Circuit non itinérant

Localisation

Aignay-le-Duc

départ : Parking de la mairie

Niveau de difficulté

Facile

Durée

4 à 5h

Longueur

12 km
Balisage jaune
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D’Aignay-le-Duc à Etalante, entre patrimoine bâti traditionnel et patrimoine naturel exceptionnel
Au départ d’Aignay-le-Duc, c’est en arpentant le plateau que vous atteindrez la ferme forte de la Pothière, un ancien manoir qui constitue un ensemble typique de l'architecture bourguignonne des XV et XVIème siècles. Puis en entrant dans le joli village d’Etalante, vous rejoindrez son joyau, « le cirque de la Coquille », site naturel classé, au creux duquel la Coquille prend sa source. Vous suivrez le sentier de découverte balisé par le Conservatoire d’Espaces Naturels de Bourgogne puis rejoindrez Aignay-le-Duc par le vallon de la Coquille. La descente vers le bourg offre une belle vue sur ses maisons anciennes aux toits de tuiles vernissées d'où émerge la silhouette gothique de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul construite au XIIIème siècle.

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1Départ du parking de la mairie d’Aignay-le-Duc. Le balisage débute devant l’antenne de l’office de tourisme. Gagner le plateau en montant à gauche aux pieds des escaliers.

2 Au croisement prendre à gauche puis 500 m plus loin prendre le chemin à droite. Continuer la traversée du plateau sur environ 2 km.

Ž3 Arriver devant la Ferme de la Pothière puis remonter à gauche par la petite route goudronnée.

4 Au calvaire, prendre la D901 à droite. La longer sur 50 m pour redescendre en face dans la petite combe.

5 Arriver à la laiterie et prendre à droite en direction d’Etalante. Passer à proximité du lavoir de la Charme, daté de 1885, et rejoindre le cirque de la Coquille.

6 A l’entrée du site (aire de pique-nique), suivre le circuit découverte réalisé par le Conservatoire des Sites naturels Bourguignons.

7 Revenir à la laiterie et suivre le chemin qui longe la vallée de la Coquille.

8 Arriver aux quartiers hauts d’Aignay-le-Duc redescendre en direction de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul du XIIIè s.

Côté patrimoine

Au départ du circuit, la mairie (1886) - à la porte symboliquement ornée - s’impose au regard. En revanche, il est facile d’ignorer les anciens bâtiments du chemin de fer départemental (1891) où débute le balisage. La silhouette caractéristique de la gare désaffectée du tacot se dresse pourtant telle qu'à l'origine au milieu de la vaste esplanade autrefois couverte de rails. Elle semble en attente d’un train sorti d'une carte postale ancienne, aligné le long du quai toujours en place devant l’ancienne halle marchandises à toiture débordante accolée au bâtiment voyageurs.

Plus au sud, le circuit rencontre une autre silhouette remarquable. A mi-pente de la vallée du Revinson, la ferme isolée de La Pothière règne sur le plateau cultivé s'étendant entre Revinson et Coquille. Si son aspect clos suggère une certaine insécurité, sa première mention dans les archives en 1574 l'inscrit surtout dans le renouveau économique qui suit la dépression de la fin du Moyen Âge. Le bâtiment le plus ancien occupe l'angle nord-ouest. Son architecture relève de cette période avec ses fenêtres ornées d’une accolade et sa tour d'escalier sur la cour. Sur le côté, un pigeonnier du 17e siècle, orné d’un cadran solaire, symbolise une agriculture prospère utilisant la fiente des volatiles comme engrais. Les autres bâtiments datent du 19e siècle et correspondent aux noms gravés sur la croix à côté du porche. Respectant probablement une disposition ancienne, ils s'inscrivent ainsi dans l’occupation continue des lieux révélée par les archives.

De l’autre côté du plateau, le village d’Etalante semble le gardien du site exceptionnel de la Coquille. S’écoulant d’une bouche mystérieuse au fond d’un cône creusé dans le plateau, cette rivière, selon la tradition, est le royaume de la fée Greg qui emporte les enfants dans les profondeurs. Dans l'Antiquité, la source revêtait un caractère sacré révélé en 1957 par la mise au jour d’une statue de divinité et d’ex-voto en pierre gallo-romains visibles au musée du Pays Châtillonnais – Trésor de Vix.

