CalvaireCroix reposoir au cimetière à Charnycalvaire à Turcey

Au bord des chemins et aux carrefours, sur le parvis de l’église ou dans l’enclos du cimetière, les croix servaient de points de repère et invitaient le passant à invoquer la protection divine. Elles peuvent marquer les limites de propriété d’une communauté religieuses ou garder le souvenir d’une mission, campagne de prêche organisée pour entretenir et stimuler la foi des populations, en particulier à la fin du 19e et au début du 20e siècle alors que la société se laïcise. Mais le plus souvent les croix comme les oratoires ont été érigés par des particuliers en témoignage de leur dévotion ou pour commémorer un événement tel un accident. Le calvaire, dont le Christ en croix est entouré au minimum de la Vierge et de saint Jean, est une forme de croix quasiment inexistante en Côte-d’Or. Le plus souvent, la croix est simplement ornée d’un symbole chrétien (couronne d’épines, ostensoir, etc.) ou porte une représentation du Christ crucifié, avec parfois une Vierge à l’Enfant sur la face opposée. Les processions telles celles de la Fête-Dieu s’arrêtaient pour prier devant les oratoires et les croix. Ainsi, la base de la croix peut comporter une table d’autel, reposoir sur lequel le prêtre pouvait poser un ostensoir, ou une corniche sculptée formant un lutrin pour recevoir un missel. Parfois, devant l’église, sur le chemin du cimetière ou dans ce dernier, une grande pierre rectangulaire est placée à la base d’une croix : appelée table ou banc des morts, pierre des trépassés, d’attente ou de repos, on y posait le cercueil avant la mise en terre.

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD