Circuit non itinérant

Localisation

Missery

départ : Missery - Grande place du village

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

3h

Longueur

11 km
Balisage jaune
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Un parcours qui traverse d'authentiques villages de l'Auxois, à la découverte du patrimoine naturel ou bâti, qui se poursuit au coeur d'une nature riche et variée, tantôt sauvage, tantôt façonnée par le travail des hommes. Un circuit où la montagne dévoile aux randonneurs les secrets de ses nombreuses légendes. Ce circuit permet de rejoindre le Tour des Lacs de l'Auxois (160 km) ainsi que le Bibracte-Alésia (120 km) par les trois Buttes (20 km). En avant !

Topoguide

1 Le départ se fait sur la grande place du village de Missery, près du monument aux morts et de la chapelle.

2 Prendre à l’Est la voie sans issue. A 300 mètres, bifurquer à droite et monter en direction du hameau de Mairey. Au sommet, se retourner et admirer la vue sur Missery et son château.

3 Traverser Mairey, à la sortie couper la route, passer sous les peupliers et prendre le chemin ombragé qui mène à Mont-Saint-Jean par le pittoresque Manoir de Gincey (propriété privée).

4 Monter vers Mont-Saint-Jean par la D117. Avant la dernière maison, quitter la route départementale par la gauche. A 100 mètres, vers les bacs de tri, prendre à droite le chemin bordé de haies (ancienne voie romaine).

5 A la sortie de la voie, traverser la route goudronnée pour prendre le chemin de terre qui passe devant la grange du Mont (fouilles moyenâgeuses).

6 Poursuivre le chemin goudronné qui longe le bois de Charny jusqu’à sa sortie.

7 Prendre à gauche en direction du Sud-Ouest et descendre jusqu’au chemin goudronné qui part à droite et le suivre dans sa montée (profiter de la superbe vue sur le Morvan et le Haut-Folin et son antenne à 40 km à vol d’oiseau).

8 Laisser le chemin de terre à droite et continuer tout droit (chemin empierré, puis goudronné ensuite).

9 Descendre sur le hameau de Saiserey. Profiter de la belle vue sur le bocage, La Motte-Ternant et le Morvan.

10 A Saiserey, au calvaire, prendre à gauche et rejoindre Missery par la D36 C puis la D36.

Patrimoine

Faisant corps avec les grands espaces de l’Auxois, deux anciens châteaux forts aux évolutions divergentes dominent largement le patrimoine à forte connotation médiévale disséminé sur ce circuit. Forteresses de naissance, l’un a finalement troqué sa rudesse pour quelques ornements délicats témoignant d’un confort recherché tandis que l’autre a conservé presque entièrement la solidité austère des premiers temps !

En contemplant l’harmonieuse façade classique du château de Missery achevé en 1762 pour Jean-Claude-Baptiste de Suremain de Flammerans, conseiller au Parlement de Bourgogne, on n’imagine guère la rude maison forte originelle. Pourtant, dans cet ensemble délicatement orné, des éléments plus anciens ont été conservés comme les quatre tours rondes d’allure médiévale qui se dressent aux angles de la plate-forme rectangulaire entourée de douves en eau sur laquelle s’élève, côté ouest, cet élégant édifice, lui conférant cette silhouette habituelle des châteaux forts transformés en demeures de plaisance.

Si l’origine précise de la maison forte de Missery n’est pas connue, elle apparaît sur la scène historique de manière fracassante en 1360 lors de sa destruction par Girard de la Tour, sire de Mont-Saint-Jean, qui reprochait au seigneur de Missery, son vassal, de l’avoir élevée sans son autorisation ! Cas unique en Bourgogne, cette destruction illustre jusqu’à l’excès les querelles de pouvoir fréquentes entre un seigneur de haut rang et son subordonné, pour lesquelles le recours à l’arbitrage d’un seigneur encore plus puissant était nécessaire, en l’occurrence ici Philippe de Rouvres, duc de Bourgogne.

A la différence de Missery, « simple » maison forte, Mont-Saint-Jean est le siège d’une des plus puissantes châtellenies du duché de Bourgogne jusqu’au 14e siècle. A la différence encore de Missery, établi dans la plaine, le château fort de Mont-Saint-Jean est élevé à l’extrémité sud d’un éperon rocheux occupé par le village, dominant d'une centaine de mètres la rive nord de la vallée du Serein. Dernière différence enfin, le château de Mont-Saint-Jean est une forteresse médiévale peu remaniée et bien conservée, l'une des plus belles pièces d'architecture castrale de la région, avec sa vaste enceinte flanquée de tours épousant les irrégularités de la roche et son donjon rectangulaire cantonné de tours rondes.

