Circuit non itinérant

Localisation

Montbard

départ : Cour de la Gare

Niveau de difficulté

Soutenu

Durée

4h30

Longueur

18 km
balisage violet
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Le circuit permet de découvrir l’environnement immédiat de l’Abbaye de Fontenay inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981. Fondée en 1118 par Saint Bernard, l'Abbaye de Fontenay est l'un des plus anciens monastères cisterciens d'Europe. L'architecture romane confère une homogénéité remarquable à l'ensemble des bâtiments du 12e siècle, restés intacts après avoir traversé plus de huit siècles d'histoire.

Topoguide

1 Depuis l’Abbaye, emprunter ouest le GR213® sur 1,14km jusqu’à  L’entrée de la Combe Bellefin 2 à remonter entièrement sur 1km jusqu’ à une intersection

3 Prendre à droite, en épingle, le balisage jaune d’un PR  qui conduit 4 dans une vaste clairière,  au site des minières (précautions près des puits). Franchir, ensuite, un petit sommet et descendre à flanc jusqu’ 5 à la route forestière, au fond de la Combe Saint Bernard à prendre à gauche sur 500m jusqu’ à 6 L’étang Saint Bernard.

Monter Nord en forêt et traverser la forêt domaniale sur 2,5km jusqu’au 7 Petit Jailly  où on prend, à droite, la D32a sur 1km puis à droite un large chemin de terre traversant en Servanne jusqu’ à la D32a à suivre à droite près de l’usine de manches d’outils et 8 Virer à droite à l’intersection de routes jusqu’ à la place de 9 Touillon où on retrouve le GR213®, suivre à droite dans la combe descendant à 10 L’étang de la Roche.

Longer les prés où coule le Ruisseau de Fontenay coupé d’anciens étangs jusqu’à 11 la D32 à traverser au pont pour remonter dans la forêt à parcourir sur 2 km. Au sommet, prendre Sud-Ouest et redescendre dans 12 La Combe Saint-Bernard. L’abbaye est à 250m à gauche et la gare de Montbard à 4,5km par le GR213®.

 

Patrimoine

Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981 pour son remarquable état de conservation et l’incomparable harmonie des lieux, l’ancienne abbaye de Fontenay est un site incontournable pour avoir un très bel aperçu de la vie religieuse au Moyen-âge. Indissociable de Saint Bernard, qui l’a fondée en 1118, et des cisterciens, ces moines blancs qui se sont répandus dans tout l’Occident médiéval au cours des 12e et 13e siècles, elle permet également de découvrir l’organisation d’un établissement cistercien dans ses différents aspects, qu’ils relèvent du spirituel, de l’aménagement des espaces ou de la vie quotidienne avec la part réservée au travail manuel. Le long de ce circuit autour de l’abbaye, deux aspects dominent plus précisément : l’eau et la métallurgie. Comme dans de nombreux monastères, la gestion de l’eau apparaît ici dans toute la maîtrise des moines notamment avec les aménagements de détournement des ruisseaux et de retenues formant toujours ces étangs qui permettaient également l’approvisionnement de l’abbaye en poissons. La surveillance de la pêche est d’ailleurs probablement à l’origine de la curieuse petite tour proche de l’étang de la Roche, au sud de Touillon. 

Mais il est un autre domaine pour lequel Fontenay présente un témoignage particulièrement remarquable, c’est celui de l’activité métallurgique, dans laquelle les moines cisterciens ont joué un rôle prépondérant aux 12e et 13e siècles. Site idéal pour ce type d’exploitation, Fontenay réunit en effet les conditions indispensables à la fabrication et au travail du fer : des sols calcaires contenant du minerai, une vaste forêt fournissant le bois utilisé comme combustible et des ruisseaux apportant l’énergie hydraulique. La découverte, il y a quelques années, d’anciennes galeries de mines sur le site des Munières, à 500 mètres à peine à l’ouest de l’abbaye, est venue conforter la réalité d’une telle activité déjà attestée par le bâtiment de la forge édifié à la fin du 12e siècle. Les nombreux puits d’extraction du minerai découverts dans les bois autour de l’abbaye apportent un regard nouveau sur ce bâtiment long de 53 mètres dont la superficie est supérieure à toutes celles des autres exemples médiévaux connus !

