Circuit non itinérant

Localisation

Pontailler-sur-Saône

départ : Office de tourisme 3, rue du 8 mai 1945

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

3 à 4h

Longueur

15 km
Balisage jaune
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Ce circuit vous permettra de longer la Saône et le Canal de la Marne à la Saône, entre Champagne et Bourgogne, par les chemins de halage. De Heuilley-sur-Saône, un charmant village aux pavés de la Voie Romaine et jusqu'à l'Ecluse du Tremblant (à Maxilly-sur-Saône), vous marcherez sur les traces des mariniers d'autrefois. A Pontailler-sur-Saône, vous pourrez vous rafraîchir et rêvasser au bord de la Saône. A ne pas rater !

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Descriptif du circuit

1 Départ de l'office de tourisme (3, rue du 8 mai 1945) : possibilité de stationnement dans la cour de l'Hôtel de Ville.

2 Prendre à droite en sortant de l'office de tourisme. Tourner à gauche avant le pont.

3 Suivre le chemin de halage jusqu'à l'écluse. Laisser une partie de l'écluse sur la droite.

4 Traverser le pont de l'écluse, prendre tout de suite à gauche puis à droite et suivre le chemin sur 1 km.

5 Au bout de la ligne droite, tourner à gauche pour rentrer dans le bois (montée courte mais raide), et longer le canal.

6 A la sortie du bois tourner à droite.

7 Prendre ensuite le chemin de gauche et longer toujours la Saône jusqu'au barrage.

8 Traverser le pont, prendre à gauche puis à droite en longeant la D25.

9 Au croisement suivant, tourner à droite (chemin de cailloux blancs) pour rentrer dans le village, dans l'axe de l'église (Maison de la Pêche).

10 Prendre à droite rue de l'Eige. Continuer tout droit vers les champs.

11 Au croisement avec la route D25, tourner à gauche.

12 250 m plus loin, tourner à droite. Suivre le chemin de terre.

13 Traverser la D25 d. Tourner à gauche puis tout de suite à droite. Longer l'usine BARBOT.

14 Au bout du chemin de terre battue, passer le pont du canal de la Marne à la Saône, entre Champagne et Bourgogne, puis prendre tout de suite à gauche.

15 Longer le canal et prendre à droite pour revenir sur Pontailler-sur-Saône. Longer la Saône en empruntant le même chemin qu'à l'aller.

Côté patrimoine

La Saône a été de tout temps une ligne sinueuse séparant des territoires et des hommes. Entre Lingons et Séquanes à l’époque gauloise. Entre Bourgogne et Franche-Comté maintenant. Elle est aussi, depuis la plus haute Antiquité, un axe important de communication entre le monde méditerranéen et l’Europe du Nord. Aujourd’hui, vagabondages de la rivière et aménagements de toutes sortes ont laissé des traces qui façonnent un paysage naturel, patrimonial ou technique à découvrir avec attention.

D’étranges pavés usés affleurent à Maxilly-sur-Saône, rares témoins de la voie romaine qui longeait la rivière sur la rive droite ou d’un chemin de halage fortifié plus tardif. Quelques noms de lieux évoquent les gués anciens où les chemins traversaient la rivière, aujourd’hui disparus sous les eaux relevées par les aménagements modernes comme à Port-Saint-Pierre avec le barrage d’Heuilley-sur-Saône. Certains ponts, encore, trahissent leur existence très ancienne dans le nom des bourgades qu’ils ont fait naître comme ce pont Liadi à l’origine supposée de Pontailler !

Rivière nonchalante aussi, la Saône a abandonné quelques vieux lits au bord desquels paressent toujours quelques lavoirs. A Pontailler, ils présentent la caractéristique intéressante d’être au fil de l’eau et à plancher mobile.

Rivière capricieuse enfin, la Saône devait être partiellement maîtrisée pour être navigable toute l’année. C’est l’objectif du canal d’Heuilley creusé en 1839. En 1907, il est intégré au canal de la Marne à la Saône, commencé à l’autre extrémité en 1863, permettant enfin à celui-ci d’opérer sa jonction avec la Saône. Les ouvrages d’art qui le ponctuent - écluses (celle du Tremblant à Maxilly-sur-Saône notamment) et ponts - forment une part importante du patrimoine rencontré le long de ce circuit qui emprunte l’ancien chemin de halage.

Et si les cris des bateliers sont devenus murmures sur cette voie d’eau qu’ils appelaient « canal d’Heuilley », plaisanciers de ce canal renommé « entre Champagne et Bourgogne » comme amoureux de la pêche et randonneurs trouveront ici l’occasion d’une rencontre, surtout en poussant les portes de la Maison de l’eau, de la pêche et de la nature, centre d’interprétation situé dans le charmant village d’Heuilley-sur-Saône.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Depuis votre départ de Pontailler-sur-Saône, vous allez suivre la Saône. Sur ce tronçon, la rivière présente de grands méandres. En effet, la pente faible de la vallée combinée au débit soutenu de la rivière est propice au développement de ces nombreuses et majestueuses courbes. Ce paysage de prairies où serpente le cours d’eau et ses bras morts appelés « losnes » est un milieu naturel en partie façonné par l’homme ; il résulte de nombreux aménagements destinés à rendre la Saône navigable.

Arrivé à la première écluse, l’ambiance change : tout devient rectiligne, minéral, la couleur de l’eau verdit et la turbidité (teneur en matières en suspension qui troublent l’eau) s’accentue sous l’effet de la navigation. Vous arrivez sur le canal qui relie la Marne à la Saône.

Depuis les berges, ces deux environnements que sont le canal et la rivière peuvent sembler proches. En fait ils présentent des caractéristiques écologiques très différentes.

On pourrait par exemple penser que les poissons de la Saône vivent dans ce canal et vice-versa. C’est vrai pour certaines espèces comme le sandre ou l’anguille. D’autres ne le peuvent pas, comme le goujon. En fait, les eaux du canal se réchauffent vite et, combinées à des courants faibles, elles permettent un développement végétal très important. Ce réchauffement, l’été notamment, diminue très fortement le taux d’oxygène dissous dans l’eau et cette contrainte favorise la présence de poissons moins exigeants de ce point de vue.

C’est ainsi que d’importantes populations de perches soleil et de poissons-chats se sont développées dans le canal. Ces deux poissons originaires d’Amérique concurrencent les poissons autochtones de par leur voracité et leur développement rapide. De plus, ils n’ont pas de prédateur spécifique dans nos contrées. Pourtant petits, cinq centimètres pour le premier et vingt pour le second en moyenne, ils n’en demeurent pas moins de vraies nuisances pour le milieu naturel car ce sont de gros consommateurs d’alevins et d’œufs de poisson.

Cette voracité leur vaut le statut d’espèce nuisible. Les pêcheurs qui en capturent régulièrement n’ont d’ailleurs pas le droit de les transporter vivants. Ceci dans le but de limiter les risques d’invasion dans d’autres plans d’eau.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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