Description du milieu

Les pelouses calcicoles sont des milieux ouverts, à formations végétales herbacées basses où le Brome érigé et divers fétuques occupent une large place. Elles souvent plus ou moins piquetées de buissons (prunellier, aubépine, genévrier, buis…). Les pelouses reposent généralement sur des sols minces argilo-calcaires, elles sont bien exposées, et bénéficie d’un fort ensoleillement.
 
Souvent dénommées comme des « friches », elles sont le domaine de prédilection de nombreuses espèces végétales et animales qui tolèrent les milieux secs et chauds. Elles hébergent notamment des espèces à tendances méridionales, comme certaines orchidées, papillons, ou oiseaux…, qui trouvent sur les pelouses de Côte d’Or la limite nord de leur aire de répartition. Ces pelouses ont le plus souvent pour origine des défrichements très anciens, destinés à mettre à profit des terrains favorables au pâturage.
 
Aujourd’hui, avec la modernisation de l’agriculture, la majorité des pelouses sont en voie d’abandon, et tendent à se reboiser peu à peu naturellement. Elles perdent alors par la même leur caractéristique de milieu ouvert, et la plupart des espèces remarquables qu’elles hébergent. En Bourgogne comme dans le reste de la France, on considère que les surfaces de pelouses sèches ont diminué au moins de moitié en l’espace de seulement 50 ans. Des mesures de gestion par pâturage et entretien mécanique doivent être mises en place pour préserver leur intérêt patrimonial.

Comment cela se traduit-il en Côte-d'Or

En Côte-d’Or, les pelouses sèches les plus représentatives sont largement réparties le long des côtes dijonnaises et beaunoises, et secondairement en vallée du Rhoin ou sur les flancs de la vallée du Suzon. D’autres secteurs de pelouses existent également au sein de massifs forestiers ou en bordure de marais, dans la région du châtillonnais.

Qu'est ce que le randonneur va trouver de spécifique dans ce milieu

Dès la fin du mois d’avril fleurisse les premières orchidées, dont de nombreuses Ophrys. Mais le pic de floraison des pelouses calcicoles se situe entre le début du mois mai et la fin juin. C’est à cette époque que le promeneur va réaliser à quel point les pelouses sont riches de centaines d’espèces de plantes : on y trouve ainsi le lin à feuilles ténues, l’hélianthème des apennins, la germandrée à feuilles de chêne, l’inule des montagnes, le géranium sanguin…  Une oreille attentive reconnaîtra le chant de l’alouette lulu, du bruant jaune, d’une cigale, ou celui de l’engoulevent à la tombée de la nuit. Entre les bosquets de prunellier et de genévrier, on a parfois la chance de rencontrer une mante religieuse, un lézard vert, ou encore un ascalaphe, petit insecte « intermédiaire » entre un papillon et une libellule… Le naturaliste comme le photographe amateur vont pouvoir trouver là une source d’observations et d’inspirations inépuisables.
 
© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne