Le Morvan

À la croisée des quatre départements bourguignons, le socle granitique du Morvan se situe dans le prolongement du Massif central. Il se divise en trois entités selon l'altitude. Le Morvan central, qui varie de 450 à 600 mètres, ceinture le haut Morvan montagnard qui culmine à 901 mètres avec le Haut Folin. Le bas Morvan s'étend sur les pourtours du massif entre 250 et 450 mètres, constituant ainsi son auréole externe. La limite entre l'Auxois et le bas Morvan oriental est marquée par une faille s'étendant du nord au sud, de Thoste à Vianges, en passant par Thoisy-la-Berchère.

Le mont de Gien, situé à 721 mètres d’altitude dans l'exclave de Ménessaire, est le point culminant de la Côte-d'Or. La commune de Ménessaire est incluse entre les départements de la Nièvre et de la Saône-et-Loire, à 6 km des limites départementales. L'origine de son rattachement à la Côte-d'Or remonte à 1791 lors de la création des départements français. Les habitants de Moux, d'Aligny et de Ménessaire souhaitaient appartenir à la Côte-d'Or, avant que ceux de Moux et Aligny ne changent d'avis, laissant alors Ménessaire, sans rattachement géographique au reste du département.

Premier relief depuis la façade Atlantique, le Morvan connaît des précipitations annuelles moyennes avoisinant les 1000 mm. Toutefois, la Côte-d'Or se situe sur la partie orientale du massif, où le climat est davantage continental. Les précipitations tombant sur le massif s'infiltrent dans les sables résultant de la dégradation du massif cristallin : les arènes granitiques. L'eau est stoppée par des couches d'argiles, provoquant des suintements ici et là. Ces zones plus ou moins marécageuses accueillent notamment la discrète Bécassine des marais et le Pipit farlouse.

Malgré leur régression, les prairies bocagères sont encore bien présentes sur le bas Morvan oriental. Lorsque l'altitude augmente, le bocage devient plus dense, avant de céder la place à la forêt au-dessus de 450 mètres. Au-delà, les parcelles agricoles exploitées pour l'élevage n'occupent plus que les replats et les pentes les plus douces. Ce bocage plus ou moins dense permet d'observer et d'entendre de nombreuses espèces, comme le Rossignol philomèle, la Fauvette à tête noire, la Pie-grièche écorcheur, l'Hypolaïs polyglotte, ou encore la Linotte mélodieuse.

Le passage au milieu forestier modifie le cortège d'espèces. On retrouve alors le Pouillot siffleur, le Pic noir, la Chouette hulotte, etc. La présence de résineux dans les forêts morvandelles est particulièrement marquée.
Enfin, petits et grands étangs (dûs aux barrages) occupent quelques dépressions du Morvan central, complétant ainsi la mosaïque de paysages. Les oiseaux d'eau les plus communs peuvent y être observés : Canard colvert, Grèbe huppé, Héron cendré, Grande Aigrette, etc.

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