Circuit non itinérant

Localisation

Brémur-et-Vaurois

départ : à Brémur-et-Vaurois, le long de la Seine (pique-nique, parking)

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

6h

Longueur

20 km
balisage jaune
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Ce circuit vous mènera à la découverte d’un patrimoine naturel et culturel riche et préservé, à travers des paysages variés : vallée de la Seine, vallée du Brevon, combes, hauts plateaux, alternance d’espaces ouverts et boisés. Vous croiserez le long du sentier le château de Rocheprise à Bremur-et-Vaurois, d’époque Renaissance, et apercevrez également le château de Chenecières, ancienne résidence du maître des forges, datant du début du XXème siècle. 

A éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés)

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ de Brémur-et-Vaurois : le long de la Seine. (pique-nique, parking). Prendre à droite la D101, passer le pont sur la Seine, poursuivre à gauche direction Aisey-sur-Seine.

2 Avant le pont, s’engager à droite dans un chemin herbu longeant la Vallée du Brevon, traversant des rus. Vers la pisciculture de « La Chouette » monter à droite, puis emprunter le premier chemin sur la droite en forêt que l’on suit sur environ 1000 m.

3 A droite, passer le Ruisseau du Noin, poursuivre 700 m. Retrouver le GR2 (signalétique), le suivre à gauche, s’engager dans le chemin ombragé montant entre les murets. Après 800 m, à droite descendre jusqu’à la route goudronnée (Brémur – Origny).

4 La suivre à gauche sur 2,4 km. Descendre à droite le chemin herbu qui gagne le bois.

5 Quitter le GR2 pour longer le « Bois de la Boissière » jusqu’à la ferme de l’Aigremont. Descendre la route jusqu’à Chenecières, emprunter alors le chemin blanc longeant la Vallée de la Seine jusqu’à Saint-Marc-sur-Seine. A droite, retrouver le GR2.

6 Traverser le pont, tourner de suite à droite sur le sentier piéton. Rejoindre la D971, la traverser, monter en face jusqu’à l’église, prendre à gauche le chemin montant à travers prés et bois (panorama). Arriver au chemin blanc, le poursuivre à droite sur 1200 m.

7 Descendre à droite le chemin vers « la Combe » qui rejoint la route. La suivre à droite sur environ 800 m. Dans un virage, à gauche, remonter un chemin de terre rocailleux, herbeux jusqu’à Semond.

8 Tourner à gauche dans la rue principale du village, direction Brémur-et-Vaurois.

9 A gauche, liaison possible avec Chemin d’Aisey par le chemin blanc vers « l’ancienne gare » de Semond. Le circuit principal se poursuit à droite sur la D101. Progresser de préférence sur les larges bas-côtés sur 1300 m. Emprunter les sentiers boisés qui coupent les virages, puis à droite, le chemin qui aboutit sur le parking de la D971.

10 Traverser prudemment et prendre, en face, le chemin entre prés et bois (admirer le château de Rocheprise) jusqu’à l’ancienne tuilerie. En suivant le chemin serpentant au pied de la falaise de Vaurois, regagner le départ.

 

Côté patrimoine

Tout un fromage

Dans le village d’Origny-sur-Seine tout proche existe un fromage qui, lui aussi, fait la réputation de notre département : l’Époisses. Fromage, mondialement connu, qui doit son nom à un village éponyme situé sur les terres voisines de l’Auxois.

C’est là que cette pâte molle, à croute lavée, confectionnée à base de lait de vache, aurait fait son apparition au XVIe siècle, sous l’impulsion d’une communauté de moines cisterciens . Plus tard, l’Époisses eut les honneurs de la cour de Louis XIV, puis de Napoléon 1er qui aimait le marier avec le vin de Chambertin, autre richesse de la Côte-d’Or.

À Origny, le GAEC des Marronniers est une excellente adresse à portée de main. En repartant, une fois la randonnée terminée, n’hésitez pas à aller y chercher Époisses, yaourts, mais pas que...

La ferme

Nous voici aux abords de la ferme isolée d'Aigremont. Son implantation n'a été possible que par la présence d'une source permanente qui assure l'alimentation en eau, indispensable à la vie domestique toute l'année. 
Sur un terrain calcaire, comme celui qui constitue le pays châtillonnais, l'eau est rare, car elle s'infiltre par les moindres fissures.

Pour réapparaître, l'eau d'infiltration devra rencontrer en sous-sol des couches de marnes, imperméables, condition indispensable pour surgir en source . Contrairement à certaines régions où l'eau est omniprésente et permet l'habitat dispersé avec de nombreux hameaux et ferme isolée. Ici, l'organisation du patrimoine bâti est obligatoirement groupée autour du point d'eau. Si la ferme d'Aigremont a pu être construite et faire vivre des familles au fil du temps, elle le doit à la seule présence de cette source.

