Circuit non itinérant

Localisation

Vitteaux

départ : Parking devant la Maison de Convalescence de Vitteaux

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2 à 2h30

Longueur

8 km
Balisage jaune
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Cette randonnée vous emmène au coeur de l'Auxois, à la rencontre de son patrimoine naturel et historique. En chemin, vous découvrirez les vestiges du Camp de Myard. Il s'agit d'un ancien habitat fortifié néolithique des premiers éleveurs en Auxois. C'est un exceptionnel témoin des architectures de prestige de l'Age de Bronze, du 4ème millénaire au 9ème siècle avant J.-C (plaquette en vente à l'office de tourisme de Vitteaux). Les principaux vestiges architecturaux aujourd'hui visibles sont ceux de la dernière occupation à la fin de l'Age de Bronze : rempart et tours. Les armes, outils, parures et poteries découverts sur le site sont conservés au Musée Archéologique de Dijon (avant d'emprunter le sentier, rendez-vous à l'office de tourisme de Vitteaux et prenez connaissance de l'exposition consacrée au Camp de Myard, présentée dans ses locaux). Puis admirez l'église de Vesvres du début du 13ème siècle avec son clocher couvert d'une flèche octogonale en tuf, une nef remaniée et un portail trilobé. Lorsque vous traverserez Vitteaux, au départ ou au retour, vous passerez au-dessus de la Brenne. Ce cours d'eau prend sa source à Sombernon et il alimente l'un des réservoirs du canal de Bourgogne, le réservoir de Grosbois. Autrefois il apportait ses eaux aux fossés des fortifications médiévales. A Vitteaux ne manquez pas les halles, les maisons classées, la tour, les remparts, l'église (orgues, galeries sculptées)...

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

(8 à 14)« Vous randonnez dans une zone de pâturage ovin et bovin, ne pas s’approcher des animaux, contourner le troupeau et ne pas le traverser, refermer les clôtures et barrières, tenir les chiens en laisse ! »

 

 

 

 

son Le mot du randonneur :

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

0 Depuis le centre ville de Vitteaux, prendre la D70 en direction de Precy-sous-Thil. Une fois au monument aux morts (Place du Monument et du Souvenir Français), emprunter la rue Gueniot en suivant le fléchage « Maison de convalescence ».

1 Le départ du sentier s’effectue devant l’entrée de la Maison de convalescence "La Fougère". Prendre le chemin blanc à gauche de la maison de convalescence, le long d’un grand mur..

2 Arriver peu après à une petite esplanade équipée d’un banc. Prendre à gauche jusque la route départementale.

3 Emprunter la route départementale à droite et la suivre en direction du village de Vesvres, visible devant vous.

4 Prendre le premier chemin de terre à droite et le suivre en arc de cercle jusqu'à l’entrée de Vesvres.

5 Dans le village monter à droite la route principale.

6 Prendre à gauche dans le chemin de terre.

7 Traverser la route départementale et poursuivre en face. Monter au milieu des prés pour arriver à la petite route goudronnée. La suivre à droite jusqu’à l’entrée du site de Myard.

8 Pénétrer dans le site en passant le portail métallique. Veillez à bien le refermer afin d’éviter la fuite des moutons.

9 Une fois sur l’embranchement vous pouvez choisir, soit de visiter l’éperon barré de Myard, soit de redescendre sur Vitteaux.

10 Arrivé au banc installé devant le point de vue sur Vitteaux, vous êtes invité à vous rendre, en suivant la sente dans les herbes, jusqu’au promontoire en bois que l’on découvre plus haut, pour contempler les restes de fortification. Une fois la visite du site effectuée, vous êtes de retour au point 9. Descendre le chemin forestier jusqu'au passage en bois réalisé dans la clôture à droite.

11 Le Franchir et emprunter la sente forestière qui descend.

12 A la sortie du bois franchir le deuxième passage aménagé et descendre en direction de l’arbre (nord-est). Traverser le bosquet qui se trouve derrière et trouver le troisième et quatrième franchissement de clôture.

13 Après ces franchissements orienter à nouveau la descente sur l’alignement d’arbres qui forme une avancée dans le pré (direction nord-est). Passez au milieu des arbres.

14 Atteindre le dernier franchissement de clôture. Le passer et descendre en surplomb en gardant la petite combe sur la gauche. Poursuivre enfin le chemin jusqu'à la Maison de convalescence.

 

Côté patrimoine

8 000 mètres pour 6 000 ans ! Ou comment remonter le temps, sur ce circuit de 8 km, pour découvrir Vitteaux avant Vitteaux… C’est-à-dire le camp fortifié de hauteur établi à l’époque néolithique sur la « Montagne de Myard » qui s’élève au sud-ouest du bourg actuel. A une altitude de 510 m, le Camp de Myard est du type éperon barré, c’est-à-dire un habitat installé à l’extrémité resserrée d’un haut plateau, dont les parois abruptes assurent la protection sur trois côtés, tandis qu’un mur puissant assure la défense du côté de l’accès dans la continuité du plateau. Plusieurs panneaux explicatifs permettent de mieux comprendre la restitution archéologique de ce mur et l’organisation générale de ce site fréquenté dès le Néolithique moyen, au 4e millénaire avant notre ère, et à l’extrême fin de l’âge du Bronze, au 8e siècle avant notre ère. La notion d’éperon barré prend alors tout son sens, le camp de Myard étant l’un des plus spectaculaires et des mieux connus de Côte-d’Or.

Le circuit offre par ailleurs plusieurs points de vue intéressants sur le bourg qui s’est développé le long de la rivière, au pied de l’ancien château des comtes de Chalon. Ce puissant château, élevé au 12e siècle sur le promontoire dominant la confluence de la Brenne et du ru de Bâtarde, a été presqu’entièrement rasé sur ordre du roi en 1631, en représailles contre un seigneur trop turbulent. Cependant, son emplacement marque encore fortement le paysage. Le bourg s’est développé des deux côtés de la Brenne, à l’abri de fortifications dont il reste quelques éléments. Plusieurs bâtiments dignes d’intérêt comme les halles (13e – 17e siècles), la maison Bellime (13e siècle) ou quelques maisons à pans de bois attestent aujourd’hui des périodes opulentes de Vitteaux. Et près de la rivière, dans le centre du bourg, le lacis de ruelles est un héritage de l’époque médiévale. D’apparence très calme, il est pourtant le théâtre d’une étrange atmosphère quand, le soir venu, les curieuses silhouettes imaginées par l’artiste plasticien Christian Boltanski, en 2004, se projettent sur les murs comme un appel à la terrible Merlusine, reine des eaux souterraines où elle entraîne les enfants !

Curieusement excentrée par rapport au village, l’église Saint-Germain dresse son clocher tors sur une hauteur voisine de celle du château, mais de l’autre côté de la Brenne ! Elle mérite le détour, ne serait-ce que pour admirer le remarquable triptyque représentant la Trinité peint par Nicolas de Hoey en 1592 ou l’étonnante tribune d’orgue en bois, ornée de délicates sculptures, provenant de l’ancien jubé du 15e siècle.

En s’éloignant de Vitteaux, à la sortie du bourg, le chemin passe près de l’hôpital local qui perpétue l’hôpital Saint-Nicolas implanté à la fin du 17e siècle et dont le bâtiment principal construit en 1748 expose sa composition harmonieuse sur la rue Audifred. Avant d’emprunter la route départementale 117 pour gagner le plateau, un dernier coup d’œil sur le bourg dévoile un ancien pigeonnier au milieu d’une prairie, emplacement significatif pour une telle construction, assez fréquente en Côte-d’Or, dont l’utilité était de récolter la fiente des volatiles servant d’engrais pour les cultures.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

« C'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »

Le sentier de Myard vous propose de partir à la découverte d’une curiosité géographique, un éperon. Depuis Vitteaux vous allez progresser sur le flanc est de ce relief, au cœur d’un paysage typique de la vallée de la Brenne, le bocage. Cette vallée, où l’élevage est prédominant, dispose d’un très beau maillage de haies qui donne un caractère bucolique à la randonnée.

La haie possède de nombreux intérêts du point de vue du naturaliste. Elle représente en effet une variété de milieux très attractifs pour la faune, suivant son profil, son exposition ou la variété des essences qui la constituent. De par sa forme la haie peut être considérée comme une micro-lisière forestière. Elle apporte fraicheur, nourriture, abri à ses habitants. Du fait du maillage qu’elle constitue, la haie est par ailleurs un vecteur d’expansion des espèces animales et végétales car elle permet souvent de relier différentes entités naturelles en favorisant ainsi le brassage des populations. En ce sens, elle lutte contre la disparition des espèces. La haie joue ainsi le rôle de corridor écologique. Par ailleurs, elle présente l’avantage de retenir les terrains et de filtrer les eaux de ruissellement et d’infiltration du plateau.

L’autre particularité remarquable du sentier est l’éperon de Myard. Il s’agit en fait d’un prolongement du plateau sur une longueur de 1 200 m et une largeur de 250 m. Au fil du temps, la Brenne et son affluent le ruisseau de Miard ont érodé le calcaire du bajocien moyen* qui coiffe le plateau. C’est cette particularité que les hommes ont su déceler et mettre à profit pour se défendre. Une carte géologique permet de très bien visualiser les proportions de l’éperon. Du fait de la nature très différente du sous-sol de l’éperon de Myard et de la plaine, les paysages y sont également complètement différents. Sur ce bout de plateau, le sol est sec et la végétation s’en ressent : les arbres peinent à pousser et la pelouse est reine.

Les moutons remplacent alors les vaches charolaises qui paissent quant à elles sur des terrains plus riches. Par surcroît, le pâturage sur le site de Myard est extensif, ce qui permet d’avoir une pression modérée sur la végétation tout en limitant l’invasion des arbres et arbustes. Cette pratique est très utilisée dans la gestion des milieux naturels car elle permet une intervention douce, propice à la quiétude des sites et au développement de la biodiversité.

Site naturel classé, cette vaste zone de 36 hectares est par ailleurs un refuge très apprécié des insectes et de certains oiseaux des milieux ouverts. Au printemps, les papillons s’affairent sur les fleurs et, plus tard dans la saison, ce sont les stridulations des grillons et autres criquets qui sont chargées d’animer le site.

Enfin le retour sur Vitteaux réserve encore quelques surprises insoupçonnées à la simple lecture de la carte. Mais nous n’allons pas tout vous dévoiler . . .

*Bajocien – 170 millions d’années

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

Carte interactive
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