cabotecabote dans un murcabote dans un clos

Il est parfois difficile d’imaginer qu’au début du 20e siècle, de nombreuses lignes de chemin de fer et de tramway (le tacot) sillonnaient le département, rayonnant autour de Dijon ou reliant le nord au sud du territoire. Elles permettaient de se protéger du soleil et des intempéries et de remiser du petit outillage, surtout dans les champs éloignés de l’habitat. Ces cabanes ont été construites par leurs utilisateurs : rien ne les distinguant par la forme, seul leur emplacement et la mémoire collective permettent de savoir s’il s’agissait d’un cultivateur, d’un berger, d’un vigneron, d’un lavier ou d’un cantonnier. Ce sont souvent de petites constructions cylindriques mais elles peuvent aussi être carrées, rectangulaires ou en demi-cercle, isolées ou insérées dans un murger. A l’intérieur, on trouve parfois un banc, une niche de rangement ou un âtre. Si la technique de construction des cabanes est très ancienne, les édicules qui nous sont parvenus datent généralement du 19e siècle. C’est particulièrement vrai dans le vignoble qui a connu un fort développement à cette époque, la construction des cabotes y prenant fin au début du 20e siècle avec la crise du phylloxera. Ces édicules y sont encore très fréquents.

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD