Localisation

Rougemont

départ : Rougemont

Niveau de difficulté

Facile

Durée

1h15

Longueur

10 km
Fichier KML Fichier GPX
Signaler un
problème
Imprimer / télécharger

Ce petit parcours de dix kilomètres, qui longe en grande partie le canal de Bourgogne, vous mènera de la commune de Rougemont à la ville fleurie de Montbard, aux limites de la Côte-d’Or. C’est à Montbard que le naturaliste Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon, vit le jour, celui qui deviendra plus tard l’auteur de l'Histoire naturelle générale et particulière.

Montbard, qui a obtenu trois fleurs pour les villes et villages fleuris, s'étend sur une colline dominée par un vaste parc, le parc Buffon. Celui-ci fut aménagé par Buffon sur un ancien château des ducs de Bourgogne, dont il reste aujourd'hui les remparts et des tours. Vous pourrez également visiter le musée des beaux-arts, installé dans l'ancienne chapelle des Ursulines et l’ancienne orangerie, devenue le musée Buffon.

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

Après le passage sous la voie ferrée, le tracé longe le bassin en empruntant le trottoir, puis passe le pont pour changer de rive. Prendre à droite juste après ce pont 1, continuer tout droit et rejoindre le chemin de halage après le passage devant l’usine (située sur la gauche).

En rive gauche du canal, la véloroute ne changera plus de côté jusqu’à l’arrivée provisoire à Rougemont, 10 km plus loin, en passant par Saint-Rémy 2 et Buffon 3 (devant la Grande Forge 4 ), où des aires de repos ont été aménagées.

 

Côté patrimoine

Le canal de Bourgogne emprunte la vallée de l’Armançon pour aller à la conquête du seuil de Bourgogne et joindre la Saône, réalisant ainsi un véritable trait d’union entre la Manche et la Méditerranée. Il entre en Côte-d’Or peu avant Rougemont, charmante bourgade d’aspect médiéval dominée par la haute silhouette de l’église du 13e siècle au remarquable tympan sculpté de scènes de la vie du Christ. Passé Buffon, il abandonne provisoirement la vallée de l’Armançon, trop profondément encaissée autour de Semur-en-Auxois, pour celle de la Brenne dont le profil plus facile a retenu l’attention des ingénieurs pour gravir ce terrain difficile.

Un peu plus loin, il s’associe à la rivière, à la route et au chemin de fer pour partager Saint-Rémy en deux avec le château du 15e siècle au nord, et, au sud, l’église - ornée d’un beau bas-relief du 16e siècle représentant la légende de saint Hubert - et le monastère Saint-Elie - au portail sculpté évoquant trois scènes de la vie du prophète. En si bonne compagnie, il arrive à Montbard et passe… au-dessus de la rivière (!) par un pont-canal de cinq arches. 

A Montbard, sous-préfecture et cité métallurgique dominée par l’ancien château des ducs de Bourgogne, il rencontre pour la deuxième fois le personnage historique dont la mémoire du pays toute entière bruisse encore avec émotion : Louis-Georges Leclerc (1707-1778), comte de Buffon, talentueux porte-parole du siècle des Lumières, né à Montbard où il séjournait six mois par an malgré ses fonctions parisiennes.

Buffon, c’est avant tout le célèbre naturaliste intendant du Jardin du roi (actuel Jardin des Plantes) de 1739 à 1788, auteur avec Daubenton (1716-1800) d’une retentissante Histoire naturelle en 36 volumes publiés de 1749 à 1788. Mais Buffon, était aussi homme de science en général, philosophe et remarquable écrivain au style soigné empreint de lyrisme qui souhaitait faire œuvre de vulgarisation en espérant de nombreux lecteurs. Ami – ou rival – de toutes les personnalités éminentes du siècle des Lumières, son succès et ses ouvrages suscitèrent admiration et jalousie.

Habitué des salons littéraires, et industriel avisé, Buffon fut probablement le savant le plus connu de son époque et certainement le plus lu. Le Musée-Site Buffon de Montbard, rassemblant château, parc et ancienne orangerie convertie en musée, permet aujourd’hui de découvrir la vie et l’œuvre de cette figure majeure de la pensée scientifique du 18e siècle et de visiter son cabinet de travail installé dans une tour de l’ancien château des ducs de Bourgogne acquis et transformé par Buffon lui-même qui en a aussi aménagé le parc. 

Buffon est aussi un seigneur terrien soucieux de faire fructifier ses forêts et ses mines. Il devient ainsi maître de forge à partir de 1768 quand il fait construire en bordure de l’Armançon, à Buffon, une forge combinant les dispositifs techniques les plus performants à une architecture de très grande qualité. A la fois lieu d’expérimentation pour ses recherches sur les minéraux et unité de production de très haut niveau, la Grande Forge sera le plus vaste établissement sidérurgique ayant existé en Bourgogne au 18e siècle.

Conseil Général © B. OUDET

Carte interactive
  •  Hôtels
  •  Chambres d'hôtes
  •  Locations de vacances
  •  Hébergements collectifs
  •  Campings
  •  Aires de camping-car
  •  Restaurants
  •  Sites et monuments
  •  Musées
  •  Parcs et jardins
  •  Offices de tourisme
  •  Restaurants
  •  Producteurs
  •  Caves
  •  Aires de pique-niques
Chargement...