Circuit non itinérant

Localisation

Bligny-sur-Ouche

départ : Place de l'hôtel de ville de Bligny-sur-Ouche

Niveau de difficulté

Facile

Durée

3h

Longueur

10.7 km
balisage jaune
Fichier KML Fichier GPX
Signaler un
problème
Imprimer la fiche

Circuit varié qui permet d'avoir des vues magnifiques sur les villages de Vic-des-Prés, Ecutigny et Bligny-sur-Ouche. Il peut être fait en toutes saisons car il ne traverse pas de forêts.

Topoguide

2 possibilités de départ : place de l'hôtel de ville de Bligny-sur-Ouche ou esplanade de la gare de Bligny-sur-Ouche.

1 Prendre la ruelle Morizot entre le restaurant le Val d’Ouche et le bureau de tabac. Tourner à droite pour rejoindre ma route d’Arnay-le-Duc (D970). Tourner à gauche et suivre cette route jusqu’à l’esplanade de la gare de Bligny-sur-Ouche.

2 Prendre la petite route à gauche très pentue au lieu-dit « le Chatelet ». En haut, se retourner pour regarder le village de Bligny-sur-Ouche. Puis laisser sur la droite le premier chemin, continuer puis laisser à gauche la route goudronnée qui descend à Vic-des-Prés.

Ž3 Continuer jusqu’à Nuas. Vue sur les villages de Vic-des-Prés, Ecutigny, Bligny-sur-Ouche, sur les monts du Morvan, le pays d’Arnay-le-Duc et les paysages typiques des pâturages de l’Auxois.

4 A Nuas, tourner à droite et suivre la RD115 quelques mètres puis prendre à droite la route qui descend à Oucherotte. Panorama magnifique sur la Vallée de l’Ouche et Bligny-sur-Ouche.

5 Traverser la voie ferrée puis l’Ouche. On retrouve le chemin du rail d’Antan. Traverser le RD33 en laissant la fontaine à gauche. Prendre la rue des Jonquilles en montant jusqu’à un embranchement où l’on prend à droite.

6 Continuer ce chemin qui longe les carrières puis descendre à Bligny-sur-Ouche. Traverser la RD33, suivre la rue du Moulin jusqu’à la RD970.

Patrimoine

Chemin de la montagne

Entre la partie haute, dominée par l’église, et la partie basse, avec ses moulins le long de l’Ouche, l’imposante mairie halles de Bligny-sur-Ouche s’étire comme un trait d’union. Édifiée en 1837, elle symbolise une ville prospère où les échanges sont importants. Il n’est donc pas étonnant de rencontrer sur ce circuit tout un patrimoine lié au voyage.

En premier vient l'ancien relais de poste des Trois Faisans. Cher aux habitants de Bligny, son nom s’inscrit fièrement en lettres gothiques sur la façade au-dessus de la porte cochère, si bien nommée en de tels lieux ! Un peu plus loin, la maison de garde-barrière et la passerelle métallique voisine évoquent discrètement la ligne ferroviaire Epinac – Pont d’Ouche fermée en 1968. De cette ligne, la quatrième établie en France entre 1829 et 1835, le tronçon Bligny - Pont d’Ouche a été recréé pour la circulation du chemin de fer touristique de la vallée de l’Ouche inauguré à l'été 1978.

Cette nouvelle activité profite à la gare toute proche sur laquelle le parcours offre une intéressante vue d'ensemble. Avec son style PLM (Paris Lyon Méditerranée) si caractéristique, le bâtiment voyageurs construit en 1905 est le plus remarquable. Baies au linteau incurvé, plaques bleues émaillées aux lettres blanches identifiant les différents espaces, grosse horloge et altitude gravée sur l’angle sud rappellent à merveille un passé encore proche. Il ne manque que la verrière accolée à ce bâtiment pour retrouver complètement l’ambiance d’origine par ailleurs si présente dans le cabanon propret des toilettes, commodités indispensables quand les wagons en étaient dépourvus ! À l’écart de l’espace voyageurs, selon les usages de la compagnie PLM gestionnaire à partir de 1886 d'une ligne progressivement étendue jusqu'à Dijon, la halle marchandises ne connaît plus aucun transbordement sous la protection de son toit largement débordant. Au-delà, en revanche, deux hangars récents constituent le dépôt du matériel roulant, dont la locomotive à vapeur Couillet 030 T 1586 de 1910 classée Monuments historiques.

Fidèle à son tracé d'origine, cette voie ferrée emprunte la vallée de l'Ouche à partir de Bligny pour filer jusqu'à Pont-d’Ouche, terminal initial d'une ligne conçue pour transporter le charbon des mines d’Epinac jusqu’aux péniches naviguant sur le canal de Bourgogne. Ce circuit retrouve donc les rails à Oucherotte où il les franchit par un « passage à niveau sans barrière ni demi-barrière » selon le panneau routier règlementaire avec sa silhouette de train à vapeur si à propos ! Au passage (!), ou plus exactement un peu avant le franchissement des rails, on peut apprécier la qualité de l’ouvrage maçonné canalisant le ruisseau sous le talus de la voie ferrée.

