moulin à vent à Montceau-Echarnantmoulin à eau à Thorey-sous-Charnyroue à aubes à Thorey-sous-Charny

Sous l’Ancien Régime, le moulin relevait du droit banal : les villageois devaient utiliser contre redevance cet équipement dont la propriété était un privilège des nobles et du clergé. Les moulins étaient généralement loués à fermage à des exploitants (les meuniers). A la veille de la Révolution, beaucoup appartiennent à la bourgeoisie. Les moulins à vent étaient assez rares en Côte-d’Or, l’irrégularité des vents rendant leur utilisation délicate. Il n’en subsiste que quelques uns, dont certains communaux. Leurs silhouettes se détachent au sommet d’une colline, en général à l’écart des villages. Ce sont des moulins-tours dont seul le toit pivote, contrairement aux moulins-pivots dont tout le bâtiment tourne sur sa base. Un long mât oblique partant du toit permettait au meunier de faire tourner la structure pour orienter les ailes face au vent. Une fois positionné, ce mat était calé grâce à de grandes pierres profondément enfoncées dans le sol et dont seules dépassent les extrémités de la taille de gros pavés formant un large cercle autour du moulin. Le plus souvent à eau, parfois à manège (actionné par un animal ou par un homme), les moulins servaient aussi bien à la fabrication de la farine, de l’huile ou de la moutarde que du papier, du tan (les moulins-battoirs) ou du feutre (les foulons), et nombreuses étaient les scieries ou les forges utilisant l’énergie hydraulique. L’exploitation des moulins à eau était source de nombreux litiges liés à l’utilisation des ressources en eau ou aux pollutions engendrées. Ces constructions de taille importante sont souvent transformées en habitation privée et beaucoup ont perdu leur roue à aubes (pales plates) ou à augets, sorte de godets dans lequel tombait l’eau d’une chute.

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD