer en montant, (poteau P104) laisser de part et d’autre une route et un chemin pour descendre sur Baubigny. Au croisement, emprunter à gauche la D17.

Passer devant l’Église 8. Laisser les rues latérales. A la sortie du village, vers le lavoir récemment restauré, (poteau P56) monter à gauche un chemin empierré 9.

Le passer (poteau P105) en continuant tout droit. Au croisement, au pied des falaises, tourner à droite, toujours en montant. Traverser l’ancien village de Dracy 10.

Laisser un chemin descendant sur la droite et continuer à monter. Laisser à droite un sentier montant tout droit et continuer de monter sur environ 100 m.

Tourner à droite (poteau P55) pour traverser une haie de ronces et longer en bordure le champ jusqu’à la table d’orientation. Passer près de celle-ci 11. Continuer le sentier enherbé puis emprunter le large chemin empierré.

Quand ce dernier tourne légèrement sur la gauche (poteau P101), le quitter et prendre à droite un petit sentier dans le taillis, glissant sur les dalles par temps humide. En arrivant sur la route, tourner à droite afin de rejoindre le parking.

Patrimoine

Etiré entre les villages de La Rochepot, dominé par son célèbre château fort aux tuiles vernissées depuis sa complète restauration par le président Sadi Carnot (1837-1894), et de Saint-Romain, autrefois dominé par un château des Ducs de Bourgogne construit à l’extrémité de l’éperon rocheux qui surplombe le village, ce sentier chemine entre les vignes de l’appellation Saint-Romain et ses climats particuliers qui participent à la candidature du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’Unesco.

Sur ce terrain formé par l’avant-dernier gradin du bassin parisien avant la plaine d’effondrement de la Saône, les traces d’occupation humaine remontent au Néolithique, dans les grottes ou dans des camps de hauteur fortifiés. La présence humaine, continue depuis lors, s’est accompagnée de cultures, dont celle de la vigne attestée dès l’époque celte et gallo-romaine, sur les pentes adoucies des coteaux au pied des falaises si caractéristiques des Hautes-Côtes.

L’appellation d’origine contrôlée Saint-Romain instituée en 1947 aussi bien en rouge (pinot noir) qu’en blanc (chardonnay) intègre volontiers le nom des « climats » de ce vignoble qui figurent souvent sur l’étiquette des bouteilles produites ici. A côté des « clous » qui évoquent les clos entourés de murs à l’abri desquels s’épanouissaient les ceps de vigne plantés en foule avant les ravages du phylloxéra à la fin du 19e siècle et la replantation en lignes de greffons locaux sur des plants américains insensibles à l’insecte, les climats de l’appellation Saint-Romain reprennent pour la plupart, comme partout sur la Côte, les noms des lieux-dits qui tirent bien souvent leur origine des qualités du terrain, comme par exemple Cré ou les Craies pour les terrains caillouteux.

Du sud au nord, Les Craies, Sous les Roches, En Cheignot, la Coulevraire, En Aubère sont autant de dénominations du coteau sur lequel les vignes descendent doucement jusqu’au pied des deux buttes témoins du Marsain et du Château qui forment comme une solide barrière de protection. Quelques meurgers et quelques murs sont agrémentés de cabottes, abris de pierre répandus dans le vignoble de la Côte. Dans les villages et les hameaux, les maisons de vignerons se reconnaissent aux descentes de cave sous l’escalier extérieur qui permet l’accès aux pièces d’habitation situées à l’étage. Elles sont construites en moellons extraits à proximité car la pierre ne fait jamais défaut dans ce pays de vignes et de carrières. Quelques cuveries peuvent être identifiées à leurs formes allongées et l’absence d’ouverture autre qu’une large porte cintrée. Le hameau d’Evelle peut, en outre, s’enorgueillir de posséder encore un rare pressoir du 17e siècle.

Dans cet ensemble fortement marqué par la vigne, le patrimoine n’en est pas moins diversifié : le village abandonné de Dracy, au-dessus d’Evelle, occupé du 12e siècle à la fin du 14e siècle, a été l’objet de fouilles archéologiques. Liées à la société rurale, de nombreuses croix jalonnent le parcours, comme la croix du Pèlerin au nord de La Rochepot ou la croix de Choux près d’Evelle. Aux églises de La Rochepot, dont l’ornementation romane mérite un détour, de Baubigny et de Saint-Romain, où un escalier descend jusqu’au chœur situé en contrebas, répondent les chapelles des hameaux d’Evelle et d’Orches, dont le portail du 15e siècle est probablement réemployé.

A 300 mètres du point de départ n° 1, les quatre stèles gallo-romaines de la fontaine du Chaigne à Orches, ornées de divinités et de personnages difficiles à identifier, sont utilisées en ornement depuis 1938 et bénéficient depuis peu d’un auvent de pierre, aménagé lors de la restauration générale du site. Enfin, perché sur son éperon rocheux dominant le village et la vallée, le château de La Rochepot est incontestablement la pièce maîtresse du patrimoine présent sur ce circuit.