Sans rapport avec le voyage mais plutôt témoin de la vie sédentaire, un autre patrimoine se rencontre après le pont sur l’Ouche. Récemment rénové, le lavoir au toit à trois pans inclinés vers le bassin de lavage (compluvium) offre une belle facture. Au centre du hameau, le puits est surmonté d’une croix édifiée en 1750 par un certain « De Gagniard, bourgeois de Bligny ». Il se situe maintenant rue des Jonquilles, nom attribué récemment en conformité avec l'obligation d'identifier les rues des villages et hameaux. Inspiré par la flore locale, ce joli nom n'aurait peut-être pas été choisi autrefois quand la culture du chanvre dominait tout autour de Bligny où un musée retrace l’histoire de cette plante et ses diverses utilisations.

Conseil Général © Benoît OUDET

Nature

Petit détour dans la haute vallée de l’Ouche !

Le sentier de la montagne de Nuas offre au randonneur une très grande variété de paysages. La boucle de randonnée encercle, tel un rempart, une micro vallée de deux kilomètres carrés, nichée au cœur de la haute vallée de l’Ouche. Ce rempart qu’est la montagne de Nuas offre plusieurs panoramas de toute beauté sur la campagne de Bligny-sur-Ouche.

Au départ du sentier, il vous faudra gravir la montagne en serpentant au milieu de buttes témoins*1 qui forment quatre monticules. La présence du Montot (464m), les Chatelets (471m), En Cruot (502m) et de La Planaise (402m) rappellent le lointain passé marin de la région et les effets de millions d’années d’érosion sur les marnes*2 du jurassique inferieur qui constituent le sous-sol. La montée sera rude, mais il faut l’apprécier. Les quelques pauses, bienvenues, porteront votre regard jusqu’aux sommets du Morvan plein est, à peine à plus de trente kilomètres. Cette contrée verte et humide tranche littéralement avec le paysage calcaire typique de la haute vallée de l’Ouche. Les sols granitiques qui dominent le Morvan offrent deux points culminants célèbres que sont le Mont Beuvray et le Haut Folin du haut, respectivement, à 900 et 821 mètres. Finalement il y a plus dur !

Juste après le point 3, s’ouvre alors sur votre droite un petit écrin de verdure sapé par un affluent de l’Ouche qui coule de manière intermittente, au fond de la dépression. C’est une vallée vraiment isolée qui s’offre maintenant à votre regard. Entourée de ses murailles hautes d’une centaine de mètres, seul l’élevage bovin y est possible. Une petite route à peine carrossable permet malgré tout de se rendre au cœur de cette vallée. Bien loin des axes routiers qui desservent Bligny-sur-Ouche, il règne ici la quiétude de la campagne d’avant la modernité. Le bocage trace des traits qui délimitent les parcelles et de petits bosquets épaississent le trait en quelques endroits. C’est un véritable havre de paix pour la faune sauvage. Ouvrez l’œil !

Avant d’arriver à Nuas, la végétation devient plus sèche, et l’on perçoit nettement que l’on est parvenu sur un plateau. Vous êtes arrivé sur le calcaire du Bajocien. Sans le savoir, peut-être, vous venez de franchir la limite entre deux étages géologiques datés de – 175 millions d’années. En passant du jurassique inférieur (marnes) au jurassique moyen (calcaire). En quelques encablures, vous venez de franchir plusieurs millions d’années d'évolution de la terre. Plus résistant à l’érosion que les marnes qui viennent d’être gravies, c’est à ce calcaire que l’on doit l’existence de la montagne de Nuas et des autres buttes témoins du secteur. Sur votre gauche d’ailleurs, avant de parvenir à Nuas, d’autres buttes témoins sont érigées dans le paysage.

La butte principale appelée « dessus les crais » évoque la nature du sol du sommet de la butte. Le terme « crais » souvent utilisé dans la région évoque des sols pauvres et caillouteux.

Il ne vous reste plus maintenant qu’à redescendre en direction de l’Ouche et de la civilisation. Pour les plus attentifs, quelques escarpements rocheux seront décelables durant la descente pemettant d’apprécier la texture et la couleur et peut-être même un fossile de ces calcaires du Bajocien.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

Carte interactive
  •  Hôtels
  •  Chambres d'hôtes
  •  Locations de vacances
  •  Hébergements collectifs
  •  Campings
  •  Aires de camping-car
  •  Restaurants
  •  Sites et monuments
  •  Musées
  •  Parcs et jardins
  •  Offices de tourisme
  •  Restaurants
  •  Producteurs
  •  Caves
  •  Aires de pique-niques
Chargement...