Au 18e siècle, c’est la force motrice de cette rivière qu’utilisait le premier des moulins établis sur son cours jusqu’à la Seine. Il est difficile d’imaginer aujourd’hui une telle construction dans ce site naturel protégé mais ses vestiges et une pierre de meule sont bien visibles sur le chemin. Passé le lavoir de la Charme (1881), le moulin d’Etalante a cessé de battre le grain depuis 1914. En aval, le « moulin Gelot », comme l'appellent les anciens du village, utilise remarquablement le site creusé par la Coquille. Actif jusqu’en 1920, il a ensuite servi de laiterie de 1924 à 1968. Désormais, c’est une commande de vanne rouillée d’un bief inutile qui se dresse devant la façade où se voit une pancarte « vieille laiterie » récemment apposée.

Une ancienneté plus marquée se rencontre à la Grande Forge d’Aignay-le-Duc mentionnée dans un texte de 1382. Abandonnée au 19e siècle, elle renaît centrale électrique en 1904. Elle est aussi scierie et le reste jusqu’aux années 1950.

Le coude suivant de la rivière est occupé par le bourg d’Aignay. Son nom évoque la résidence en ces lieux des ducs de Bourgogne. Au 13e siècle le château ducal veillait sur les habitations depuis l’éperon rocheux dominant la rivière au sud-est. Détruit par ordre de Louis XI après 1477, il n’en reste que la plate forme triangulaire longée par ce circuit en arrivant à Aignay. La descente vers le bourg offre une belle vue sur ses maisons anciennes aux toits en tuiles de Bourgogne d'où émerge la silhouette gothique de l’église Saint-Pierre et Saint-Paul construite au 13e siècle.

Conseil Général ©  Benoît OUDET

(Ce texte a bénéficié des informations apportées par Dominique LAGOUTTE, conservateur bénévole du site de la Coquille et membre de l'association des Amis du Canton d'Aignay-le-Duc.)

 

Côté nature

Coquille un jour, Coquilles toujours !

Le circuit de la Coquille n’existerait pas sans son joyau « le cirque de la Coquille ». Curiosité géologique, ce site est l’unique représentant des beautés qu’offre parfois l’érosion des sols sur les plateaux calcaires. De fait, il a été classé au titre de la protection des paysages dès 1932 ; il est actuellement géré par le Conservatoire d’Espaces Naturels de Bourgogne, une association de gestion et de protection de la nature.

Aignay-le-Duc, la commune d’où démarre le sentier doit au ruisseau de la Coquille, la protection de son vallon. Toutefois, la source et le site du cirque ne seront accessibles que dans la seconde partie de la randonnée. Une fois sorti du vallon, le plateau châtillonnais révèle son horizon cultivé et livre l’ampleur de son immensité jalonnée ça et là de ruisseaux encaissés.

Lorsque vous aurez franchi la route départementale 106 (point numéro quatre du descriptif technique du sentier) vous pourrez observer la situation générale du site du cirque de la Coquille dans son environnement.

Mais d’où provient ce nom de Coquille ? Son origine est incertaine mais plusieurs hypothèses existent. Tandis que d'aucuns avancent la forme particulière du site dont les cônes de déjection des éboulis du cirque évoqueraient les sillons d’un animal coquillé, d’autres préfèrent rechercher l’origine dans la présence d’une ancienne voie du chemin de Saint Jacques de Compostelle, hypothèse confortée par la présence d’une coquille gravée sur le site de la ferme de la Pothières.

Le naturaliste imaginera, quant à lui, une origine géologique accréditée par la forte densité de fossiles en forme de coquilles dans le lit du ruisseau.

Pour expliquer cette présence , il faut savoir que la résurgence du ruisseau de la Coquille est liée à une strate géologique imperméable située à la base du cirque. Constituée de marne*1, cette couche géologique s’est déposée il y a 168 millions d’années durant le Jurassique moyen. A cette époque, la mer recouvrait Etalante . Les fonds vaseux, qui se sont sédimentés, abritaient des colonies parfois importantes d’huîtres de petite taille (Ostréa acuminata de 5cm de longueur environ ).

Le courant du ruisseau, par son effet érosif et collecteur sur le substrat, aurait ainsi au fil des ans détaché les fossiles des marnes sédimentaires pour les emporter en aval où ils se seraient déposés jusqu'au jour où le ruisseau à été canalisé pour alimenter le moulin d'Etalante.

Il y a maintenant bien longtemps que la mer à quitté Etalante mais des mollusques aquatiques vivent toujours aujourd’hui dans le ruisseau. Ainsi la limnée qui se nourrit des plantes aquatiques perpétue le lien imaginaire entre la Coquille et les mollusques.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

*1 Marne : La marne est une roche sédimentaire composée d’argile et de calcaire.

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