Circuit non itinérant

Localisation

Vougeot

départ : Parking de la Grande Cave

Niveau de difficulté

Facile

Durée

3h

Longueur

8.5 km
balisage jaune
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Bienvenue à Vougeot, en côte de Nuits. La côte de Nuits... qu'est-ce que cela veut dire ? En Bourgogne, lorsque l'on dit que l'on est « sur la Côte », il n'est pas question de plage et de mer... ou alors d'un océan de vignes. En fait ici, la Côte, c'est « la montagne » ! Une petite montagne, certes, mais c'est ainsi que les bourguignons appellent les coteaux (tiens tiens...) qui s'étendent de Dijon aux Maranges et sont couverts du raisin le plus raffiné au monde.

Topoguide

1 Du Parking de la Grande Cave, en regardant vers la route Dijon-Beaune, gagner le coin gauche du parking. Passer le portillon et longer le mur en passant derrière l'abribus. Tout droit, passer à gauche de l'ancien lavoir. Emprunter à gauche la rue du Moulin. Traverser la D122 et s’engager tout droit rue de Vergy. Poursuivre la route en direction du château du Clos de Vougeot.

2 Au niveau de l'entrée du Clos de Vougeot continuer à droite puis à nouveau à droite à 100 m. Après 650 m, déboucher sur la D122. Tourner à gauche en restant sur le bord gauche de la route. Bifurquer rapidement à gauche sur le chemin empierré. Le suivre jusqu’à Chambolle-Musigny.

3 Arriver à l’église. Tourner à droite puis tout de suite à gauche. Descendre la rue Ste Barbe. Prendre à droite la rue Caroline Aigle. Après 250 m s’engager à gauche rue de Morey. A la dernière maison, s’orienter à droite sur le chemin qui part dans les vignes. Traverser une petite route et poursuivre tout droit en direction du village. Suivre à gauche la rue Saint Roch.

4 Dans le village de Morey-Saint-Denis, déboucher sur la Grande Rue. S’y engager à gauche. Après l'église, continuer à droite sur la D122. Après 100 m, monter à gauche le premier chemin en direction des vignes. L'itinéraire est ensuite commun avec le GR de Pays des Grands Crus balisé en jaune / rouge.

5 Après une montée assez raide, en haut des vignes, suivre à gauche le chemin en lisière puis qui pénètre dans le bois. A l’intersection, descendre en direction des vignes et du village. Dans Chambolle-Musigny, continuer tout droit le Chemin du pied du four puis la rue de Vergy. Sortir du village et poursuivre dans les vignes.

6 Après un grand virage sur la gauche, à l’intersection, s’orienter sur le chemin de gauche. A l’intersection, laisser les marques jaune / rouge sur la gauche et continuer tout droit. Descendre en direction du Clos de Vougeot. A la route, tourner à gauche. Prendre la première route à droite. Passer devant l’entrée du Clos de Vougeot. Poursuivre tout droit jusqu'au parking.

 

Patrimoine

Vougeot est un petit village qui compte aujourd’hui moins de 200 habitants mais il est connu dans le monde entier grâce à son célèbre Clos de Vougeot, ce Clos de Vougeot qui fut le fleuron du vignoble de Cîteaux. Ce village est entièrement voué au vin : sur sa surface totale de 88 hectares, il ne compte pas moins de 66 hectares de vignes, les ¾ de sa superficie ! Et pas n’importe quelles vignes, puisque 51 ha - la surface du Clos de Vougeot - sont classés en Grand Cru : la Rolls des vins de Bourgogne !

Jetez un coup d’œil, au lavoir du village avec ses arches en façade. Il est alimenté par le cours d’eau, mais pas seulement. Ses toits intérieurs en pente permettent de récolter dans son bassin les eaux de pluie. Une construction qui démontre combien les hommes savent se montrer ingénieux quand il s’agit de recueillir cette ressource précieuse. Ce bâtiment date du XIXe siècle, une époque où les autorités subventionnèrent la construction de lavoirs dans toutes les communes de France : une façon de donner, à tous, accès à « l’eau courante », celle de la rivière !

En arrivant à Chambolle-Musigny, vous débouchez sur la place de l’église. Allez voir sur votre droite le magnifique tilleul au tronc impressionnant. Il a vu défiler bien des années de la vie de ce village, puisqu’il a été planté au XVIe siècle, sous le règne d’Henri IV. C’est le fidèle ministre Sully qui aurait ordonné que soit planté un tilleul dans chaque village de France et de Navarre pour abriter les villageois réunis pour traiter des affaires de la paroisse au sortir de la messe. D’où leur implantation sur les places des églises… L’église de Chambolle, justement, a été construite peu avant la plantation du tilleul. Sur sa cloche de bronze est marquée la date de 1556. La forme du clocher, rare dans la région, rappelle le style franc-comtois.

Nous vous avons parlé de Grands Crus, un peu plus haut. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Petite explication sur la hiérarchie des vins de Bourgogne. En Bourgogne, les vins sont classés, hiérarchisés en 4 grands groupes. Cette hiérarchie peut tout à fait être visualisée comme une pyramide à 4 étages où plus on monte en qualité, et plus les quantités produites sont réduites : en bas de la pyramide, les AOC régionales qui représentent plus de la moitié de la production de la Bourgogne ; au niveau supérieur, les Appellations Villages (environ 35% de la production) ; au-dessus encore, les Appellations 1ers crus (10%) ; et en haut de la pyramide, les Grands Crus (1,4%).

Mais comment reconnaître ces différentes catégories sur les étiquettes des bouteilles de vin ? C’est très simple : ces catégories sont toujours précisées ! Ainsi vous reconnaîtrez toujours :

- les appellations Régionales au terme « Bourgogne » ou « bourguignon » qui apparaît toujours en clair sur l’étiquette. Exemples : les Crémants de Bourgogne, les Bourgognes Hautes Côtes de Nuits, les Bourgognes Aligoté, ou encore les Coteaux Bourguignons ;

- au-dessus, les AOC Communales ou Appellations Villages : leur étiquette stipule effectivement le nom du village dont provient le vin : par exemple, Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée, ou Chambolle-Musigny ;

- au-dessus encore, les 1ers Crus : cette mention « 1er cru » est toujours précisée. Exemple : Vougeot 1er Cru Clos de la Perrière.

- enfin, tout en haut, les Grands Crus : Sur l’étiquette, seul le nom du climat est donné, mais en-dessous, la mention « Grand Cru » figurera systématiquement. Quelques exemples de Grands Crus : Clos Vougeot, Musigny, Montrachet, Chambertin, Corton...

En fin de parcours, en descendant un chemin, vous surplomberez le château du Clos de Vougeot. Guettez le moment où vous pourrez apercevoir au milieu de ces magnifiques toitures un espace vide en carré semblant délimiter un cloître. Ce cloître est en fait la cuverie ! L’endroit où étaient pressés et vinifiés les raisins. Cette cuverie en forme de cloître démontre encore toute l’ingéniosité des moines cisterciens. Ils ont vraiment cherché, dans sa conception, à rationaliser les tâches au maximum.

C’est au milieu du XVIe siècle que l’ensemble des bâtiments a pris sa forme actuelle, avec l’édification d’un manoir Renaissance. Aujourd’hui, on ne fait plus de vin au château du Clos de Vougeot. Il est devenu la propriété de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. C’est un monument historique, un des plus visités de Bourgogne. Faites une halte pour le découvrir plus en détails !

En se promenant au milieu de ce paysage viticole, on ne peut s’empêcher de penser à tous ces hommes qui, depuis des siècles, façonnent la vigne en Bourgogne. Leur travail magnifie ce que notre région a de plus cher : la terre, le terroir. Aujourd’hui, les Climats du Vignoble de Bourgogne sont inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur les 60 kilomètres du mince ruban de collines qui relient Dijon à Santenay, les climats forment une mosaïque de crus uniques. Un grand puzzle qui rend hommage à un site exceptionnel mis en musique par des vignerons passionnés. Indissociables, l’homme et la terre continuent de marquer l’histoire de la Bourgogne depuis près de 2000 ans, développant ainsi un modèle de viticulture reconnu dans le monde entier : celui de la viticulture de terroir. En Bourgogne, la colline de Vézelay, l’abbaye de Fontenay et le prieuré de la Charité sur Loire sont déjà inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité. Les Climats du Vignoble les ont rejoints le 4 juillet 2015. C’est une reconnaissance de cette longue histoire et de ce modèle de viticulture de terroir reproduit dans les vignobles du Nouveau Monde. C’est également un geste fort vers les générations futures… A qui il est aujourd’hui de notre devoir de transmettre ce patrimoine exceptionnel, né de la richesse de la terre et du talent des hommes.

Côte-d'Or Tourisme © Béatrice BOURELY

 

Nature

Bienvenue à Vougeot, en Côte de Nuits. La Côte de Nuits… qu’est-ce que cela veut dire ? En Bourgogne, lorsque l’on dit que l’on est « sur la Côte », il n’est pas question de plage et de mer… ou alors d’un océan de vignes. En fait ici, la Côte, c’est « la montagne » ! Une petite montagne, certes, mais c’est ainsi que les Bourguignons appellent les coteaux qui s’étendent de Dijon aux Maranges et sont couverts de vignes. Ces coteaux sont particulièrement favorables à la vigne : leur pente permet à la fois de l’exposer au soleil et de drainer ses sols. On parle ici de Côte de Nuits car sa ville principale est Nuits, Nuits-Saint-Georges exactement. Au-delà, vers le sud, c’est la Côte de Beaune, parce que, vous l’avez compris, Beaune en est la ville principale.

« En Bourgogne, quand on parle d'un climat, on ne lève pas les yeux au ciel, on les baisse sur la terre... », dit joliment Bernard Pivot. En effet, un « climat » désigne ici une parcelle de terre plantée de vignes depuis des siècles, une parcelle précisément délimitée par son sol et son histoire, avec son identité propre et même un nom, un nom qu’elle partage avec un vin, le vin qu’elle produit… Certes, un climat jouit d’un terroir spécifique, déterminé par son sol, son sous-sol, et son micro-climat justement, un micro-climat lié à son exposition au soleil, à son altitude, au degré de sa pente… Mais un climat en Bourgogne, c’est surtout une longue histoire, façonnée par la nature mais aussi par les hommes, les hommes qui ont courbé l’échine pour travailler sa terre, ceux qui ont œuvré sans cesse pour améliorer la qualité de ses vins, mais aussi ceux qui, de tous temps, les ont poussés à chercher l’excellence : tous ces amateurs et gourmets , consommateurs exigeants, habités du désir de déguster de grands vins.

Sur cette côte des vins, cette côte couverte de vignes, des climats, il en existe une multitude. Plus de 1200 ! C’est dire si les hommes les ont observés, auscultés, dorlotés pour en déterminer autant. Ils sont parfois grands comme un mouchoir de poche : 84 ares (la taille d’un terrain de football !) pour le plus petit, le climat de « La Romanée », qui livre pourtant un des Grands Crus les plus renommés. Ou encore 1 hectare 8 pour « La Romanée Conti », l’un des vins les plus chers au monde…

Tous ces climats composent une véritable mosaïque de parcelles, un tapis de vignes qui, en prenant leur chaude couleur dorée en automne, ont donné son nom au département de la Côte-d’Or. Au début de votre balade, à Vougeot, s’écoule la rivière qui s’appelle la Vouge. Elle prend sa source un peu plus haut dans les vignes et a donné son nom au village. « La Vouge », s’appelait autrefois « vidubia », du gaulois « vidu » qui signifie « bois » : c’est donc « la rivière du bois ». Et en effet, en partant vers l’est, elle traverse la forêt, la « forêt de Cîteaux » que les moines ont su exploiter. Ils y ont planté des chênes, robustes, parfaits pour construire les charpentes, se chauffer, fournir des glands aux animaux d’élevage, ou encore fabriquer les tonneaux… La Vouge ensuite rejoint leur abbaye, et ce n’est pas un hasard. En plantant leurs vignes dans ce village de Vougeot, les moines de Cîteaux ont pu contrôler la source de la rivière qui alimentait leur monastère et traversait leurs terres. Car ils avaient bien compris l’importance de l’eau.

