Caractéristiques géomorphologiques

La vaste plaine qui s’étale au sud du département correspond à une histoire géologique particulière : l’effondrement du fossé bressan. 
Drainé en son cœur par la Saône, ce fossé est constitué de limons, de cailloutis calcaires issus de l’érosion des plateaux calcaires et des terrasses alluviales.
Loin d’être complètement homogène ce territoire de faible attitude (180-240m) a permis le développement d’une activité humaine diversifiée et principalement agricole. Il est parcouru de nombreux petits cours d’eaux (l’Ouche, la Vouge, la Tille, la Vingeanne…) qui lui confère une diversité biologique particulière et structurante de l’activité humaine. 
Ainsi, le bassin de la Tille particulièrement riche en sables et graviers, sera le siège de l’exploitation de granulats alors que les terrasses auxonoises auront permis le développement du maraîchage. 
Enfin, la proximité immédiate de la Saône et l’influence de ses crues régulières conditionneront une utilisation plus contrainte d’un espace que l’on appelle le lit majeur de la rivière. Ce lit, constituera tout à la fois un vaste corridor biologique et un espace agricole, enrichi par l’apport saisonnier des limons de la Saône.
Comme beaucoup d’espaces alluviaux, la présence d’une nappe souterraine constitue une richesse majeure et une ressource aquifère de première importance.

Types de milieux

Plusieurs milieux plus ou moins naturels parsèment ce vaste territoire. 
La grande majorité de l’espace est dévolue à la culture céréalière au sens large du terme. Ainsi, au fil de remembrements anciens, la plaine s’est structurée en vastes parcelles agricoles prenant des teintes variables chaque année selon l’assolement agricole, du vert tendre des blés au jaune vif des colzas. 
Les espaces plus humides, plus contraignants lorsque la nappe affleure ou lorsque les sols apparaissent plus imperméables, ont su conserver une vocation principalement prairiale même si cette tendance reste particulièrement précaire avec l’amélioration des techniques agricoles. 
Gérés de façon extensive, par la fauche et le pâturage, ces milieux abritent encore par endroit la gracieuse fritillaire pintade ou bien encore le bruyant courlis cendré. 
Mais cette vaste plaine est aussi par endroit ponctuée de massifs forestiers, importants par leur surface et leurs richesses, tant économique que biologique. Ici le chêne est roi. Deux espèces se rencontrent principalement, le Chêne sessile sur les sols les plus sains, et le Chêne pédonculé lorsque l’eau se fait plus pressante. Les deux essences fournissent des bois d’œuvre de qualité et sont souvent accompagnées du charme qui fournit quant à lui un des meilleurs bois de feu. 
Plus récemment, avec le développement de l’industrie forestière est apparu le peuplier. Son implantation est généralement une alternative à la déprise agricole, et la rigueur de sa plantation colonise peu à peu l’espace alluvial.

© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne