Circuit non itinérant

Localisation

Santenay

départ : Parking à l'entrée du terrain de camping avenue des Sources à Santenay et le Casino (camping et Casino fléchés depuis le centre de la commune)

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

3h30

Longueur

11 km
Balisage jaune
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Partant du casino qui fit les beaux jours de la station thermale installée près de la source Lithium, rendez vous à Santenay Haut. Faites une pause à l’église Saint Jean de Narosse, avant de faire une incursion en Saône et Loire, au-dessus de Dezize-lès-Maranges. Le sommet de la Montagne des Trois Croix (ou Mont de Sène), site christianisé d’un temple romain vous récompensera de vos efforts. Redescendez à Santenay en admirant le moulin Sorine (moulin à vent entièrement restauré), puis passez le long du château, ancienne propriété de Philippe le Hardi.
Une façon agréable de parcourir plusieurs millénaires et de marier l’eau et le vin en Bourgogne.

son Le mot du randonneur :

A éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés)

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Le parking est situé entre l'entrée du terrain de camping, avenue des Sources, à Santenay, et le casino. Tous deux sont fléchés depuis le centre de la commune.

- En regardant le panneau des circuits pédestres du Pays Beaunois 1 et 2 , prendre à droite la route montant à Santenay-le-Haut.

- 3 A 100 m, passer devant le Casino Ž.

- Au croisement, emprunter le passage protégé à gauche afin de traverser la D113 et monter par la rue de Narosse.

- Au carrefour, devant une maison à toit "bourguignon" avec des tuiles vernissées et le long d'une fresque murale, tourner à gauche rue de la Charière.

- 4 A 50 m environ , tourner à droite rue de Foulot. Continuer à remonter le chemin, devenu empierré, le long du ruisseau 5 (Terron Reu) . A gauche, au-dessus des falaises, les Trois Croix sont visibles.

- Au croisement (robinet d'eau potable quelques mètres avant à droite) : hors circuit (non balisé) prendre la 2nde rue à gauche : aller-retour de 150 m afin de voir 6 l'église Saint Jean de Narosse.

- Prendre la 1ère rue à gauche qui tourne ensuite sur la gauche (dans le virage belle vue sur l'église) et domine 7 les vignes . La pente devient plus soutenue.

- A la première vigne sur la droite, au croisement, (poteau P68) laisser le circuit n°27 descendre à gauche et continuer à monter tout droit.

- En laissant un chemin venant de la gauche, continuer à monter entre les clôtures. 8 Quand Nolay est visible “ prendre à droite un chemin montant (balisage rouge et jaune). A l'angle du bois de pins, prendre à droite une trace montant 9 aux Trois Croix (521 m) ou 10 Mont de Sène • par des escaliers vers le sommet. Profiter des 2 tables de lecture de paysage afin d'effectuer un tour d'horizon. Au poteau P83, descendre parmi les buis le GRP balisé en rouge et jaune puis prendre à gauche le chemin goudronné.

- Après le parking continuer la petite route. Au poteau P82, prendre à droite le GR7 balisé rouge et blanc. En continuant à descendre la route, à 200m dans l'axe de la fourche, se trouve le 11 dolmen du cul blanc.

- Au poteau P58, prendre à droite. Arrivé au petit col (poteau P59), continuer tout droit et descendre un petit sentier à flanc de coteau, dominant l'église Saint Jean de Narosse.

 Le chemin devient ensuite plus encaissé, taillé dans la roche (glissant par temps humide).

- A la fourche (plaques P31), laisser le GR, descendre à droite.

 Hors circuit: possibilité de raccourci pour regagner Santenay-le-Haut et la fin du circuit par le GR7.

Monter à gauche un petit sentier étroit, assez escarpé.

- En arrivant sur le plateau, tourner à droite et longer une 12 ancienne carrière de dolomie .

- Le sentier tourne ensuite un peu sur la droite afin de sortir de la carrière puis sur la gauche et monte légèrement.

- En arrivant sur un chemin plus large, tourner à droite.

- A 300 m environ sur la gauche, se trouvent des vestiges de construction pour charger la dolomie.

