Jusqu’au lendemain de la première Guerre mondiale, les péniches n’avaient pas de moteur. Elles étaient tirées (halées) tout au long du canal d’abord « à la bricole »,c’est-à-dire par les mariniers eux-mêmes, puis par traction animale, chevaux, ânes ou mulets appartenant généralement au marinier avec qui ils partageaient la péniche, et enfin grâce à des locotracteurs circulant sur les chemins de halage. C’est l’ingénieur en charge de la construction du canal qui décidait de l’aménagement des abords et des plantations. Au delà de l’agrément qu’elles offraient aux haleurs, les rangées d’arbres avaient pour fonction d’empêcher les riverains de labourer les rives et surtout de limiter l’évaporation du canal en l’ombrageant. Le peuplier d’Italie était une essence fréquente le long du canal de Bourgogne, le bois de ces arbres servant à la fabrication d’allumettes par la Régie Nationale des Tabacs. De part et d’autre du canal , une bande de 7 mètres de large est soumise à servitude. L’éclusier en assurait souvent l’entretien (tonte, débroussaillage). 

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD