Circuit non itinérant

Localisation

Source-Seine

départ : Le départ peut se faire depuis Blessey (devant la mairie) ou des Sources de la Seine

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

2h45

Longueur

11 km
Jaune
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La nymphe Sequana rencontra par hasard Neptune, dieu de la mer, qui séduit par sa beauté, décida de l’'enlever. Pour lui échapper, Sequana se lança dans une course folle à travers de nombreuses contrées et arriva au cœur de la Bourgogne.

Elle appela à l’aide son père Bacchus et son amie Cérès  qui décidèrent de la  transformer en une rivière qui se teinta de la couleur de ses yeux, en vert émeraude… La Seine était née !

Bonne balade au pays des légendes !

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ devant la mairie. Sortir du village puis, dans le virage, prendre le chemin à gauche jusqu’à Saint-Germain. Continuer « rue de Griande ».

2 Prendre à droite juste avant le château d’eau. Au croisement, suivre à droite le chemin herbeux puis à gauche entre les champs.

3 Entrer à droite dans la forêt. En bas de la descente, prendre à droite et suivre le GR2. Après la maison, prendre le sentier à gauche. Passer à côté des Sources de la Seine.

4 Traverser la D103 et prendre le sentier en face. Ignorer le premier chemin à droite puis, à la borne triangulaire, quitter le GR et prendre à droite.

5 Suivre la route à gauche puis, juste avant le virage, traverser et prendre tout droit le chemin de terre. Au carrefour, prendre le chemin légèrement sur la gauche.

6 A l’intersection, prendre à droite le sentier. Continuer tout droit le sentier et bien suivre le balisage. Traverser le ruisseau et prendre à gauche le sentier qui le longe.

7 800 m plus loin, à l’embranchement, prendre à droite puis à nouveau à droite le chemin qui monte.

8 Arriver en bordure d’un champ. Tourner à gauche et le longer. Peu après le chemin bifurque à droite entre deux champs puis retrouve rapidement la lisière de la forêt.

9 Au carrefour, prendre le chemin empierré à gauche jusqu’au village de Blessey. Descendre la « rue de Salmaise » puis tourner à gauche et tout de suite à droite. Passer le lavoir puis rejoindre le parking.

NB : Le départ peut se faire depuis Blessey ou des Sources de la Seine.

 

Côté patrimoine

Ecrevisses à pattes blanches (espèce protégée), ex-voto en bois (conservés au Musée Archéologique de Dijon) et square parisien inattendu dans une combe du plateau de Langres où émergent de très discrets vestiges archéologiques... Comment mieux afficher la singulière complexité du site - réputé et discret - des sources de la Seine !

Au centre de tout, Sequana, puissance divine et aquatique, manifeste sa bienveillance par plusieurs sources d'où s'écoule une eau limpide et fraîche formant un mince filet d'eau à l'avenir prometteur. Figée sous les traits d'une « Nymphe » à la pose alanguie, elle accueille aujourd'hui les visiteurs à l'abri d'une grotte artificielle, principal ornement du jardin parisien créé à la suite de l'acquisition du site par la Ville de Paris en 1864.

Son nom, elle l'a soufflé à César qui l'écrit ainsi dans La Guerre des Gaules par déformation probable d'(I)sicauna, traduction latine des racines gauloises sawk (sacré) et onno (cours d'eau) désignant la Seine et l'Yonne considérées comme les deux bras d'une seule et même rivière. Au début du Moyen-âge, Sequana – qui a donné Seine - s'insinue encore chez le jeune noble Sigo qui prend le nom de Saint Seine après avoir fondé en 534 l'abbaye voisine au territoire étendu jusqu'aux sources (et délimité en 1288 par des bornes dont certaines sont gravées de l'effigie du saint monté sur son âne).

Présence immatérielle objet d'une grande vénération entre les 1er et 3e siècles de notre ère, Sequana accueillait alors les nombreux pèlerins implorant guérison dans un vaste sanctuaire comprenant bassins sacrés et bâtiments divers, partiellement identifiés par les fouilles archéologiques menées aux 19e et 20e siècles. Pour imaginer l'ambiance qui régnait en ces lieux, il faut associer aux quelques vestiges difficilement visibles sous la végétation tous les objets découverts au cours des fouilles. Ils sont maintenant exposés au musée archéologique de Dijon, comme la remarquable statuette de la déesse debout sur une barque de parade, à la proue en bec de canard et les nombreux ex-voto reproduisant des parties du corps, notamment ceux en bois exhumés entre 1963 et 1967, les plus exceptionnels, qui ont nécessité la mise au point de techniques sophistiquées pour leur conservation et leur présentation au public.
Hors de son sanctuaire, Sequana était aussi indissociable de toute une population repérée par des vestiges d'habitations et de forges disséminés çà et là autour de Blessey et particulièrement dans les bois de Chalonge. Une telle agglomération prenait place dans un paysage moins boisé et couvert de voies d'accès au site sacré, en relation directe avec celui-ci mais un peu à l'écart pour éviter toute pollution, notamment celle de productions métallurgiques comme les ex-voto.
Aujourd'hui encore, ce lien avec les sources est sensible à Blessey, point de départ et d'arrivée de cette boucle, où un extraordinaire petit navire en bronze, aujourd'hui au musée de Dijon, a été découvert en 1763, et qui, depuis le 1er janvier 2009, forme avec le village voisin de Saint-Germain-Source-Seine l'unique commune de Source-Seine !

« Source » est d'ailleurs un terme qui sied bien à Blessey dont l'élément de patrimoine le plus remarquable est le lavoir. Construit en 1836 par l'architecte dijonnais Auguste Sirodot, ce lavoir respecte parfaitement le souhait d'ambition et de rupture avec la façon de faire locale exprimé par le conseil municipal : plan en demi-lune et façade à colonnade lui donnent un style architectural peu commun, assez inattendu pour une petite commune rurale. En 2001, sa restauration s'est accompagnée d'une mise en valeur touristique par l'inscription dans un circuit de treize lavoirs du Châtillonnais et de Seine et Tille et d'une mise en valeur artistique par l'artiste suisse Rémy Zaugg (1943 - 2005) connu, entre autres, pour la pertinence de ses points de vue sur l'espace public et social. A la requalification du centre du village entre le lavoir, l'église et la mairie, s'est ajoutée la création artistique du couronnement de la digue de retenue du plan d'eau recréé à cette occasion derrière le lavoir. Entre les ouvertures en forme de meurtrière horizontale, les mots « arbre », « murmure », « cailloux », « reflet », « sauvagine » et « ruisseau » reflètent dans ce miroir aquatique leurs lettres d'acier inox intégrées à la masse de béton dans les couleurs toujours mouvantes de l'horizon.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

La tribu des pieds-blancs

En parcourant le sentier promenade à Source-Seine, vos pas vont vous guider vers une contrée sauvage, le vallon des sources de la Seine. Vous allez y découvrir le territoire des « pieds-blancs ». Les pieds blancs sont là depuis toujours, de mémoire d'homme. Le peuple des « pieds-blancs » habite le ruisseau ou plutôt les ruisseaux qui serpentent dans la prairie humide, en aval immédiat du site aménagé de la source. Ce chevelu hydraulique irrigue le fond de vallée et c'est ce qui a protégé le vallon de l'exploitation humaine. L'eau, à peine sortie de la roche, conserve une température fraiche et assez régulière pendant les premiers centaines de mètres en aval de la résurgence de la Seine. C'est une condition de vie importante pour le peuple des « pieds-blancs ». De même, l'environnement boisé préserve la qualité des eaux des affluents et de la source. Et justement, le peuple des pieds blancs ne peut vivre que très en amont des cours d'eau là où la qualité des cours d'eau est la plus favorable. 

Le peuple des « pieds-blancs » n'est pas un peuple d'indiens comme ceux d'Amérique mais une population de petites écrevisses autochtones.

Les écrevisses sont des animaux détritivores et font partie des rares représentants des crustacés d'eau douce en France. Elles se nourrissent de débris végétaux et animaux. Pour déchiqueter ses aliments, l'écrevisse dispose de ses dix pattes. La première paire de pattes dispose de deux pinces puissantes qui lui servent à saisir ou à déchirer les aliments. Les deux paires suivantes disposent, quant à elles, de petites pinces destinées entre autres à porter les aliments à la « bouche ». L'écrevisse passe une bonne partie de son temps dissimulée sous les pierres et ne sort qu'à la tombée de la nuit. La croissance de l'écrevisse à pieds blancs est très lente du fait du peu de matière nutritive dans ce milieu particulier lié à la proximité des sources mais aussi du fait de la fraîcheur de l'eau. Tout comme leurs cousins les crabes, les écrevisses, pour grandir, muent. Ainsi, une à plusieurs fois par an, l'écrevisse s'extrait de son corps, puis, pendant quelques heures, reconstitue une nouvelle carapace. Durant cette phase, le corps de l'animal est mou et il est très vulnérable aux prédateurs. En effet, face à une menace, l'écrevisse a pour habitude de s'enfuir en reculant. Pour ce faire, elle se propulse en battant l'eau avec son excroissance caudale, ce qui lui est impossible tant que sa carapace n'a pas retrouvé sa rigidité.

Les populations d'écrevisses à pieds blancs sont rares et protégées au niveau européen. Par ailleurs, les populations sont de plus en plus menacées d'extinction. Le déclin des populations d'écrevisses à pieds blancs est le fait de la dégradation de son milieu naturel. Cette dégradation est liée à la pollution des eaux ou à l'altération physique du milieu du fait d'aménagements fonciers. De plus, tout comme les indiens d'Amérique furent victimes de l'invasion de l'homme blanc, le sort veut que le déclin de l'écrevisse à pieds blancs soit dû à l'invasion des cours d'eau européens par des écrevisses américaines. Ces écrevisses, introduites par accident, sont à la fois plus compétitives et plus forte que notre écrevisse locale et elles la supplantent quand les deux espèces occupent les mêmes ruisseaux. Les pieds blancs ont d'ailleurs bien peu de chance de survie car l'écrevisse américaine est aussi une écrevisse porteuse saine de la peste de l'écrevisse, qui finit par décimer l'écrevisse à pieds blancs. L'ensemble des contraintes qui pèsent sur la population bourguignonne fait qu'en trente ans elle a disparu de la moitié des sites où elle était connue. 

La présence de la tribu des « pieds-blancs » aux sources de la Seine est donc une richesse exceptionnelle, pourvu que nous sachions, à l'avenir, en prendre soin en préservant l'environnement du site des sources de la Seine.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ 

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