Circuit itinérant

Localisation

Lamargelle

départ : Départ de Lamargelle, place de la mairie

Niveau de difficulté

Soutenu

Durée

5h40

Longueur

22,7 km
balisage rouge
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Il existe des variantes permettant de faire des randonnées à la journée. Ce sentier, très forestier, regorge de richesses historiques : l’abbatiale de Saint-Seine-l’Abbaye, de style gothique bourguignon avec des peintures murales exceptionnelles, le musée école de Champagny pour les nostalgiques de l’encre violette et des plumes sergent-major…

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

10 Arrivé sur la hauteur, au croisement des deux chemins, prenez à droite.

11 Arrivé en lisière de forêt, poursuivez le chemin sur la gauche de la parcelle.

12 Descendez le chemin vers Pellerey.

13 En arrivant dans Pellerey, après le petit lavoir, remontez à droite de la variante qui remonte dans le bois, poursuivre jusqu'au village de Cheneroilles, (soyez vigilant lors de la traversée de la D16).

14 Au bout de la route, à la petite zone de stationnement, prenez à gauche.

15 Arrivé à la borne, prenez à droite la piste forestière qui serpente le long de l’alignement des bornes.

16 A l'intersection des chemins, descendez à droite puis encore à droite pour longer la sapinière.

17 Au petit bosquet au milieu de la plaine, prenez le chemin agricole de gauche qui vous conduit directement à Lamargelle.

18 Arrivé sur la RD6 traversez et prenez à droite, puis tout de suite à gauche la rue des Turpins.

19 Arrivé au petit pont au bout de la rue des Turpins, prenez à droite en direction du lavoir. Suivez ensuite la petite route jusqu’au Moulin d’En Haut. Longez l’enceinte pour franchir l’Ignon et continuez tout droit.

20 400 m après ce franchissement, prenez à gauche le chemin de terre qui monte le long du coteau.

21 A la route goudronnée, empruntez la route à droite jusqu’à la fermette isolée.

22 Parvenu à la fermette, descendez dans la combe par le sentier qui longe les anciennes carrières.

23 Juste avant la clairière où un panneau signale la présence du site de la Fondation des chasseurs, prenez le chemin qui la longe à droite.

24 Arrivé à l’intersection des deux grandes combes, grimpez en face le sentier qui vous conduit sur le plateau.

25 Dans Cheneroilles, descendre à droite la route en direction du lavoir, puis traversez la D16 en étant vigilant, prendre le chemin sur votre gauche qui monte après avoir franchi le petit pont, poursuivez ensuite jusqu'à Pellerey.

Côté patrimoine

Une courte déambulation dans Lamargelle, village étiré le long de sa Grande Rue, près de la rive gauche de l’Ignon, permet d’aborder un patrimoine bâti intéressant : là, une ancienne porterie du 15e siècle, dernier vestige avec un pigeonnier à peine visible de la maison des abbés de Saint-Seine après sa destruction en 1874 ; ici, quelque autre pigeonnier aux allures carrées dont l’identité est signalée par un pigeon d’argile planté sur le toit ; plus loin, l’ancienne école de 1862, transformée aujourd’hui en logements et dont la porte d'entrée est toujours surmontée de l'inscription « ECOLE DE FILLES » ou encore la mairie-école, bâtie entre 1836 et 1840… 

On doit l’église du début du 19e siècle à Joseph Koernelle, ancien chartreux de Champmol devenu architecte à Dijon. Il a également construit, à la même époque, les trois lavoirs que compte le bourg. Le très beau style du lavoir, au centre du village, avec ses colonnes monolithes et son bassin dallé baignés par la rivière, se retrouve à l’identique dans le lavoir situé en aval. Sur le chemin qui sort de Lamargelle en direction de Cheneroilles, le troisième lavoir présente une facture moins sophistiquée. Le long parcours qui joint Lamargelle à Cheneroilles s’inscrit bien dans le paysage de bois et de champs des anciennes terres de l’Abbaye de Saint-Seine. Il n’est donc pas étonnant de rencontrer un lieu-dit évoquant un épisode de la vie du Saint : celui du Genou à l’Âne ! Le comte de Mesmont, père de Seine, avait promis de donner à l’abbaye en construction toutes les terres situées à l’intérieur de la boucle que ce dernier pourrait parcourir en une journée. L’âne de Seine, échauffé par une course d’une incroyable ampleur, allait mourir de soif quand, à peine un genou à terre, une source abondante et agréable jaillit du sol… 

