Protection du patrimoine

Le patrimoine est l’ensemble de tous les biens qui se transmettent de génération en génération. Au-delà du domaine privé, il désigne plus généralement depuis la Révolution un bien commun à la Nation, à la fois témoignage physique de son histoire et image de son identité. C’est un bien reçu et à transmettre, dont la propriété intéresse tout le groupe social : il est l’héritage commun.

La notion de patrimoine s’est élargie au cours des siècles. Elle couvre aujourd’hui un ensemble de biens matériels et immatériels (les langues locales, les savoir-faire, les traditions, les contes et légendes, …), créés par l’homme (on parle alors de patrimoine culturel) ou naturels (les sites, la faune et la flore).

Protection du patrimoine

Les objets et les immeubles sont protégés par la loi au titre des Monuments Historiquesquand ils présentent un intérêt du point de vue de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la science ou des techniques. Ils peuvent être classés quand ils présentent un intérêt majeur pour la Nation et inscrits quand cet intérêt est de niveau local.

Le fait de ne pas être protégé au titre des monuments historiques rend le patrimoine encore plus fragile, le propriétaire n’étant pas tenu par la loi de le conserver et de l’entretenir. De tout temps, les modes de vie ont dicté les modifications de notre environnement. La notion de patrimoine n’existant alors pas dans le sens moderne où nous l’entendons, seul ce qui était utile ou qui correspondait au goût du moment était conservé, y compris dans les monuments qualifiés aujourd’hui d’historiques. Le bâtiment vétuste laissait place à une nouvelle construction ; les tableaux, boiseries et mobilier démodés du château était souvent vendus, jetés ou abandonnés dans un grenier.

A l’heure actuelle avec l’élargissement de la notion de patrimoine et la prise de conscience de sa valeur tant culturelle qu’économique, la tentation est parfois de conserver tous les vestiges du passé, en particulier ceux relevant du patrimoine vernaculaire ou rural. Il ne s’agit pas pour autant de figer l’espace dans une vision nostalgique et idéalisée de ce qu’il était au début du 20e siècle. D’une part, les éléments bâtis qui nous semblent typiques d’une région ne sont souvent apparus que récemment. D’autre part, l’architecture contemporaine de qualité a sa place dans nos paysages, le développement des territoires nécessite en effet de nouvelles constructions.

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD

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