Mentionné dès 924, Mont-Saint-Jean présente quelques parties très anciennes mais la majeure partie de l'édifice, notamment le donjon, a été construite au cours de la première moitié du 13e siècle, probablement pour Guillaume II de Mont-Saint-Jean. L'entrée se fait à l'ouest par un chemin dominé par le donjon et par la pointe de l'éperon. La moitié nord de l'enceinte est en jardin. La moitié sud contient le donjon, l’église - ancienne chapelle castrale dont la crypte du 10e siècle accueillit des reliques de Sainte Pélagie rapportées de la septième croisade - et le cimetière. Le donjon est un bâtiment compact et puissant aux tours profondément engagées à l'intérieur des maçonneries. Il est précédé d'un fossé sec franchi par un pont dormant incliné aboutissant à une tour porche. Les tours sont aujourd'hui couronnées de créneaux visiblement tardifs qui perturbent un peu l'harmonie de l'ensemble.

La forme générale de Missery et de Mont-Saint-Jean, allongés de part et d’autre d’un axe principal, constitue un autre point commun de ces villages, comme leur ambiance minérale apportée par les constructions en pierre. Le caractère agricole est plus marqué à Missery où se voient encore plusieurs pigeonniers couverts de laves tandis que Mont-Saint-Jean offre un aspect médiéval encore bien affirmé par le style des constructions et le profil des fenêtres. En entrant dans ce dernier village, il faut remarquer l’ancien manoir de Gincey, aujourd’hui transformé en ferme, construit vers 1570 pour Léonor Chabot, comte de Charny et seigneur de Mont-Saint-Jean, gouverneur du roi en Bourgogne. Son logis est un témoignage intéressant de l'architecture seigneuriale de la seconde moitié du 16e siècle. Deux autres petits bâtiments datés de la fin du 12e ou du début du 13e siècle d’après la forme des baies et du contrefort, restaurés il y a quelques années, passent pour avoir abrité un hôpital parmi les plus anciens du territoire.

Conseil Général © Benoît OUDET

Nature

Le sentier de la montagne de Missery vous invite à la découverte du coteau est du lit majeur du Serein.

Cette vaste vallée large de 7 kilomètres au niveau de Missery est une limite géographique qui, de tout temps, a séparé deux territoires distincts, l’Auxois et ses collines calcaires au nord-est et le Morvan granitique au sud-ouest. Ces entités paysagères sont d’ailleurs très visibles depuis le sentier de la montagne de Missery. Tout au long du parcours, de très beaux panoramas sur la vallée et le Morvan jalonnent la randonnée. Le fond de vallée est dédié à l’élevage bovin et le plateau permet la culture des céréales. Le coteau, quant à lui, est un patchwork de bois, de prairies, de vallons, de sources et de hameaux.

Cette diversité paysagère et la très favorable orientation du coteau proposent des milieux naturels très intéressants. En effet, les lisières constituées par ces boisements épars offrent beaucoup de nourriture aux petits animaux. Dans ces lisières poussent avec une grande occurrence le roncier et le noisetier. Cette association végétale permet la présence de notre croque-noisette qui est un petit mammifère très sympathique. Les naturalistes de la région ont relevé sa présence à Missery comme dans une petite centaine de communes en Côte-d’Or, ce qui indique qu’il n’est pas si fréquent.

Le croque-noisette a un nom commun qui indique la prédominance de la noisette dans son régime alimentaire. Arboricole*1, il constitue un nid de la taille d’un pamplemousse constitué de végétaux entrelacés qu’il cimente avec sa salive. Il hiberne l’hiver dans son nid et la température de son corps peut descendre à 4°C.

Mais non, ce n’est pas l’écureuil !

Le croque-noisette est peu connu, beaucoup plus petit et nocturne, régulièrement découvert dans les nichoirs laissés dans les jardins à l’attention des passereaux.

Non, ce n’est pas le loir non plus !

Bien que sa queue présente, elle aussi, un panache à son extrémité, son pelage est semblable à celui des hamsters (roux clair) ce qui lui vaut parfois d’être recueilli par ceux qui ignorent qu’il s’agit d’un animal sauvage. Toutefois, comme il s’agit d’un animal placide il est souvent conservé à tort.

Pas plus une souris !

Plus petit que la souris, sa taille varie de 6 à 9 cm pour une trentaine de grammes au maximum.

Monsieur « croque-noisette » est le « Muscardin » ! 

C’est plutôt fortuitement qu’on découvrira un nid car l’animal reste très discret. Ou alors il faudra chercher sa trace sur le pied des noisetiers. En fait, le muscardin ronge la noisette d’une manière caractéristique. Il réalise un trou circulaire sur le côté de la coque de la noisette et aucune trace de dent n’est visible à l’œil nu. Examinez les noisettes au pied de l’arbre : si la noisette est cassée en deux il s’agit d’un écureuil, si des traces de dents sont visibles autour du trou il s’agit d’un campagnol.

Dans de nombreuses régions, les naturalistes demandent aux particuliers qui possèdent des noisetiers dans leur propriété de leur envoyer les noisettes grignotées afin de déterminer si monsieur « croque-noisette » habite leur jardin dans le but d’améliorer la connaissance de l’ère de répartition de ce petit rongeur.

*1 Arboricole : Se dit d’une espèce qui passe la majeure partie de sa vie dans les arbres.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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