Circuit non itinérant

Localisation

Montoillot

départ : Montoillot, à 50 m de la route départementale.

Niveau de difficulté

Moyen

Durée

4h30

Longueur

19 km
balisage jaune
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Ce circuit vous permettra de découvrir le patrimoine naturel de l'Auxois : paysage de bocage, forêt et la célèbre race charolaise. Si vous avez le temps, jetez un coup d'œil sur le château privé de Loiserolle et ne ratez pas le joli village de Châteauneuf ou le Château de Commarin.

A éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés)

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Point de départ : Montoillot à 50 m de la route départementale.

1 Laisser la voiture près des containers de tri sélectif et prendre le chemin qui descend vers la rigole puis monte jusque sur le plateau et débouche sur la route goudronnée près de Loiserolle.

2 Prendre cette route à gauche, sur 250 m, pour voir le Château de Loiserolle. Poursuivre sur la route goudronnée jusqu'au croisement de la route Labussière- Commarin. Continuer tout droit sur le chemin de terre, puis sur l'ancienne voie romaine.

3 Au lieu dit "La Montagne", continuer tout droit en forêt pour visiter Châteauneuf-en-Auxois.

4 Au retour, observer les ruines de la chapelle St Julien, située à 50m sur la gauche puis rejoindre le point 3. Prendre à gauche le sentier qui descend vers le réservoir de Panthier.

5 En arrivant au réservoir, le longer en le gardant sur sa gauche jusqu'à la rigole d'alimentation.

6 Remonter la rigole par le bord droit jusqu'au Pont de Ratelain, et aller visiter Commarin.

7 Après la visite de Commarin, reprendre le chemin de la rigole.

8 Observer le pont à 3 niveaux : la rigole passe sur le ruisseau du Palloux et sous la route menant au Palloux. Poursuivre sur la rigole jusqu'à la route départementale que l'on traversera.

9 Continuer le long de la rigole jusqu'au prochain petit pont où l'on changera de bord de la rigole et terminer par la visite de Montoillot (église du 17ème en haut du village).

Côté patrimoine

Châteauneuf, Commarin, Loiserolle… Trois châteaux, autant d’ambiances, de styles, de raisons d’être... Mais aussi des églises, des chapelles, des croix, des lavoirs et même des ouvrages hydrauliques qui constituent tout un paysage patrimonial à découvrir au gré de ce chemin qu’on croirait sorti d’un roman de celui qui a si bien décrit ce terroir, Henri Vincenot, attaché à Châteauneuf-en-Auxois, installé à Commarin…

Solide forteresse perchée sur un éperon dominant la vallée, Châteauneuf conserve jalousement son aspect médiéval. Élevé au 12e siècle puis renforcé au 14e siècle, ce château fort devient une luxueuse résidence à la fin du 15e siècle quand Philippe Pot, conseiller du Duc de Bourgogne, fait construire deux nouveaux logis et la chapelle ornée de remarquables peintures murales. Le village, développé sur l’éperon dans le prolongement du château, a conservé un caractère ancien qui ajoute à l’harmonie du lieu tandis qu’un peu plus loin sur le plateau, les ruines émouvantes de la chapelle Saint-Julien rappellent la mise à l’écart des pestiférés au Moyen-âge.

Confortablement installé dans la vallée du ruisseau du même nom, Commarin reflète le mélange raffiné de ses styles dans l’eau miroitante de ses larges douves. Possession d’une même famille depuis l’origine, ce château est l’assemblage d’une maison forte du 13e siècle embellie au 16e siècle puis largement remaniée aux 17e et 18e siècles pour devenir l’aimable résidence largement ouverte qu’il est possible d’admirer aujourd’hui au milieu de son parc à l’anglaise. A l’extrémité ouest de ce parc, la ferme de la Magnanerie évoque l’élevage des vers à soie pratiqué par le châtelain au début du 19e siècle sur des mûriers plantés autour du château.

Discrètement niché dans les bois sur la hauteur, Loizerolle semble une leçon d’histoire écrite dans la pierre au 19e siècle. Son architecture néogothique imite le Moyen-âge finissant et ses racines plongent dans l’épopée des moines cisterciens créant ici en 1130 cette nouvelle abbaye qui, incendiée quelques années plus tard, sera finalement reconstruite plus bas dans la vallée et prendra le nom de La Bussière. En avant du château, de part et d’autre de l’allée, l’impressionnante grange dîmière, la chapelle et les habitations attenantes attestent de l’exploitation continue des lieux par les moines.

Grande période de l’industrie et son cortège de transformation du paysage, le 19e siècle s’affiche encore, mais d’une toute autre manière, au milieu de la vallée du Commarin avec le volumineux et large réservoir de Panthier. Aménagé pour fournir en eau le canal de Bourgogne versant Saône, il capte les eaux des environs amenées par une rigole d’alimentation équipée de pelles et d’ouvrages de franchissement parfois étonnants comme le pont à trois niveaux permettant à la rigole de passer au-dessus du ruisseau du Palloux en même temps que sous la route menant au hameau du Palloux.

© Conseil Général de la Côte-d’Or

Côté nature

C’est au ruisseau de Commarin que l’on doit la vallée que vous allez découvrir durant votre randonnée. Jalonnée de petits villages typiques, tous construits sur le flanc le mieux exposé du vallon, cette petite vallée s’illustre par un bocage bien préservé et la présence d’un grand plan d’eau, le réservoir de Panthier.

La disposition de la vallée est propice pour constituer une étape de migration des oiseaux. Protégée des vents dominants du nord, elle dispose de ressources alimentaires suffisantes du fait de la qualité des prairies et des abords du réservoir. Au printemps et en automne, les oiseaux sont nombreux et variés à s’y arrêter.

Tout au long de votre balade et quelle que soit la saison, vous serez accompagné aux abords des bois par les cris d’alerte du geai ou les hordes de grives litorne, facilement reconnaissables l’hiver par leur cri puissant (tchac-tchac). Plus loin sur les flancs de la colline, perchés sur la cime d’un arbre ou planant dans les courants ascendants, les rapaces entreront en scène traquant le moindre mouvement suspect d’un mulot déjà condamné. 

Le long des rigoles d’alimentation du réservoir, les petits passereaux s’affaireront, qui à chanter, qui à construire un nid mais toujours à s’agiter. Comme pour clôturer le spectacle sur le réservoir, les canards seront les plus bruyants, les mouettes les plus nerveuses, plongeant en piqué pour capturer les jeunes poissons nés le printemps précédent. Enfin, les foulques, plus placides, ondulent au gré de la houle.

Au printemps, la vallée se drape de magnifiques prairies fleuries de primevères, à l’été de pissenlits et de boutons d’or, à l’automne de colchiques. Le renard et le chat sauvage y sont très souvent observés, eux aussi occupés à chasser les mulots et campagnols.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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