D’abord appelé La Roche Nolay et probablement construit à la fin du 12e siècle par un fils du Duc de Bourgogne Hugues III, ce château prend son nom actuel en 1403 lorsqu’il est acheté par Regnier Pot, chambellan du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Saccagé et en partie démoli à la Révolution, le château est alors vendu pour servir de carrière de pierre au début du 19e siècle avant d'être complètement abandonné. Achetées en 1893 par le président de la République française, Sadi Carnot, peu de temps avant son assassinat, les ruines de l’ancien château sont finalement restaurées par son fils qui confie à l’architecte en chef des Monuments historiques, Charles Suisse, la direction des travaux qui durent jusqu'en 1926.

Conseil Général © Benoît OUDET

Nature

Le Sentier des Roches est une randonnée sportive d’une quinzaine de kilomètres, considérée par les randonneurs du département comme le plus beau sentier de randonnée pédestre du Pays Beaunois. Le sentier présente un relief marqué et diversifié ainsi qu’une grande variété de paysages. Cette combinaison naturelle de paysage et de relief offre ainsi une succession des points de vue et d’ambiances végétales qui contribuent à maintenir l’intérêt tout le long du circuit.

En fait, cette diversité n’a qu’une seule origine, la géologie des lieux. D’ailleurs, le géologue expérimenté trouvera dans la lecture de la carte géologique une explication cohérente et datée des événements, mais le néophyte peut, lui aussi, percevoir les deux grands éléments structurants le relief qui possèdent chacun une origine différente. Ainsi, la randonnée chevauche tour à tour ces deux grands ensembles et si l’on sectionne le circuit de manière longitudinale, on identifiera au nord-ouest la première structure et dans la partie sud-est la seconde (voir croquis).

Au début de la randonnée depuis le point de départ jusqu’au point numéro 5 mais aussi des points 8 à 11, les éléments paysagers structurants sont la roche qui constitue les falaises au-dessus du village d’Orches et de Saint Romain et les terrains meubles sous les villages, les vignobles ou les prairies.

La limite entre la falaise et les terrains sous-jacents représente une limite géologique importante entre deux époques géologiques : le jurassique moyen (falaise) et le jurassique inférieur (terrain sous-jacent). Cette limite date de -175 millions d’années. Sur le terrain, la différence de sol est notable et le paysage s’en ressent. Le jurassique moyen est fait d’une roche massive coiffée de sols arides alors que le jurassique inférieur est un sol profond*1, meuble et argileux qui permet la viticulture et l’élevage. La dureté de la roche du jurassique moyen a permis l’apparition des falaises du fait que la roche a mieux résisté à l’érosion que les terrains situés en-dessous. De plus, la succession de niveaux géologiques (appelés strates) le long de cette partie du sentier est cohérente car elle correspond à des dépôts sédimentaires qui se sont mis en place de manière continue au jurassique. Les terrains les plus anciens se trouvent à la base de la formation.

En revanche, il en est tout autrement de la seconde structure sur l’autre partie du parcours. En effet, le sentier arpente entre les points 5 et 7 trois monticules qui s’érigent comme une muraille entre les falaises du départ à Orches et l’autre versant de la vallée du ruisseau de Melin au sud-est. Cette barrière naturelle a été entaillée au fil du temps par les affluents du ruisseau de Melin, ce qui a contribué à découper cette muraille en monticules. La lecture attentive de la carte IGN, confirme l’alignement rectiligne de cette série de monticules (voir la carte schématique). Depuis le sentier, cet alignement est à peine perceptible du fait du couvert forestier.

Cependant, cette couverture végétale sensiblement différente suivant les monticules traversés, traduit une autre vérité du sous-sol. Chaque monticule est en fait constitué de niveaux géologiques différents. Le premier et le plus gros des monticules, au lieu-dit « le Marssain » est constitué d’un calcaire du jurassique supérieur déposé durant le Kimméridgien, le suivant au lieu-dit « château » est, lui, constitué d’un autre calcaire du jurassique supérieur plus ancien que le précédent et déposé durant l’Oxfordien.

Enfin, le dernier franchi, à proximité du lieu-dit « chatelot », est composé d’un calcaire jurassique moyen déposé durant le Bathonien. Au-delà des noms et des époques de dépôt, cette disposition le long du sentier met en contact des terrains d’époques différentes avec des discontinuités entre les strates qui indiquent que cet ensemble de monticules est le résultat d’un important réseau de fractures appelées failles.

Ce réseau de failles a, au gré des temps géologiques, rompu la continuité des dépôts qui prévalaient sur le premier ensemble structural. Ainsi, un fuseau de failles, assez proche de la coupe longitudinale du sentier a compartimenté les terrains. La mosaïque de calcaires de nature différente qui en résulte influe directement sur la végétation et sur le relief des monticules. C’est aussi à cette mosaïque du sol que l’on doit la variété d’ambiance unique le long de ce sentier du secteur du beaunois.

*1 Sol profond : se dit de la roche mère du sol généralement coiffée d’Humus.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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