Caractéristiques géomorphologiques

Véritable paysage de transition entre les massifs calcaires et le Morvan, le Pays d’Arnay, l’Auxois et Terre-Plaine se font échos des particularités de chacun de ces territoires.
En lecture géologique, nous sommes ici au sein d’une auréole sédimentaire qui s’intercale entre le massif ancien du Morvan et les plateaux calcaires du Châtillonnais et des Arrières Côtes.
 
Ainsi des calcaires marneux marquent le caractère de ces pays :
 
- au nord, la Terre-Plaine (300-350m) en pentes douces, parfois recouvertes de limons,
- au centre, l’Auxois (350-570m), plus accidenté avec ses buttes coiffées de calcaires durs,
- au sud, le Pays d’Arnay où se mêlent les sédiments marneux et gréseux.
 
Cette typicité, doublée d’un relief relativement vallonné, permet une diversité de mode de gestion du territoire. L’eau reste très présente sans pour autant constituer une contrainte à l’exploitation de ces terres. L’agriculture et la foresterie sont donc les deux traits principaux qui modèlent le paysage. L’agriculteur alterne l’élevage et la culture et le forestier exploite des espaces relativement productifs.

Types de milieux

Limons, sédiments et roches calcaires sont le support d’expression de milieux naturels très marqués par les exploitations humaines.
Les prairies, support d’une pratique d’élevage très ancienne et principalement bovine, sont prégnantes dans le paysage. Elles sont la plupart du temps réputées saines (pas trop humides) et permettent une activité relativement intensive.
Elles sont là encore marquées d’un réseau de haies champêtres plus ou moins bien conservé et souvent très entretenu.
Ces sols permettent aussi la mise en place de la culture agricole, la plupart du temps céréalière.
Les forêts de ce territoire sont le reflet de la diversité de ses sols. Ainsi la composition des massifs forestiers sera ponctuellement plus ou moins marquée par la présence du calcaire. A l’état naturel, le hêtre et le chêne sessile pourrait se partager l’espace forestier à la faveur de situations locales diverses en fonction des microclimats, de la nature du sol ainsi que des réserve en eau de ses sols.
Cela étant le chêne a souvent eu la préférence aux yeux du forestier. Et lorsque ni l’un ni l’autre ne sont à leur aise sur un sol trop ingrat, diverses essences de résineux constituent une alternative souvent préférée.
 
© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne