Circuit itinérant

Localisation

Messigny-et-Vantoux

départ : place du village de Messigny-et-Vantoux

Niveau de difficulté

Soutenu

Durée

3h50 à 6h40

Longueur

26.6 km
jaune
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A quelques kilomètres de Dijon, le Val-Suzon est un rendez-vous privilégié pour les amoureux de la nature. Dans ce site classé, la rivière du Suzon serpente parmi prairies et vallonnements boisés que dominent de spectaculaires falaises.

De petites buttes et des pics isolés semblent monter la garde au chevet des nombreuses combes qui se greffent sur la vallée principale et entaillent les plateaux qui la dominent et que truffent grottes et gouffres.

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Vous pouvez stationner votre véhicule sur la place du village de Messigny-et-Vantoux puis descendre la rue Bochot. Prendre à gauche dans la rue du Moulin. Au bout de la rue du Moulin, prendre à droite en suivant le balisage.

1 Franchir le pont du Suzon et poursuivre la rue de la Corvée du pont vers la gauche.

2 Prendre à gauche.

3 Monter à droite la route goudronnée puis, en haut, suivre à gauche le chemin où la roche affleure et poursuivre ainsi jusqu'à Hauteville-lès-Dijon.

4 Arrivé à l'intersection routière, emprunter la rue de la Paisse en direction de l'arrêt de bus puis emprunter la route goudronnée dans le prolongement de la rue.

5 En fond de combe, descendre le chemin sur la droite. 

6 1300 m après la dernière intersection, remonter la combe de gauche.

7 A la sortie d‘Etaules, descendre le chemin d'exploitation qui longe un muret sur 30 m puis traverser la plaine céréalière.

8 Avant de parvenir à l'ancien verger, prendre à gauche et longer les bosquets.

9 Descendre à droite dans les buis. Au croisement des sentiers, monter celui de droite qui présente une marche rocheuse.

10 Descendre le chemin à gauche.

11 Une fois en fond de vallée, prendre à droite puis à gauche pour franchir le gué du ruisseau du Suzon.

12 Emprunter la route départementale sur 150 m à droite puis monter la combe sur votre gauche. Attention, cette section de route est très passante.

13 Sur le plateau, il est possible de faire un petit détour pour profiter du point de vue sur le Val-Suzon qui se trouve le long du GR2 à 200 m sur l'éperon rocheux.

14 Avant la barrière de la grande laie forestière, descendre la combe de droite.

15 Arrivé à la prairie, remonter à droite le chemin qui la longe.

16 Le chemin débouche sur la petite route qui relie Curtil-Saint-Seine à Francheville. Prendre à droite puis de suite à gauche et longer le champ par le sous-bois.

17 Traverser le chemin blanc et descendre la sente empierrée.

18 Attention ici : prendre l'avant-dernier chemin sur la droite sur le flanc de la côte et non celui de fond de combe. 

19 Attention, vous arrivez sur une route départementale qu’il faut longer avec prudence sur 1300 m.

20 Au second panneau d'avertissement destiné aux randonneurs, montez le sentier à droite puis rejoignez le fond de combe. Un peu plus loin, au croisement, prenez à nouveau à droite.

21 Après avoir dépassé l’église de Curtil-Saint-Seine, tournez à gauche à l'intersection. A la sortie du village, descendez le chemin de terre au milieu des champs.

22 A l'arrivée sur la D996, soyez vigilant au trafic automobile, remontez la route en marchant à droite de la chaussée.

 

Côté patrimoine

Au point de départ du circuit, Messigny-et-Vantoux offre un bel exemple de la diversité du patrimoine rencontré sur le parcours. A côté de l’église Saint-Valier (13e, 14e et 18e siècles) et de son porche abritant deux statues de Saints, deux monuments aux morts aux styles soignés commémorent l’un la guerre de 1870, l’autre la Première Guerre mondiale, tandis qu’un Christ de Pitié du 17e siècle est exposé dans une niche un peu plus loin. Près de l’église encore, deux fontaines du début du 19e siècle expriment leur importance par une certaine monumentalité, l’une avec une colonne en pierre surmontée d’une grande vasque au milieu d’un bassin circulaire, l’autre avec un haut socle carré servant de piédestal à une statue d’Hercule. Ces fontaines avaient permis aux habitants du village de ne plus être tributaires des eaux du Suzon, fortement polluées par le lavage des minerais de fer opéré en amont par le haut-fourneau de Val-Suzon. 

Un peu plus loin, en atteignant le Suzon par la rue du Moulin et juste avant celui-ci, le lavoir du 19e siècle aligne ses huit arcades qui masquent à peine autant de piles carrées portant le toit en compluvium (l’unique pente du toit inclinée vers le bassin) laissant le bassin ouvert sur le ciel. Enfin, bien masqué derrière un écrin de verdure, le Château de Vantoux s’élève à la sortie du village. Bâti en 1704 pour le président Berbisey, qui le légua à sa mort au Parlement de Bourgogne, il est probablement l’œuvre de l’atelier de Jules Hardouin-Mansart, architecte du roi Louis XIV. A Hauteville, il est plus facile de découvrir le mur en « arêtes de poisson » de l’église, vestige de l’édifice construit au début du 11e siècle, que de voir les peintures murales de la casemate transformée en chapelle dans le fort du 19e siècle. 