Après Vougeot, vous arriverez à Chambolle-Musigny et ses vignobles. Vous verrez surtout des 1ers crus, comme par exemple « Les Lavrottes » – dont le nom évoque les laves, ces pierres plates que l’on trouve souvent dans les vignes et utilisées autrefois pour couvrir les toits – ou bien « Les Sentiers » situés près d’un carrefour de chemins. Mais, curieusement, Chambolle-Musigny compte un certain nombre de climats aux noms plus évocateurs : ainsi, tout à l’heure, face au Musigny se trouvait « Les Amoureuses », et il existe aussi « Les Charmes », « Derrière la Grange », « Aux Echanges » ou encore « Aux Beaux Bruns ». Les linguistes savent bien que les noms de ces climats n’ont pas toujours été inspirés par le sentiment amoureux. Mais étymologie ou pas, ces noms empreints de séduction ne sont peut-être pas dus au hasard… car les vins de Chambolle-Musigny ont la réputation d’être particulièrement charmeurs !

En poursuivant en direction de Morey-saint-Denis, vous rencontrerez 2 clos prestigieux, classés tous 2 en Grands Crus : le Clos de Tart, et le Clos des Lambrays. Il est très intéressant de remarquer que ces 2 Grands Crus sont eux-mêmes entourés de Grands Crus : vers le sud, le Clos de Tart côtoie les Bonnes Mares, et, vers le nord, le Clos des Lambrays côtoie le Clos Saint-Denis lui-même voisin du Clos de La Roche. Une véritable guirlande de Grands Crus ! Il est vrai que nous sommes là dans des conditions particulièrement favorables : une altitude d’environ 250 mètres, et une exposition est / sud-est qui profite pleinement des rayons du soleil. D’ailleurs, cette configuration idéale se prolonge encore vers le nord et, du même coup, la symphonie des Grands Crus se poursuit, sur Gevrey-Chambertin, avec les Charmes-Chambertin, Latricières-Chambertin et autres Chambertin ! Les vins de Morey-Saint-Denis sont moins connus que ceux de son célèbre voisin, Gevrey-Chambertin. Le village de Morey ayant des dimensions modestes, son vignoble est moins étendu : 150 ha contre 500 ha à Gevrey-Chambertin. Mais plus de la moitié du vignoble de Morey-Saint-Denis est classé en appellations Premier Cru et Grand Cru, "le haut du pavé" dans la hiérarchie des vins de Bourgogne ! Avec ses 5 Grands Crus (sur les 33 existants dans toute la Bourgogne), il est un des villages les plus titrés de la région.

Et pour terminer, parlons de la « terre » et de la formation géologique des climats de Bourgogne. Pour comprendre comment sont nés en Bourgogne les sols si propices à la vigne, faisons un retour dans le temps, un grand saut même ! A l’époque du Jurassique et de l’apogée des dinosaures. Imaginez… Il y a 200 millions d’années régnait ici un climat tropical. Partout, à perte de vue, s’étendait un plat pays qu’une mer chaude vint recouvrir. Une mer peu profonde, avec ses lagons, ses îlots de sable fin, et ses récifs de coraux. Toute la Bourgogne était noyée sous cette mer agitée, grouillante de vie, où s’ébattaient de grands reptiles marins, des poissons, des crustacés, des mollusques comme ces ammonites, aujourd’hui disparues, mais dont on trouve parfois ici les jolies coquilles en spirale fossilisées. Lorsque cette mer s’est retirée, elle a déposé sur son passage une quantité impressionnante d’alluvions, des roches sédimentaires telles que marnes, argiles, et calcaires, qui constituent aujourd’hui les composants essentiels des sols si favorables à la qualité des vins de Bourgogne. Mais, il y a 30 millions d'années, grand chambardement ! La collision de deux plaques continentales ‒ ces grandes plaques qui forment la croûte terrestre ‒ provoquent d’immenses mouvements tectoniques : lentement mais inexorablement, les sols se soulèvent, des montagnes s’érigent, des failles se forment. C’est ainsi qu’apparaît le relief de cette Côte des vins, une chaîne de collines de 55 km qui s’étend, du nord au sud, de Dijon jusqu’aux Maranges. Ensuite, les périodes glaciaires, les cours d’eau, l’érosion, continueront à modeler le paysage, mais aussi à mélanger la terre et ses constituants géologiques. Tous ces événements ont ainsi donné le jour à une variété infinie de sols et de sous-sols, une véritable mosaïque de parcelles différentes et complexes, des parcelles d’une diversité telle qu’aucune n’est jamais tout à fait identique à sa voisine. Et que chacune produit un vin unique.

Côte-d'Or Tourisme © Béatrice BOURELY

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