Le pays Châtillonnais

Caractéristiques géomorphologiques

Vaste ensemble occupant tout le nord du département de Côte d’Or, le « massif » châtillonnais se décompose en plusieurs entités distinctes : 
- le Plateau châtillonnais à l’ouest, situé entre dépression péri-morvandelle et vallée de la Seine (300-450m), est un grand ensemble karstique entrecoupé de petites vallées
- la Montagne châtillonnaise au centre, qui correspond en partie au Seuil de Bourgogne (300-600m), où les plateaux s’élèvent progressivement du nord-ouest vers le sud-ouest
- les Pays Tilles et Vingeanne, dont les gradins calcaires (250-300m), découpés d’assez larges vallées, assurent la transition entre le plateau haut-saônois et le fossé bressan

A l’extrême nord du département, la Vallée Châtillonnaise (300m) aux calcaires argileux, assure la transition entre le plateau châtillonnais au sud et le Barséquanais (ou plateau de Basse-Bourgogne) au nord, qui se caractérise par les pentes marneuses de la cuesta oxfordienne (300-400m).

Types de milieux

Comme pour tout autre territoire, les milieux naturels s’organisent en fonction des particularités de chaque unité paysagère. 
Ainsi la plupart des plateaux calcaires est occupée par la culture céréalière, exception faite de quelques massifs forestiers de plateaux essentiellement composés de hêtres, de chênes et de charmes, dont le vaste massif de la forêt domaniale de Châtillon-sur-Seine. 
Les pentes de chaque vallée sont la plupart du temps elles aussi dévolues à la forêt. 
Ces massifs forestiers hébergent quelques espèces hautement patrimoniales tel que le Sabot de Vénus, la Pivoine Male ou bien encore la mystérieuse cigogne noire. 
Sur certaines d’entre elles apparaissent, à la faveur de couches marneuses, des résurgences d’eaux fortement chargées en calcaire dissous. Ces conditions spécifiques permettent l’expression de marais de pente spécifiques autrement appelés marais tufeux, du nom des concrétions calcaires qui se forment à l’air libre. 
En fond de vallée, la prairie reste une dominante majeure. Très marquée par l’humeur de la rivière et par l’humidité qui en résulte, ces prairies, lorsqu’elles ont été gérées de façon suffisamment extensive, abritent encore de beaux joyaux de nature telle que le Narcisse des poètes.

© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne

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