Circuit non itinérant

Localisation

Frôlois

départ : A la sortie du village de Vaubuzin sur la D103, direction Saint-Germain-Source-Seine

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h

Longueur

6.2 km
Jaune
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Ce sentier vous fera découvrir les merveilles de la nature que recèle le territoire de l'Auxois-Morvan et vous invite à une balade empreinte de sérénité et de détente.

Après avoir traversé le petit hameau de Vaubuzin, au coeur d'un vallon où coule la petite rivière de la Vau, plus communément appelée le Ru de Vau, vous découvrirez successivement des champs entretenus avec soin ainsi que de fraîches et accueillantes forêts.

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ du sentier à la sortie du village sur la D103 direction Saint-Germain-Source-Seine. A droite, monter le chemin goudronné en suivant un premier grand virage à gauche puis un second virage à droite.
2 Après le grand virage à droite, laisser le chemin partant sur la gauche et continuer tout droit en entrant dans la forêt. Poursuivre toujours tout droit sur 800 m.
3 A l’intersection, prendre à droite et suivre le chemin pour traverser la rivière. Suivre le chemin blanc entre les prés (Vallée du Ru de Vau) sur 900 m.
4 A ce croisement, emprunter la route à gauche. La suivre jusqu’au virage à droite puis la quitter pour prendre un petit chemin qui coupe le virage à travers champs sur 100 m.
5 Retrouver la route, et poursuivre.
6 Après 900 m, la quitter et tourner à droite. Prendre le chemin pierreux entre bois et champs.
7 Après 1.3 km, arriver à une intersection. Descendre le chemin à droite. Contourner par la droite vers les premières habitations, continuer la « rue de la Montée » et retrouver la D103.

8 La suivre à droite à travers le village pour retourner au départ du sentier. 

Côté patrimoine

Autour du Ru de Vaux (Vaubuzin) (COPAS 07)

Dépendance (agricole?) de l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain au tout début du 11e siècle sous le nom de Vallis Bosina, le hameau de Vaubuzin est indissociable de la mise en culture du vallon formé par le ru de Vaux. Les fermes qui constituent le hameau aujourd’hui perpétuent cette réalité foncière et économique sans pour autant laisser deviner une telle antériorité à peine suggérée par quelques fenêtres surmontées d’une accolade datant des 15e - 16e siècles ! Toutefois, les trois parties distinctes du hameau affichent en quelque sorte son histoire.

Au centre, à mi-pente, isolée, l’imposante ferme du Fief évoque par son nom la relation de Vaubuzin, aujourd’hui hameau de la commune de Frôlois, à cette seigneurie dont il était fief vassal à la fin du Moyen Âge. Ici, à cette époque, pas de château comme à Frôlois, mais une grosse ferme (maison forte ?) où résidait l’homme (chevalier ?) du seigneur. A la veille de la Révolution, ce fief faisait encore l'objet d'un dénombrement, comme le montre un document très intéressant conservé aux archives départementales de la Côte-d'Or (Inventaire général de tous les titres du fief noble et seigneurie de Vaubuzin, mis en ordre par les soins de Jean Benoist Seigneur dudit Vaubuzin, Par Simon Bridot Archiviste à Giey sur Aujon, 1755).

Sur la hauteur, bien à l’abri des débordements du ruisseau, les autres fermes sont groupées à proximité de la chapelle Saint-Blaise qui attirait autrefois de nombreux pèlerins venus guérir leurs maux de gorge.

En contrebas, le long du ruisseau, peut-être à l'emplacement des moulins cités en 1268, un dernier ensemble de grosses fermes et dépendances complète le tout.

Ce hameau tranquille recèle aussi quelque autre mystère. À l’extrémité de la rue de la Montée, près de la route départementale 103, l’empreinte discrète d’une baie gothique dans la façade du dernier bâtiment pose question. Doit-elle être mise en relation avec les étranges vestiges posés de l’autre côté du ruisseau ? Ceux-ci appartiennent à l’ancienne chapelle Notre-Dame-de-Saine-Roche. Construite au 17e siècle au pied de la falaise de Frôlois, au hameau du Vallon, cette chapelle s’élevait à proximité d’une source dite miraculeuse dans laquelle étaient plongés les enfants rachitiques et les enfants mort-nés afin de leur redonner quelques signes de vie permettant de les baptiser.

