Circuit non itinérant

Localisation

Fontaine-Française

départ : à Fontaine-Française, place Henri IV.

Niveau de difficulté

Facile

Durée

1h30 à 2h

Longueur

6 km
balisage jaune
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Topo-guide

Fontaine-Française, petit village niché au cœur du pays de Vingeanne sera votre lieu de pérégrinations lors de cette petite balade. Savez-vous que c’est ici que Henri IV repoussa avec ruse les troupes espagnoles lors de la huitième guerre de religion ? D’ailleurs, vous rencontrerez sûrement sur votre passage cette fontaine et son petit arc de triomphe commémorant la victoire de ce roi. Pensez aussi à visiter le Château de Fontaine-Française... En bref, une excursion sympathique où culture et découverte de la nature se mélangent en parfaite harmonie.
 

Topoguide

1 Le départ se fait depuis le parking situé au croisement de la rue du Général Gandyl et de la rue de France, près d’une boulangerie. Sur le parking, face au panneau d'information randonnée, suivre le trottoir pour passer devant la boulangerie en direction de la mairie en faisant abstraction de la croix jaune (qui concerne un autre itinéraire).

2 A la mairie, prendre à gauche en suivant la route départementale (rue de la Maladière) et continuer tout droit sur la D960.

3 A la fontaine Henri IV, emprunter le chemin de terre à droite après le monument historique.

4 Dépasser un hangar et tourner à droite puis prendre immédiatement à gauche après la station d'épuration et suivre le ruisseau.

5 Au petit pont qui franchit la Torcelle, prendre le chemin empierré à droite qui longe l'Étang du Fourneau.

6 Attention à l'arrivée sur la RD27 ; la visibilité moyenne est à prendre en compte pour traverser et suivre la RD à droite vers Fontaine-Française.

7 A l'intersection suivante, prendre la voie de droite (route de Fontenelle) et continuer jusqu'au pont par les rue du Colombier puis du Pont Vert.

8 Juste après le pont, emprunter l'allée du parc sur votre gauche.

9 A la route, prendre à droite.

10 Face au château, descendre en direction de la Poste.

11 A la fontaine du centre-ville, remonter vers la mairie jusqu'au point 2 de ce descriptif et retourner au point de départ.

Patrimoine

Pays de sources et de rivières, lieu d’histoire… Fontaine-Française suggère par son nom même l’existence d’un patrimoine bien particulier qui voisine avec l’imposant château du 18e siècle, l’église Saint-Sulpice ou la chapelle Notre-Dame de la Motte (17e siècle).

En premier lieu, les fontaines. A l’est du village, celle dite d’Henri IV est la plus glorieuse. Elle symbolise l’audacieuse charge de cavalerie menée à proximité le 5 juin 1595 par Henri IV, ancien chef du parti protestant devenu roi de France, sur l’armée espagnole venue soutenir les troupes rebelles de la Ligue catholique rassemblées en Bourgogne. Cette charge victorieuse a ouvert le chemin vers la paix avec le très catholique roi d’Espagne et a contribué à mettre un terme aux guerres de Religion dans le royaume de France. Surmontée d’un petit arc de triomphe édifié en 1804 pour commémorer cet événement, elle est harmonieusement complétée par un lavoir couvert à colonnes toscanes édifié en 1806-1807. Au milieu du village, la fontaine de la place Henri IV est la plus urbaine avec son bassin circulaire et sa borne centrale surmontée du buste du « bon roi ».

Autre patrimoine important du circuit, celui qui utilise la force motrice de l’eau. Donnant son titre à l’étang et au circuit, le haut-fourneau en ruine rappelle l’activité métallurgique développée du 17e au 19e siècle par les propriétaires du château en continuité d’une production locale plus ancienne encore. Cette construction appartient au même type de patrimoine que le moulin à farine, déjà signalé en 1643, aménagé par les mêmes seigneurs au bout de l’étang Pagosse qui alimente toujours sa magnifique roue à auget.

A proximité, le château s’offre à la vue depuis le pont, en avant de son parc à la française aux 372 tilleuls taillés en portique et très nombreux buis taillés en boule. Quelque peu en dehors du circuit mais digne d’un détour, l’église paroissiale est ornée depuis 1942 d’une étonnante peinture murale rehaussée de mosaïques représentant la Trinité entre la Vierge et Saint Sulpice.

Conseil Général © Benoît OUDET 

Nature

Au départ de la Boucle du Fourneau, rien ne permet de penser que vous allez rencontrer le phragmite.

Pas d’indices, pas de traces, mais d’abord … qu’est-ce donc que ce phragmite ? Un oiseau ? Peut-être. Euh, une plante ! Sûrement, mais sûr que ce n’est pas une roche ! Patience… Il vous faudra parcourir la moitié du chemin pour le rencontrer. Alors profitons du sentier qui nous y conduit, ça ne sera plus long.

Arrivé à l’étang du Fourneau, il est là devant vos yeux ! Vous le voyez ? Mais si ! Cette ceinture qui enveloppe l’étang, verte au printemps et beige en automne. Ahhh, la roselière quoi. Oui, voilà !  Eh bien celle de l’étang du Fourneau est  remplie de phragmites. Ce roseau est si commun que personne n’y prête attention. Mais je suis sûr que vous auriez pu le deviner.

Vous vous souvenez à la fontaine Henri IV, toutes ces plantes qui envahissaient le bassin ?

La présence de ces plantes témoigne que l’eau qui alimente le bassin, puis l’étang, est très fortement chargée en nitrates. Or,  il se trouve que le phragmite vit les pieds dans l’eau et qu’il aime les nitrates, il les mange grâce à son système racinaire ! D’ailleurs, les effluents de la station d’épuration peuvent à l’occasion compléter ses repas.

Le phragmite aime tellement la pollution qu’il est depuis une dizaine d’année de plus en plus utilisé dans les stations d’épuration qui ont recours aux plantes pour filtrer les eaux urbaines. Il est également très utile dans les bassins de rétention d’eau le long des autoroutes car il aime aussi les hydrocarbures !

Mangeur de poison n’est pas sa seule qualité. Ses hautes tiges sèches (jusqu'à 3 mètres) servent de perche pour la construction du nid d’un passereau qui porte son nom « le phragmite des joncs ». Dans son frêle nid qui tangue, le petit oiseau trouve aux abords de l’étang une myriade de moustiques et d’insectes  pour subsister. La densité des tiges herbacées et le fait qu’elles s’entrecroisent rendent la roselière difficilement pénétrable. Le coucou et la couleuvre à collier présentent tout de même un danger pour les oisillons. En effet, le coucou dont le petit est couvé par le phragmite des joncs, une fois éclos, projette par dessus bord les petits concurrents. Cette forêt d’herbes géantes sert aussi de lieu d’approvisionnement pour la construction des nids flottants d’autres oiseaux et de réserve alimentaire pour le ragondin appelé aussi myocastor qui, paraît-il, est très bon en pâté.

La roselière à phragmites, qui est peu fréquente en Côte-d’Or, regorge de vie et d’intérêt.

En toute saison on peut y observer et y écouter vivre de nombreux habitants et apprécier le son que produit le vent qui fouette les rivages de l’Etang du Fourneau.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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