- Le chemin passe ensuite sur de grandes dalles calcaires (glissantes par temps humide) en légère descente. Laisser tous les sentiers ou coupes de part et d'autre.

- A la fourche, prendre à droite. Laisser un chemin sur la gauche.

- Passer de nouveau sur des dalles calcaires.

- A la fourche, aller tout droit.

- Au croisement suivant prendre à droite puis, à 100 m environ, de nouveau à droite.

Au poteau P32 Ž13, laisser la route goudronnée à droite et prendre, en face, le long d'un rocher, le chemin herbeux descendant entre les buis.

- Arriver sur un chemin empierré plus large et continuer à descendre.

- Laisser deux chemins sur la gauche puis un à droite. Continuer à descendre.

- A 100 m environ du dernier carrefour, quand Santenay devient visible, quitter le grand chemin et prendre, à droite un petit sentier au milieu des buis. A 5 m environ, traverser un grand chemin et continuer le sentier herbeux dominant ensuite une vigne. Le chemin devient plus large, toujours herbeux. Continuer à descendre. Le chemin débouche sur une petite route goudronnée à suivre tout droit.

- Au croisement emprunter, à droite, la rue du Château. Passer devant celui-ci.

- Au croisement, continuer tout droit par le chemin des Grands Murs

- Laisser un chemin empierré sur la gauche et continuer à monter la petite route goudronnée. 14

- Au croisement, aller tout droit. Continuer la route goudronnée entre deux murs.

- Prendre ensuite à gauche la rue de la Crée.

- A 100 m, poteau P33 au niveau d'un ancien pressoir, prendre à droite, le long d'une construction, un chemin gravillonné puis en herbe. En arrivant sur la rue, tourner à gauche, traverser la route (D113) emprunter l'avenue des Sources afin de regagner le parking.

Côté patrimoine

Sur fond de falaises aux crêtes barrant le ciel rougissant du soleil couchant, Santenay s’expose au milieu des climats du vignoble de Bourgogne en plusieurs lieux qui racontent son histoire. Terre d’eau avant même d’être terre de vin - quoique les vignes soient plantées ici dès le milieu du 2e siècle de notre ère… - sa réputation à l’époque gallo-romaine repose sur la source thermale de Fontaine Salée, aujourd’hui abandonnée, qui jaillit naturellement au sud-ouest de la commune, du côté de Santenay-le-Haut.

Mais l’oubli arrive dès le 3e siècle et ce n’est qu’à la fin du 19e siècle, sous l’impulsion du Président de la République Sadi Carnot, ancien député de la Côte-d’Or, que Santenay-les-Bains retrouve, pour un temps, une vocation thermale. Trois nouvelles sources sont alors forées. Il en reste la vasque de la source Lithium (1893), proche du point de départ du circuit, l’ancien établissement de bains construit en 1903, aujourd’hui maison de retraite, et le bâtiment du casino de la fin du 19e siècle.

Un peu plus haut, au pied de la falaise du mont de Sène – très ancien lieu de culte symbolisé aujourd’hui par trois calvaires d’où son autre nom de Montagne des Trois Croix -, voici la source du Terron, dont il se disait autrefois que les eaux soignaient les maladies des yeux. Ici, point de thermalisme mais un hameau constitué autour de la source et d’une église dont la belle parure est bien mise en valeur par un site enchanteur.

Cette église est l’élément le plus remarquable du patrimoine de Santenay. Construite au début du 13e siècle alors que cette partie de Santenay s’appelait Narosse, elle est dédiée à Saint Jean dont le hameau porte également le nom. Conçue dans un style intermédiaire entre le roman et le gothique toujours visible dans la nef et les bas-côtés, elle a été transformée à la fin du 15e siècle par l’aménagement d’un nouveau chœur augmenté de chapelles et a connu quelques autres modifications au 16e siècle, notamment au niveau du clocher.

Récemment restaurée, elle se présente aujourd’hui sous un aspect assez proche de celui qu’elle devait avoir aux 16e et 17e siècles avec ses peintures délicates et son riche mobilier, notamment la statue dans le style de la Renaissance italienne représentant la Vierge à l’Enfant foulant le dragon réalisée en 1660 par le sculpteur Jacques Besulier, né à Santenay, pour Denis Jonchapt, bourgeois de Santenay.

