Une réserve naturelle

A lire : Côte dijonnaise et Combe de Lavaux par Patryck Vaucoulon

Fiche d’identité de la réserve naturelle

Statut : Réserve naturelle nationale créée par décret ministériel (1ier réserve naturelle de Côte d’Or).

Date de création : 10 décembre 2004
Communes : Gevrey-Chambertin / Brochon
Superficie : 509 ha dont 447 de forêt
Altitude : de 300 à 510 mètres d’altitude
Milieux naturels : Forêts de ravin, forêts de plateau, pelouses calcaires, éboulis, falaises, marais temporaire.
Gestion : Communauté de Communes de Gevrey-Chambertin et ONF de Dijon
Contact : Communauté de Communes de Gevrey-Chambertin :
25 av. de la Gare – BP 24 – 21220 GEVREY-CHAMBERTIN Tel. : 03.80.51.84.59.

Réglementation

Et au milieu d’une forêt : des pelouses, des falaises, des éboulis

Au cœur de la Côte dijonnaise, bordure calcaire de la plaine de Saône, la Réserve Naturelle Combe Lavaux – Jean Roland est entaillée par un réseau dense de vallées devenues sèches, globalement orientées ouest-est, lesquelles sont séparées par de vastes plateaux calcaires.
Les orientations nord et sud des versants des combes encaissées de la réserve créent un contraste saisissant dans la végétation : les falaises d’ubac attirent de nombreuses espèces de fleurs méditerranéo-montagnardes tels que le Daphne des Alpes, l’Athamante de Crête ou le Drave faux-aizoon. Ces falaises accueillent aussi une endémique mondiale : la Biscutelle de Dijon. L’adret présente les conditions de chaleur et de luminosité requises pour des espèces méridionales souvent éloignées de leur foyer principal comme le Stipe penné, l’Amélanchier à feuilles ovales et le Nerprun des Alpes. Les falaises chaudes et éclairées de la réserve offrent aussi de bonnes conditions de nidification au Faucon pèlerin (Falco peregrinus).
Les éboulis chauds et secs, plus discrets, sont le domaine de l’Iberis de Durand, du Laser de France et du Centranthe à feuille étroite.

Sous les falaises, en forêt, on relève une différence dans l’ubac. Ce dernier, plus ombragé et humide, se couvre d’une futaie de hêtres. En s’enfonçant dans la vallée, la hêtraie cède la place, sur les gros blocs calcaires, à l’érablaie installée au « bout du monde », ou encore, en allant chercher la lumière au pied des falaises, à la tillaie.
La forêt dense de la réserve assure un confort suffisant à plusieurs familles de chats forestiers. Dans cette unité, les Pics (Pic mar, Pic cendré, Pic noir) profitent aussi de la diversité des habitats forestiers.
 
Le plateau n’est pas avare en richesses naturelles. Les pelouses sèches varient leur composition floristique selon l’épaisseur du sol. Sur les pelouses très sèches des plateaux, se côtoient l’Inule des montagnes et l’Hélianthème des Apennins. Sur la corniche, les coussins parfumés de framboise de l’Anthyllide des montagnes cachent la seule station bourguignonne du Scorzonère d’Autriche. Les papillons apprécient la situation chaude et sèche des pelouses calcaires (l’Azuré du Serpolet, le Mélitée des digitales). Il n’est pas rare d’y voir chasser l’Engoulevent d’Europe.
 
Plus en retrait, un marais très original profite de l’eau retenue temporairement par les dalles non fissurées et abrite la Canche intermédiaire, la Valériane tubéreuse, l’Ail ciboulette, la Véronique en épi ou encore le Jonc à fruits globuleux.
 
Communauté de Communes de Gevrey-Chambertin ® Laurent SERVIERE

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