Puits à treuil à ChanceauxPuits couvert à LéryPuits à Soussy-sous-Brionne

Ce n’est qu’à la fin du 19e siècle, voire à une date plus récente, que l’eau courante arrive dans les foyers. Auparavant, il fallait aller remplir ses seaux à la fontaine ou au puits. Cette tâche pénible et répétitive était l’occasion pour les femmes, accaparées à la maison par les travaux ménagers, d’échanger quelques mots. Le puits, trou profond creusé dans le sol pour atteindre une nappe d’eau souterraine, est généralement maçonné et muni d’un dispositif pour remonter l’eau. Les formes en sont variées. Le puits couvert est abrité par une petite construction carrée ou circulaire parfois fermée par une grille ou un volet. Le puits « modèle » de notre imaginaire est à margelle avec poulie. Le puits à margelle est entouré de dalles de pierre, posées sur chant en carré, ou d’un mur maçonné couronné d’une margelle à hauteur d’appui. Des montants en fer forgé peuvent supporter une poulie mais le dispositif le plus fréquent est à treuil : la chaîne ou la corde à laquelle est suspendu le seau s’enroule autour d’un cylindre horizontal actionné par une manivelle et protégé par un petit toit ou par une tôle courbe. Près des habitations et dans les cours, les puits sont souvent privés.

Conseil Général © Marie-Laure GRUNENWALD