Les falaises

Description du milieu

 
Bien représentées dans les entités naturelles des Côtes et Arrières-Côtes, les falaises correspondent à des affleurements de calcaires durs d’âge secondaire (Bathonien ou Bajocien, - 170 millions d'années), mis à nu par l’érosion,et qui se maintiennent grâce aux phénomènes de gel et de dégel. Atteignant parfois 40 mètres de hauteur, elles dominent des pentes boisées sur lesquelles peuvent se développer de petits éboulis issus de l’érosion.
 
Les falaises et rochers; très hostiles pour la végétation, sont plutôt le domaine des lichens qui trouvent sur ces roches nues, exposées au vent et à la pluie, des conditions favorables à leur développement. Peu de plantes herbacées subsistent, on y rencontre quelques fougères en conditions ombragées. En revanche, les espèces végétales typiques sont souvent des espèces à affinités montagnardes que l’on rencontre généralement sur les reliefs du sud de la France : Daphné des Alpes, Athamante de Crète ou Epervière humble accompagnent quelques espèces peu exigeantes issues des pelouses calcaires environnantes. Parmi les espèces animales, ce sont surtout les oiseaux qui trouvent ici des sites d’accueil : citons le Faucon pèlerin ou l’Hirondelle des rochers.
 
Comment cela se traduit-il en Côte-d'Or

En Côte-d’Or, les falaises se répartissent essentiellement dans les multiples combes qui entaillent les reliefs calcaires de la Côte et de l’Arrière-Côte. Vallée du Rhoin, Combes des Côtes beaunoise et dijonnaise, Vallée de l’Ouche et Val Suzon abritent la plupart des falaises du département.
 
Qu'est ce que le randonneur va trouver de spécifique dans ce milieu

Difficile d’accès, les falaises sont le plus souvent des points d’observation privilégiés pour découvrir un paysage. L’observation des espèces végétales nécessitera parfois quelques acrobaties que nous ne saurions conseiller au randonneur. Cependant, certaines plantes typiques peuvent s’installer sur les rebords de falaises et être ainsi admirées aisément sans se lancer dans des postures périlleuses. Par exemple, l’œillet des bois, qui porte mal son nom, attirera l’attention du promeneur grâce à ses fleurs rose vif.
Si le randonneur est alerté par des cris aigus à l’approche d’un site rupestre, il a de fortes chances de pouvoir observer un rapace typique des falaises, le Faucon pèlerin. Nous lui conseillerons de rebrousser chemin, entre mi-février et mi-juin, car cet oiseau n’aime pas être dérangé pendant la période de nidification. Historiquement, certaines falaises côte-d’oriennes ont pu être utilisées comme site défensif naturel par les populations du néolithique (autour de - 4 000 av. J.-C.) puis de l’Age de Bronze (jusqu'en – 800 av. J.-C.) : ce sont les éperons barrés. (1)
  
(1) Il s'agit des premières formes de fortifications, prenant appui sur un promontoire rocheux, dont une extrémité a été protégée par un retranchement (palissade, fossé...).

© Conservatoire d'Espaces Naturels Bourgogne

 
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