Les forêts

Description du milieu

La forêt côte-d’orienne a de multiples visages. Du Morvan cristallin aux plateaux calcaires, des corniches ensoleillées aux dépressions inondables ou marécageuses, elle est aussi variée que le sont les conditions des stations qui l’accueillent.
 
- En plaine limoneuse ou argileuse, c’est le domaine des chênes sessiles et pédonculés, accompagnés du charme.
 
- Le couloir de la Saône abrite encore quelques massifs forestiers alluviaux inondables riches en chêne pédonculé, frêne et orme.
 
- Les conditions tranchent nettement avec les forêts des plateaux calcaires, plus diversifiées grâce à une topographie contrastée et des expositions diverses. Si la chênaie-hêtraie-charmaie occupe les sommets des plateaux, sur les versants s’étendent la hêtraie calcicole, la forêt de tilleul, et la maigre chênaie pubescente couvre les rebords secs des Côtes.
 
- Dans les fonds de vallée, les forêts d’aulnes, de chênes pédonculés et de frênes encadrent les cours d’eau ; les forêts d’érables et tilleuls sont confinées dans les vallons les plus étroits.
 
- Dans le Châtillonnais, aux influences continentales plus marquées, c’est la hêtraie calcicole qui domine sur les plateaux tandis que les sols engorgés des bordures de marais accueillent fréquemment des forêts de saules, de trembles et de frênes.
 
- Enfin, les sols acides des contreforts du Morvan abritent la hêtraie-chênaie. Les aulnes apprécient les dépressions très humides et laisseront place aux bouleaux si le sol est tourbeux.
 
Comment cela se traduit-il en Côte-d'Or

La Côte d’Or est réputée pour ses massifs forestiers.
 
Réputation historique si l’on considère le vaste massif de la forêt de Cîteaux, dont les clairières ont accueilli à la fin du XIe Siècleles précurseurs de l’ordre cistercien, qui s’est répandu ensuite dans tout le monde occidental.
 
Réputation cynégétique pour la forêt d’Is-sur-Tille, par exemple, qui accueille d'importantes populations de cervidés.
 
La couverture forestière du département atteint 40 % en moyenne, avec des taux de boisement plus importants sur certains secteurs (Arrière-Côte notamment).
 
Qu'est ce que le randonneur va trouver de spécifique dans ce milieu

Le randonneur pourra croiser, s'il est très patient et silencieux, le chat forestier pour lequel la Côte d’Or joue un rôle très important au niveau national. Il pourra également, s’il lève un peu les yeux, apercevoir des oiseaux forestiers, et notamment ceux qui recherchent les stades vieillissants de l’arbre : les cavernicoles, par exemple, dont les trous pourront accueillir ensuite d’autres espèces animales. En effet, en forêt, les arbres morts revêtent une importance dans la diversité des espèces, comme pour le bois mort au sol, stade ultime de la vie de l’arbre (« La seconde vie de l’arbre »).
 
Le randonneur pourra ainsi observer les insectes liés à ces stades de décomposition du bois, comme le Lucarne, très spectaculaire avec ses grandes mandibules, et dont la grosse larve se développe très souvent au pied des arbres morts, ou au détriment des racines de sujets âgés et dépérissants. 
 
Il se réjouira d'observer l’Aconit tue-loup, sans le toucher car toutes les parties sont extrêmement toxiques !
 
Autre beauté forestière, le Céphalantère rouge est une orchidée qui apprécie les secteurs semi-ombragés et bien exposés des hêtraies et des chênaies sèches des Côtes, Arrières-Côtes et de la Montagne châtillonnaise.
 
Mieux connue des promeneurs, la primevère officinale (le « coucou ») est bien plus ubiquiste, on la trouve presque partout ! Au printemps, ses corolles jaunes égayent les lisières et sous-bois clairs et attirent la convoitise des petits et des grands, le temps d'un bouquet parfois bien éphémère.
 
© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne

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