L’importance de l’eau dans la vie des campagnes est encore bien marquée à Cheneroilles, hameau de la commune de Vaux-Saules, où le vaste lavoir de la Grande Rue présente un volume et des matériaux de construction comparables à ceux d’une habitation tandis que son eau alimente ensuite trois auges-abreuvoirs alignées sous la grande baie. Elles sont précédées d’un grand abreuvoir en ciment plus récent. On imagine sans peine quelques bêtes s’abreuvant tandis que le lavoir résonne des voix des lavandières à genoux dans leurs carrosses, boîtes de bois plus ou moins frustes dont on voit toujours trois exemplaires posés sur la banquette de pierre qui court le long des murs. Vaux-Saules se signale au loin par la grande statue en fonte de 1866 représentant la Vierge de l’Immaculée Conception. Le village compte trois lavoirs dont un petit, près de l’église, qui peut offrir aux randonneurs, en cas de pluie, l’abri de son toit de tuiles porté par deux colonnes. En avant, la borne fontaine en fonte fraîchement repeinte affiche fièrement sa marque de fabrique mais laisse à peine deviner son ingénieux système de bielle et piston utilisant la pression pour faire venir l’eau.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Observons les grands mammifères

Cette seconde partie de la Marche à l’Etoile se propose de vous conduire dans une forêt d’exception, une forêt aux combes froides et aux hêtres séculaires, une forêt hantée. 

Entre le village de Lamargelle et le lieu-dit Les Ordons, vous allez traverser les abords d’un très vaste massif forestier : « La forêt domaniale d’Is-sur-Tille ». Deux axes de gestion sont privilégiés sur ce massif forestier : une gestion sylvicole pour la production de bois de chauffage, mais aussi et surtout, une gestion cynégétique *1 liée à la richesse faunistique. A ce titre, il faut savoir que 80% des revenus tirés de la forêt en Côte-d'Or ne proviennent pas de la vente de bois mais bien des baux de chasse. 

En parcourant le sentier, vous allez traverser le domaine des grands mammifères sauvages de notre région. Les sangliers, cerfs et autres chevreuils hantent les sous-bois et croisent régulièrement le chemin des randonneurs. D’autre part, le sentier traverse deux sites qui appartiennent à La Fondation pour la Protection des Habitats et de la Faune Sauvage et dont la gestion est confiée à la Fédération Départementale des Chasseurs de Côte-d’Or. Il s’agit des deux seuls sites de ce genre dans le département,et ils couvrent plus de 200 hectares. La chasse n’est pas pratiquée sur ces sites et la gestion de leurs milieux naturels est dite conservatoire *2 . Ce mode de gestion est destinée à garantir la pérennité des espèces faunistiques et floristiques vivants sur ces sites. Sur le terrain, les secteurs concernés sont identifiés par des panneaux informatifs.

Aussi, pour avoir la chance d’observer ces animaux il vous faudra cheminer en toute discrétion. Cette discrétion est d’autant plus recommandée qu’il s’agit de zone de quiétude pour les animaux.

Si vous n’avez pas la chance de les observer, regardez autour de vous car les indices de leur présence sont nombreux le long du parcours du fait de la densité importante d’animaux. Il y a des traces de pattes, des poils accrochés aux troncs des arbres, le sol est souvent retourné par les sangliers en quête de vers de terre ou de bulbes. Plus spectaculaire, les cerfs laissent des traces lorsqu’ils se grattent contre les troncs et il arrive qu’ils les dénudent complètement de leur écorce.

En été, si un aboiement vous surprend, « oi !! », ne craignez rien, il s’agit d’un chevreuil à la recherche d’une compagne. En automne, s'il s’agit d’un cri guttural plus long, ce sera un cerf qui brame. Enfin, si un grognement semblable à celui du cochon précède une fuite effrénée dans les sous-bois, ce sera une compagnie de sangliers. Le chat sauvage et le blaireau sont aussi très présents dans ce secteur.

Au printemps, période de mise bas, et en automne, période du rut, bien que la réaction des animaux qui vous découvrent soit souvent la fuite, pour votre sécurité, il est recommandé de rester sur le chemin balisé. Toutefois, muni d’un appareil photo et d’une paire de jumelle, vous aurez peut-être l’occasion de faire une belle rencontre.

© Conseil Général

*1 Cynégétique : qui concerne la chasse.

*2 Gestion conservatoire : 

procédé de gestion des milieux naturels utilisé dans le but de préserver la faune et la flore. Par exemple, l’usage d’un fauchage tardif avec exportation des résidus de fauche est destiné à permettre la fructification complète des plantes et à maintenir un sol pauvre en nutriments pour favoriser la présence de la flore spécifique des milieux pauvres.

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