Qui dit eau dit moulins. Au village de Saint-Marc, il en existait 3 dont un qui continue a fonctionné à l'énergie hydraulique et électrique : le Moulin Maurice. Il est en activité depuis 1800. Et aujourd'hui, Philippe et son épouse Marie-Claire continuent avec abnégation à faire tourner leur moulin malgré un contexte économique et administratif difficile. Si le cœur vous en dit, n'hésitez pas à vous y rendre et vous y trouverez, outre de la farine, bien sûr, de nombreux produits alimentaires artisanaux.

La chaînerie du hameau de Chenecières a une longue tradition de travail du métal, puisque la première forge a été installée en 1720. Depuis le site a sans cesse évolué, s'adaptant aux progrès scientifiques et à la demande économique. C'est dans ce lieu, que Louis-Paul Cailletet profitera de la forge familiale pour mener à bien ses travaux sur la compressibilité du gaz. C'est en 1930 que la forge se transformera en chaînerie, encore en fonction aujourd'hui.
En traversant le village, vous remarquerez l’église et ses étonnants arcs-boutants. Le sentier passe devant donc impossible de la rater.

Le château

Souvenez-vous, nous sommes ici sur le sentier des Châteaux et il est vrai que jusqu'ici, nous n’en avons pas parlé beaucoup. Raison de plus de s’attarder sur celui de Rocheprise. 
Il s'agit d'une demeure privée, propriété de la famille Moret de Rocheprise. Le château –qui ne se visite pas- est de style Renaissance... Ou plutôt classique… Car si la cour du nous plonge dans une "atmosphère Renaissance", l’édifice n'est pas d'époque. Beaucoup de parties ont été construites par l'arrière-arrière-grand-père du châtelain actuel, le Colonel Moret, Officier sous Napoléon. Il avait acheté ce château en 1832. C’est lui qui fit construire les tours en 1870, et le logis -qui subsiste encore- à la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui, il reste du château Renaissance la tour du pont-levis et le colombier. La bâtisse fut endommagée durant la Seconde Guerre mondiale : 200 soldats allemands investirent le château, jetèrent le mobilier, les livres par les fenêtres tandis que les châtelains s'enfuyaient en Lozère.

Sur votre chemin, en contrebas du château, se trouve la Tuilerie, longtemps active, elle a disparu il y a plus d'un demi-siècle.

 

Côté nature

Le Brévon

Un petit arrêt, au bord du Brevon, un des premiers affluents de la Seine. En gaulois, on l’appelait le Breuvo, ce qui signifie une ancienne rivière à castor. Vous l’avez compris, l’eau est un élément essentiel du pays châtillonnais.

Outre la Seine, plusieurs cours d’eau prennent leur source sur le (ce) territoire : l’Ource, la Digeanne, mais aussi l’Aube, qui va s'écouler en direction de Troyes. Autre rivière remarquable, la Coquille dont la source se trouve dans le village d'Etalante, au nord d’Aignay-le-Duc. Cette petite rivière prend sa source dans un site remarquable par son aspect pittoresque, mais aussi par son histoire et surtout par sa flore exceptionnelle et fragile. La légende de la fée Greg, ce personnage maléfique qui emportait les enfants dans les profondeurs se raconte de génération en génération. Mais revenons à notre Brevon très apprécié des pêcheurs. Comme l’ensemble des rivières du pays châtillonnais, il est le paradis des pêcheurs à la mouche pour la qualité de son parcours. Au cours des millénaires d'érosion, le Brevon a façonné cette petite et discrète vallée, encore aujourd'hui, particulièrement préservée. En amont, à 15 min à pied se trouve la pisciculture de la Chouette. Successivement forge, moulin à grains et moulin à huile, scierie, cette pisciculture a été créée en 1903 pour développer la fécondation d'œufs à truite fario et l'élevage d'alevins afin d'alimenter les bassins piscicoles et rivières locales. Aujourd'hui encore, la pisciculture élève et commercialise des truites très réputées et les restaurateurs locaux et dijonnais en raffolent !

La Seine

Voici la Seine. Ne doutez pas, il s'agit bien de l’imposant fleuve parisien qui coule à vos pieds.

Encore frêle et fragile, il lui faudra parcourir encore plusieurs dizaines de kilomètres, avant de croiser sur son parcours les eaux de la Laignes, l’Yonne, le Loing, l'Essonne, l'Orge, la Marne ou l'Eure...pour ne citer que les principaux. 

Mais c’est bien ici, en Côte-d’Or que la Seine prend sa source sur la commune bien nommée de Source-Seine, né en 2009 de la fusion de deux villages : Saint-Germain-source-Seine et Blessey, donnant naissance à la nouvelle commune de Source-Seine.

Si d'aventure, vous poussez votre curiosité sur ce site, vous ferez la connaissance de la Séquana.

 

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