Comme la plupart des villages de plateau, Etaules possède des sources éloignées qui ont fait l’objet d’un aménagement soigné. La croix cassée, croisée juste avant d’arriver dans le village est un témoin préservé des fréquentes processions qui animaient la vie villageoise il n’y a pas si longtemps et dont les bâtons de procession, conservés dans l’église, sont d’autres témoins émouvants. Avant la descente vers le Suzon, la reconstitution archéologique du puissant mur défendant l’accès au camp fortifié préhistorique permet de comprendre ce type de site appelé « éperon barré » par les spécialistes et plus communément mentionné comme « châtelet » sur les cartes. Il s’agit d’un habitat en forme d'éperon, établi à l’extrémité d’un plateau élevé, bénéficiant de la protection naturelle de falaises calcaires abruptes sur trois côtés, un mur fermant l’accès vers le plateau. 

Après un long parcours en milieu boisé, le circuit arrive aux environs de Francheville, bien connu des spéléologues pour ses gouffres et l’étendue de son réseau souterrain. Outre les nombreuses croix tout autour du village dominé par la flèche de l’église du 19e siècle, Francheville possède deux lavoirs intéressants. Le premier, situé quelque peu à l’écart du village, présente une série d’arcades apportant la lumière nécessaire au bassin aujourd’hui disparu. Le second, plus ancien, s’élève au centre du village précédé d’une mare abreuvoir où les animaux de trait pouvaient se rafraîchir et se désaltérer.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Des dragons dans nos lagons

Le sentier du Bouton d’Or ceinture la partie basse du Val-Suzon. Dans la première section, entre Messigny-et-Ventoux et Francheville, le sentier oscille entre le plateau cultivé et les combes forestières encaissées. C’est également sur ce tronçon que l'on traverse le majestueux Val-Suzon. 

Cette belle vallée, toute proche de l’agglomération dijonnaise, est un ensemble écologique de très grande valeur. A ce titre, le Val Suzon est devenu, en juillet 2011, la première Réserve Naturelle Régionale de Bourgogne ( à ne pas confondre avec les Réserves Naturelles Nationales). Sur cette section, vous allez parcourir une grande variété de paysages qui sont autant d’espaces de vie pour la faune et la flore. Vous y croiserez les milieux ouverts cultivés, les prairies, les falaises, les éboulis, les forêts, les pelouses sèches, les sources, les mares et la rivière le Suzon. Ainsi, de par cette variété d’habitats naturels, le Val-Suzon est une pépite de biodiversité. 

Pour illustrer cette richesse, un groupe d’animaux mérite l’attention : il s’agit des Amphibiens. L’étymologie du mot amphibien évoque les mœurs particulières de ces animaux, « amphi » signifiant double et « bios » signifiant vie en terminologie grecque. Ces petits animaux, qui ne dépassent que rarement 15 cm de longueur, passent une partie de leur vie sur terre et une autre dans l’eau. Chaque printemps, ils doivent impérativement relier un point d’eau pour se reproduire. Ainsi, tritons, salamandres, grenouilles et crapauds peuvent parcourir jusqu’à plusieurs kilomètres pour retrouver leur lieu de naissance et assurer leur descendance. Les lieux de reproduction étant peu nombreux, les migrations se concentrent autour de mares et autres points d’eau.

Cette migration pourrait rester inaperçue toutefois, lorsqu’elle croise une route, la concentration d’animaux écrasés témoigne de la proximité d’une zone de reproduction. En mars 2010, une association universitaire dijonnaise - le Gnub - a dénombré plus de 400 crapauds communs en six jours le long de la RD7 qui longe la rivière sur toute la distance du Val-Suzon. Pour réaliser ce comptage, des pièges à amphibiens ont été installés le long de la route dans les secteurs les plus empruntés par les animaux. Deux fois par jour, les crapauds récupérés ont traversé la route en toute sécurité, à pas d’homme.

Pour cette occasion annuelle, les tritons sont les amphibiens qui changent le plus au niveau morphologique. Habituellement terrestres et parés d’une peau terne, les mâles, en retournant à l’eau, développent tantôt une crête spectaculaire comme le Triton Crêté, tantôt ont la peau de leur dos qui vire au bleu et présentent un ventre orange vif comme le Triton Alpestre. 

Ainsi, de fin mars à fin mai, les mares et les fossés du Val-Suzon sont littéralement envahis d’amphibiens dont les danses et les ébats sont très visibles. En effet, disposant d’une respiration pulmonée, ils doivent régulièrement remonter à la surface pour respirer ce qui permet de détecter leur présence. Si vous passez près de ces points d’eau plus tard dans la saison, vous pourrez observer les têtards du crapaud. En juillet, ils se seront transformés en petits crapauds et quitteront la mare ou le fossé par centaines, partis à l’assaut d’un milieu terrestre plein de dangers. En septembre, les adultes et les juvéniles survivants gagneront une galerie, une anfractuosité afin d’hiverner à l’abri jusqu’au printemps suivant. 

Attention, tous les amphibiens européens (grenouilles, salamandres et tritons), du fait de leur raréfaction et de la disparition de leur habitat naturel, sont protégés par la loi. La capture et le transport d’adultes, de têtards ou de larves sont interdits. Toutefois, une photo est toujours autorisée !

Conseil Général © H. DEVALLEZ

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