Centre de l’activité économique de la commune développée depuis le 17e siècle et plus encore avec l’arrivée du chemin de fer dans la seconde moitié du 19e siècle, Santenay-le-Bas regroupe aujourd’hui le plus grand nombre d’habitants. Aujourd’hui étiré jusqu’à la gare, le bourg trouve son origine autour du château, à l’extrémité nord-ouest. Avec ses toits couverts dans les années 1970 de tuiles vernissées aux couleurs chatoyantes et sa référence à Philippe le Hardi, le château affiche clairement une identité bourguignonne chère à la Côte viticole mais de facture récente fortement appuyée sur l’Hôtel-Dieu de Beaune. La tour carrée et le système de rempart semi-circulaire entourant une cour et protégé par des fossés appartiennent probablement à une maison forte de la fin du 14e siècle ou du début du 15e siècle qui remplace une construction précédente dont l’origine remonte au 4e siècle, tandis que le bâtiment accolé à la tour est une adjonction du 18e siècle. Les deux majestueux platanes en avant du portail auraient été plantés sous Henri IV ce qui les place parmi les arbres les plus vieux de France.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

D’un point de vue paysager, le sentier offre, en plus du point de vue remarquable depuis les Trois Croix, trois grands ensembles naturels : la vigne pour 50% du parcours, la forêt, les prairies et la lande pour l’autre moitié de la promenade. 

La forêt, les prairies et la lande sont des espaces d’intérêt écologique européen inscrits au zonage « Natura 2000 » sous le nom de « pelouses et forêts calcicoles de la Côte et Arrière-Côte de Beaune ». 

C’est ici que les entomologues (*1) en herbe doivent s’attarder. Sortez vos loupes ! Ici il y a du monde à observer. En effet, les pelouses sont des lieux peuplés de nombreuses espèces d’insectes, criquets, sauterelles, mantes, araignées et autres grillons pour ne citer que celles-là.

De mai à septembre, lors de votre promenade, tendez l’oreille et vous pourrez distinguer ces différents « chanteurs » qui se produisent dans la lande.

Certains insectes sont en effet très bruyants et ce sont toujours les mâles ; les sons produits ont pour objet, soit la séduction, soit la défense d’un territoire. 

Ainsi, les criquets et les sauterelles qui foisonnent dans les pelouses « stridulent ». Il ne s’agit pas d’un chant mais plutôt d’un son produit par le frottement du fémur de la patte postérieure sur les élytres protectrices des ailes (*2). Le fémur est équipé de petites dents semblables à une râpe qui en frottant l’élytre génère ce « tzzz-tzzz-tzzz-tzzz » caractéristique. 

De son côté, le grillon se positionne juste devant son terrier puis entame sa très sonore stridulation pour charmer ces dames. Cette fois, ce sont les élytres, équipées aussi de dents râpeuses, qui, frottées l’une contre l’autre, produisent le son. Il est à noter que le grillon, préalablement à son « chant », est capable de réduire sa capacité auditive afin de ne pas être assourdi par sa propre stridulation. 

Enfin, plus discrète mais non moins connue, la cigale des montagnes se fait parfois entendre aux abords de la forêt lors des chaudes journées

La cigale ne stridule pas mais cymbalise. Pour elle il n’y à pas de friction de l’un ou l’autre de ses organes car elle possède un organe spécifique à cette fonction. La bestiole possède une cymbale au niveau abdominal qu’elle comprime à l’aide d’un muscle puissant pour générer le son. Les cigales possèdent par ailleurs un tympan rudimentaire et ne sont capables d’entendre que les individus de leur propre espèce situés à moins de 500m. Toutefois, ces insectes suceurs de sève restent assez discrets et seul la cymbalisation permet de détecter leur présence. 

Enfin, comme pour toute chaine alimentaire des insectes carnivores profitent de cette manne providentielle. Ainsi les mantes religieuses et l’agriope faciée (araignée), toutes deux à l’affût, attendent patiemment leur repas.

*1 Entomologue  ou entomologiste : personne qui étudie les insectes.

*2 Voir schéma.

Conseil Général © H. DEVALLEZ

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