À la Révolution, au moment de la vente des biens nationaux, cette chapelle est acquise par Nicolas-Pierre Regnault, « propriétaire au pays ». Plus que la chapelle, en très mauvais état, c'est la source surtout qui semble intéresser l'acheteur car il comptait l'utiliser au profit de sa tannerie située à proximité dans la rue du Bourg. À sa mort, son fils démolit la chapelle de Saine-Roche et utilise les matériaux dans la ferme qu'ils avaient acquise peu de temps auparavant à Vaubuzin. C’est ce qui explique cette construction étonnamment élevée en bordure de ruisseau sans rien à voir avec un lavoir (d’ailleurs celui-ci se trouve de l’autre côté de la route) ! C’est ce qui permet aussi de comprendre la date de 1837 gravée au-dessus de la porte cintrée et la niche voisine ornée d’une belle coquille dans laquelle, à l'origine, devait être exposée la statuette de la Vierge de Saine-Roche.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

« Terrassier de père en fils dans la vallée du Ru de vau »

La boucle de randonnée du Ru de Vau vous propose de découvrir un affluent peu connu de l’Oze. Cet affluent, auprès duquel, plus au sud, est niché l’hermitage de Saint Jean de Bonnevau, est très sauvage. En effet, les eaux qui jaillissent au pied de l’hermitage croisent pour la première fois un village au hameau de Vaubuzin, au départ de la randonnée, après cinq kilomètres de parcours au milieu de forêts, de prairies et de culture.

La disposition de ces éléments paysagers est typique de cette région de Côte-d’Or que l’on appelle l’Auxois. Tandis que sur les plateaux c’est la culture céréalière qui domine, on trouve un boisement sur les flancs les plus escarpés et peu cultivables. Ici à Vaubuzin, ces bois ceinturent littéralement la vallée. Le fond du vallon est quant à lui constitué de prés destinés à l’élevage du bétail, principalement constitué de vaches de race charolaise.

C’est près de Vaubuzin, le long du sentier, que subsiste depuis plusieurs générations une illustre famille de terrassiers. Mais attention, ce n’est pas n’importe quelle famille. Celle-ci n’appartient pas à la famille des mulots, surmulots et compagnie qui sont à peine capables de se faire de petites habitations de foin dans de sombres galeries. Elle n’est pas non plus liée aux lapins de garenne qui vivent en groupe entassés par dizaines dans un talus à l’allure d’un quartier moderne des villes nouvelles. Toutefois, la famille a bien quelques relations avec ses voisins des beaux quartiers que sont les rusés et célèbres renards et qui, au demeurant, habitent des tanières tapissées de feuilles et de paille, ce qui en fait de forts beaux logis. Non, la Famille de Vaubuzin, c’est la famille Blaireaux.

La famille blaireau a une grande maison. Sa tanière est constituée de plusieurs salles et peut abriter jusqu'à dix individus. En effet, le blaireau est un animal qui vit en groupe et il n’est pas rare qu’un terrier abrite plusieurs familles. Le blaireau accepte même parfois la présence d’invités et des cas de cohabitation avec le renard et des lapins de garenne sont fréquents.

Dans la tanière, la litière des salles est changée plusieurs fois par an et, pour la mise bas des petits blaireaux (blaireautins), la femelle creuse et aménage spécialement une salle. Les sorties du repère se nomment des gueules et on peut en compter jusqu'à dix par demeure. Et la famille Blaireau aménage aussi des résidences secondaires sur son territoire dans les secteurs où la nourriture est la plus abondante. Le long du cheminement de la randonnée, vous pourrez apercevoir une de ces gueules après le point numéro 2 du descriptif aux environs du lieu-dit « les Echaloirs » car ces terriers sont souvent occupés sur plusieurs générations de blaireaux.

Il faut être costaud pour terrasser de telles habitations. Le Blaireau pèse en moyenne douze kilos et dispose de longues griffes non rétractables qui lui servent à gratter le sol. Trapu, il n’est pas adapté à la course et d’ailleurs il est bien incapable de capturer une proie trop mobile comme un lapin par exemple. Par conséquent, son régime alimentaire se compose principalement de vers de terre, d’insectes, de batraciens et de petits rongeurs. C’est un omnivore opportuniste. Il semble que le blaireau soit enfin un des rares prédateurs du hérisson. Plutôt proche des lisières forestières, le secteur de la randonnée du Ru de Vau est typique de l’habitat qui lui convient.

Disposant d’un certain savoir vivre, la famille blaireaux aménage ses latrines aux limites de son territoire, souvent au bord des chemins. Pour ce faire, il creuse de petites dépressions et y dépose ses fèces. Ces petites dépressions souvent alignées sont de bons indicateurs de la présence de l’animal. Toujours le long du sentier de randonnée, un peu après le précédent point et avant de parvenir à la clairière, vous pourrez déterminer si la famille est présente dans sa demeure des Echaloirs lors de votre visite.

Pour faire connaissance avec le plus gros de nos mustélidés*1 français, seul l’affût d’un terrier à la tombée de la nuit vous permettra de l’observer. En effet, les blaireaux sont des animaux nocturnes mais qui, avec un peu de discretion, se laissent facilement observer à la tombée de la nuit.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

*1 Mustélidé : Petit mammifère carnivore présentant un corps allongé (belette, hermine, fouine, putois, blaireau)

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