Le marteau installé depuis peu dans le bâtiment aide à imaginer le bruit et la chaleur de la forge quand les barres de fer grossières étaient martelées à chaud pour en enlever les scories. Ces barres, ou loupes, provenaient des bas fourneau établis sur les lieux mêmes de l’extraction autour de l’abbaye. Elles étaient obtenues par réduction du minerai dans ces fours dont la température maximale ne permettait pas d’atteindre la fusion du métal pour éliminer toutes les impuretés. Cette reconstitution extraordinaire témoigne du savoir-faire technique des cisterciens qui ont largement diffusé, sinon inventé, ce marteau mû par la force hydraulique. Ainsi, avec sa tête de 85 kg à l’extrémité d’un long manche actionné par un arbre en chêne couplé à une roue à aubes de 5 m de diamètre, le marteau de Fontenay assure une force de frappe équivalente à celle d’une dizaine d’hommes. Les barres de métal servaient ensuite à réaliser notamment les outils utiles aux travaux agricoles de l’abbaye et à son entretien. Pour sa reconstitution, il a aussi fallu découvrir et remettre en état l’ingénieux système hydraulique mis en place par les moines qui ont dérivé le ru de Fontenay, creusé plusieurs étangs en amont de l’abbaye et aménagé un canal soigneusement dallé permettant d’actionner la grande roue à aubes par-dessous.

Conseil Général © Benoit OUDET

Nature

L'habit ne fait pas le moine !

Le circuit permet de découvrir l’environnement immédiat de l’Abbaye de Fontenay inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1981. L’édifice religieux est construit à l’intersection de deux combes : la combe Bernard et la combe du ruisseau de Fontenay. Elles sont marquées par les travaux d’aménagement réalisés par les moines au cours des siècles précédents. Les moines cisterciens ont tiré parti de la forêt et du cours d’eau dont le débit était suffisant pour actionner des machines hydrauliques. La présence d’eau apportait également des possibilités vivrières liées à la pisciculture. Ainsi, le ruisseau de Fontenay a été calibré, son cours déplacé, et plusieurs étangs ont été réalisés en amont de l’abbaye. Ces aménagements sont particulièrement visibles entre les points 10 et 11 du parcours.

Les modifications importantes du lit de la rivière ont permis l’élevage de poissons blancs qui n’auraient sinon pas pu vivre dans les conditions initiales de fraîcheur, de volume d’eau et de régime hydraulique. La constitution d’étangs très près des sources donne une eau claire et fraîche, ce qui rendait possible l’élevage de poissons comme la carpe. Des carpes peuvent d’ailleurs être observées les journées ensoleillées sous la surface de l’étang Saint Bernard au niveau du point 6 de la randonnée. 

Ces conditions de vie propres aux sources et aux têtes de bassin versant permettent ainsi la vie de petits animaux aquatiques, faciles à observer, qui servent de nourriture à de nombreux poissons. C’est le cas par exemple du gammare communément appelé crevette d’eau douce. Pour observer ce petit crustacé, il suffit de soulever une pierre car il se dissimule souvent dessous pour se protéger. Comme le crustacé contient un taux élevé de carotène, les truites, qui en font une consommation importante, voient leur chair se colorer en rose : ce sont les fameuses truites dites "saumonées". 

Une autre bestiole très connue des pêcheurs est la larve de trichoptère *1. Cette larve au corps mou a la capacité de se confectionner un habit de protection pour se défendre des prédateurs. Pour réaliser cette armure, la larve agglutine autour d’elle toute une série de petits débris minéraux et végétaux. Les pêcheurs de la région, qui l’utilisent comme appât, connaissent bien cette larve appelée localement Azerotte (ou encore « traine bûche » dans l’Est de la France). L’association de pêche à la ligne de Montbard se dénomme d’ailleurs « L’Azerotte de Montbard ». Il existe de nombreuses variétés de larves de trichoptères dans les eaux côte-d’oriennes. Les larves peuvent construire un fourreau différent suivant l’espèce mais plusieurs espèces peuvent fabriquer le même type de fourreau. Ainsi, l’expression « l’habit ne fait pas le moine » est applicable aux trichoptères ! C’est sur la seconde partie de la randonnée, entre l’abbaye et le village de Touillon, que le caractère naturel du site se mesure. La forêt domaniale de Fontenay qui entoure l’abbaye, isole le vallon du ruisseau de Fontenay par son ampleur et le peu de voies de communication qui la traversent. De ce fait, la forêt offre une relative quiétude à la faune et la flore qui y vivent.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

*1 Trichoptère : groupe d’insectes aquatiques apparentés aux mites mais qui présentent un stade larvaire aquatique.

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