L’Auxois

Logé entre les plateaux calcaires du Châtillonnais et les reliefs granitiques du Morvan, l'Auxois présente une intéressante mosaïque de paysages. Le bocage, avec ses prairies de fauche, ses pâturages et un peu de cultures, occupe les fonds de vallées et les versants les moins pentus. À la belle saison, c’est ici le territoire de la Huppe fasciée, des Bruants jaunes et zizi, de la Fauvette babillarde ou encore de la rare Pie-grièche à tête rousse. C'est également dans ces zones ouvertes que le Milan royal ou des bandes hivernantes de grives (draine, mauvis et surtout litorne) recherchent leur nourriture.

Sur la commune de Meilly-sur-Rouvres se trouve l'un des points triples de partage des eaux. Ainsi, les pluies tombées dans l'Auxois rejoindront le Rhône, la Loire ou la Seine. L'Oze, l'Ozerain, la Brenne, l'Armançon et le Serein sont les principaux cours d'eau et appartiennent tous au bassin versant de la Seine. Leur lit mineur accueille notamment le Petit gravelot, le Martin-pêcheur d'Europe et l'Hirondelle de rivage. Les petits affluents seront quant à eux propices aux observations de Bergeronnette des ruisseaux et de Cincle plongeur.

Sur les versants, lorsque la pente devient trop forte, les boisements remplacent progressivement le bocage. Les forêts de feuillus, peuplées essentiellement de Hêtres et de Chênes, accueillent alors le Pic noir, le Loriot d’Europe, la Sittelle torchepot, le Pouillot siffleur ou le Grosbec casse-noyaux. Dans les bois mixtes, la présence de quelques résineux permettra d'entendre et d'apercevoir le Roitelet huppé et la Mésange huppée.

Parfois, en bordure de plateau, une étroite pelouse calcicole vient garnir la corniche calcaire en rupture de pente. C'est le lieu idéal pour entendre le chant de l'Alouette lulu. Par endroit, cette corniche surplombe une falaise pouvant atteindre quelques dizaines de mètres ; Choucas des tours, Grand-duc d’Europe ou Faucon pèlerin pourront alors y être observés.

Enfin, les plateaux et les plaines sont occupés par les terres arables. Il s'agit le plus souvent de cultures céréalières et oléagineuses. Dans ces milieux, il est fréquent d'y voir et d'y entendre l'Alouette des champs, le Bruant proyer et le Tarier pâtre.

Une description des paysages de l'Auxois, aussi brève soit-elle, ne peut pas passer sous silence la traversée du nord au sud du canal de Bourgogne. Inauguré en 1832, ce canal nécessite d'importantes réserves en eau, afin d'assurer le fonctionnement des écluses. Les réservoirs de Panthier, de Grosbois, du Tillot, de Chazilly et de Cercey ont donc été construits dans ce but. Les oiseaux profitent de ces grandes étendues d'eau, particulièrement lors de la migration d’automne et durant l’hiver, surtout quand les niveaux sont bas et laissent se découvrir de grandes vasières. Il n'est pas rare d'y observer des Grandes Aigrettes, des Sarcelles d'hiver, des Fuligules milouins et morillons, mais également le Balbuzard pêcheur, le Chevalier aboyeur et de nombreuses espèces plus rares comme les Plongeons catmarin et imbrin. Le réservoir de Cercey est sans doute le plus intéressant d'entre eux pour l'observation des oiseaux.

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