Circuit non itinérant

Localisation

Brion-sur-Ource

départ : Au pont de l'Ource - stationnement aux abords immédiats

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2 à 3h

Longueur

8 km
Balisage jaune
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La première partie du sentier longe la vallée de l'Ource où vous pourrez observer les clôtures des jardins en libes. Il s'agit de pierres plates posées sur champ extraites autrefois des carrières locales. Chênes, hêtres et sapins sont les essences dominantes à découvrir. Un sous-bois magnifique bordé de murets recouverts de mousse conduit à la table aux loups. Ces pierres taillées par le temps invitent à l'évasion : en fermant un peu les yeux on pourrait voir ce loup solitaire, par un soir de lune, qui domine son territoire.

Itinéraire à éviter en période de chasse. Se renseigner à l'Office National des Forêts. Protéger l'environnement et particulièrement les espèces végétales rares (jolibois, orchis, gentiane...).

 

 

 

son Le mot du randonneur :

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ de la place Auguste Baudot, vers la salle des fêtes (parking). S'engager à gauche dans la rue de l'Abreuvoir, gagner le pont enjambant l'Ource. Toujours à droite, longer l'Ource, emprunter la rue du Moulin en observant les jardins clos de libes (pierres plates, extraites autrefois des carrières locales). Passer le pont du chemin de fer.

2 Suivre le chemin sableux, tout droit en descendant.

3 A l'embranchement, prendre le chemin montant pierreux, virant légèrement à gauche. Continuer jusqu'à une sapinière, la traverser et entrer en forêt.

4 S'engager à gauche dans une grande ligne droite en forêt sur environ 800 m.

5 Virer à gauche. Après 400 m, tourner à droite. Suivre en sous-bois le fléchage. Le chemin repart vers le Nord. Après 1500 m, arrivée à la Table aux Loups (trois excroissances de pierres façonnées par l'érosion).

6 Monter le chemin. A gauche, à découverte, longer les cultures. Suivre le chemin herbeux. En sous-bois, observer à gauche une cabane de carriers.

7 A gauche, descendre le sentier jusqu'au vallon bordé de murets. L'emprunter à droite. Après la montée, voir une cabane de carriers. 

8 A découvert le village apparaît. Aller tout droit pour le rejoindre.

 

Côté patrimoine

Tout au long de ce circuit forestier, chaos rocheux et vestiges minéraux émergent au milieu des colosses végétaux de la belle forêt Châtillonnaise. Longtemps dominante, l’activité des carriers reste perceptible à travers quelques cabanes de pierres sèches aperçues entre les frondaisons et par endroit, par les « libes », ces murets formés de grandes pierres plates extraites localement et dressées, qui clôturent encore jardins potagers et champs.

Cachée au cœur des profondeurs fraîches et humides du sous-bois, « la table aux loups », amas rocheux sculpté par l’érosion, invite à la rêverie et convoque bien des légendes. Ainsi, l’ambiance particulière créée par le lieu engage qui le veut à imaginer l’animal, seul ou en meute, hurlant à la mort les nuits de pleine lune. Le village de Brion-sur-Ource, point de départ du circuit, recèle un patrimoine digne d’intérêt.

L’occupation très ancienne du site, déjà choisi pour permettre à la voie romaine joignant Langres à Auxerre de franchir la rivière, est attestée par quelques objets gallo-romains et du haut Moyen-âge conservés pour certains au musée de Châtillon-sur-Seine. Le remaniement au siècle dernier du pont construit en 1680 sur ordre des États de Bourgogne témoigne de l’importance constante de ce point de passage.

De chaque côté de ses nombreuses arches, anciens moulins et lavoirs se reflètent encore dans l’onde de part et d’autre de la promenade du Pâtis. Quant à l’église Saint-Hippolyte, elle abrite de remarquables œuvres d’art, certaines provenant du couvent des Cordeliers de Châtillon-sur-Seine comme la très belle statue de la Vierge à l’Enfant en pierre polychrome du 14e siècle.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Le circuit de la table aux loups est en grande partie forestier ; il  permet de découvrir la spécificité de la forêt châtillonnaise. Le climat continental prononcé de ce secteur combiné à une pluviométrie abondante (1000 mm/an) permet le développement de belles forêts de chênes et de hêtres.

Dans ces forêts fraîches et humides, on rencontre régulièrement des espèces montagnardes telles que l’emblématique sabot de Vénus. Fréquente dans le massif du Jura, la plus grande des orchidées françaises ne pousse que sur quelques coteaux humides du  pays châtillonnais. La trouver est une affaire de spécialiste.

Beaucoup plus visibles et surtout beaucoup moins discrets au printemps, des oiseaux se partagent les cimes pour élever leurs petits. Le Pic noir par exemple fait partie de ceux-là, avec une ossature puissante, coiffé d’une crête de plume rouge vif, le plus gros de nos pics, de la taille et la couleur d’un corbeau, entame le creusement de son nid. Tel un marteau piqueur, son bec frappe le tronc avec vigueur (toctoctoctoc). Il lui faudra plusieurs semaines pour terminer son ouvrage. Le pic choisit l’arbre et l’endroit avec soin. Il faut, suffisamment de nourriture à proximité de l’arbre pour la progéniture, que le nid soit  abrité des vents dominants et de la pluie et enfin difficilement  accessible aux prédateurs. Curieusement notre pic creuse parfois plusieurs nids. Malheureusement pour lui, ses cachettes font de nombreux envieux et beaucoup de voisins convoitent sa demeure. Ainsi la saison suivante, quand revient le moment de constituer le nid, c’est tantôt un loir, tantôt un étourneau, mais souvent une petite chouette qui occupe les lieux.

Le nyctale de Tengmalm est une chouette lapone spécialisée dans le « squat » des loges de pic et dont l’aire de répartition est centrée sur l’Europe du nord. Le petit rapace fréquente le même milieu naturel que le pic noir mais niche plus tôt dans la saison, c’est pourquoi il exploite les cavités laissées par le pic. Sans ces niches laissées libres, cette chouette ne pourrait pas occuper les forêts de Côte-d’Or.

Suivant la saison à laquelle vous emprunterez le sentier, en observant avec attention les troncs qui jalonnent le parcours, vous pourrez observer les cavités des nids, trouver les lambeaux de construction au pied des troncs ou encore entendre le bruit répété des coups que le pic assène à l’arbre.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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