Circuit non itinérant

Localisation

Beaune

départ : Parc de la Bouzaise (fléché depuis le boulevard circulaire)
Parking du Parc de la Bouzaise

Niveau de difficulté

Facile

Durée

1h30 à 2h

Longueur

7 km
Balisage jaune
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Si Dijon est la capitale régionale de la Bourgogne, Beaune peut très justement revendiquer le titre de capitale des prestigieux vins de Bourgogne. Sillonnez les chemins du vignoble du sud de la ville de Beaune et vous retrouverez des vins comme l’AOC Beaune 1er Cru, les Champs Pimont ou encore les vignes AOC Pommard Premier Cru les Saucilles…

A découvrir également les charmantes cabottes au cœur des vignes, ces petits abris en pierre sèche.

son Le mot du randonneur :

A éviter en période de forte chaleur car peu d'ombre.

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

En regardant le parc de la Bouzaize, prendre la rue à droite (rue du Dr Boulay), puis s'engager à gauche dans la rue du Faubourg St Martin. Tourner à gauche à la fourche.

Au croisement suivant 1 (poteau P37), prendre à gauche le chemin des Teurons. Traverser la D970 (attention) et emprunter, presque en face, un petit chemin entre deux murs de pierre. Contourner aux 3/4 le Clos de la Mousse 2 par la gauche puis prendre à gauche une petite route goudronnée montant parmi le vignoble 3 puis 4 puis 5.

A une fourche montante, (poteau P39) emprunter à gauche le chemin goudronné montant plein Sud 6. Au-dessus de la côte (bancs et table sur la droite) continuer toujours tout droit. (Poteau P40) En redescendant, belle vue sur Pommard et son vignoble, en retrait l'église de Meursault et dans le fond les collines de la côte chalonnaise 7 et 8.

En arrivant sur une petite route, prendre à gauche. 9 (Poteau P41). Laisser le chemin de terre à gauche conduisant à une maisonnette et 150 m plus loin 10, prendre le chemin de terre obliquant à gauche. (Poteau P42)

Laisser à droite le chemin qui descend au Clos des Mouches 11 et poursuivre en descendant, en direction de la maisonnette.

Le chemin devient vaguement goudronné et passe près d'une belle construction circulaire en pierre sèche 12 et 13.

50 m environ après, tourner à droite puis 30 m plus loin 14, emprunter à gauche un chemin montant très légèrement au début 15 et 16. Continuer jusqu'à l'extrémité de ce chemin. Ensuite, tourner à droite et continuer cette petite route sinueuse, maintenant goudronnée, passant près d'un poteau électrique 17.

150 m plus loin, à un embranchement, prendre à droite un chemin empierré entre deux murets 18, puis déboucher sur une route goudronnée et prendre à gauche la rue de Sceaux qui permet de regagner l'entrée du parc de la Bouzaize.

 

Côté patrimoine

Beaune est un nom qui exprime le vin. 
- En premier lieu, par un patrimoine prestigieux dont l’ancien hôtel-Dieu est le symbole le plus célèbre avec sa vente des vins annuelle de réputation mondiale.

- En second lieu, par une production viticole issue de sols aux qualités incroyablement variées et héritière d’une pratique bimillénaire. 

A l’abri de murs de pierre sèche, des « Teurons » aux « Reversées », les ceps peuvent se nourrir au mieux de ces sols fabuleux, les « climats », aux noms souvent évocateurs – « Champs Pimont », « Clos Saint-Landry », « Pertuisots »... -, nettoyés des pierres inutiles dont les tas forment ces « murgers », masses insolites et sombres éparpillées dans le paysage. 
Si la vue glisse de rang en rang jusqu’à l’horizon, elle est parfois retenue par un détail significatif qui invite le regard à revenir un instant à l’environnement immédiat. 
Là, une porte en pierre dont les piédroits carrés supportent sans peine un linteau cintré gravé du nom du clos auquel elle donne accès. 

Là, un mur élevé à l’angle d’un climat, récemment restauré, forme comme un rempart entre Beaune et Pommard dont les maisons groupées autour du clocher carré de l’église s’aperçoivent en contrebas. 

Là, un poteau tout simple portant les indications nécessaires à l’orientation du promeneur qui affiche avec modestie le nom d’un des premiers crus les plus fameux, ce « Clos des Mouches »… à miel, c’est-à-dire les abeilles des ruches que ce clos particulièrement ensoleillé abritait autrefois ! 
Là, une maisonnette au toit défoncé qui appuie toujours ses murs contre un amas de pierres bien rangées. 
Là encore, une autre maisonnette, au toit de lave, qui témoigne de l’utilisation évidente des matériaux de construction disponibles sur ces terrains calcaires. Car pourquoi chercher ailleurs ce qui se trouve sur place quand il faut aménager un abri pour les hommes et le matériel contraints par un travail délicat et long ?

Les moyens d’aujourd’hui et la qualité des chemins ne justifient plus l’usage régulier de ces abris divers, mais quel plaisir de découvrir à nouveau, au détour du chemin, une cabotte aux formes arrondies offrant sa masse de pierre aux teintes changeantes comme le ciel. Dans le chemin qui traverse les « Vignes Franches », il en est une remarquable, toute ronde, qu’on croirait neuve. 
Il ne reste alors qu’à traverser le parc de la Creuzotte pour revenir à la Bouzaize, résurgence karstique bien caractéristique de ces coteaux calcaires.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

« Oiseaux des villes-oiseaux des champs »

Le sentier « traversée de quelques premiers crus de Beaune » invite, comme son nom l’indique, a découvrir, aux portes de la ville de Beaune, un paysage viticole typique de la Côte.

Que ce soit en ville ou dans les vignes, l’activité humaine importante à tendance à repousser la faune sauvage vers des zones de plus grande quiétude.

Pourtant, l’opportunisme de certaines espèces leur a permis de s’adapter à ces zones anthropisées (se dit d’un milieu naturel ou d’un paysage transformé par l’action humaine). Le rat et le pigeon sont les plus connus. D’autres le sont moins.

Le martinet, par exemple, est l’oiseau des villes le plus extraordinaire. De par ses cris réguliers, c’est lui qui enchante la ville l’été. Il ressemble à une grande hirondelle noire et passe sa vie dans les airs. Cet oiseau ne se pose jamais, sauf pour élever ses petits dans les cavités qu’offrent les bâtiments urbains. Contrairement aux autres oiseaux, le martinet se nourrit en vol, boit en vol et, plus incroyable encore, dort en vol. Pour ce faire, en fin de journée, il monte en altitude à la recherche de courants d’air porteurs et, en groupe, les oiseaux dorment en planant jusqu’au lendemain.

Cette parfaite adaptation au vol acquise au gré de l’évolution de l’espèce a doté l’oiseau de pattes très petites et d’ailes très grandes. Certains prétendent à ce titre qu’une fois au sol (par accident) l’oiseau n’est plus capable de reprendre son vol.

Un autre oiseau offre également de beaux spectacles. C’est l’étourneau sansonnet. Cet oiseau pourtant commun est un parfait imposteur : il est doué d’un talent pour l’imitation. Il est ainsi capable de reproduire le cri d’un prédateur pour faire fuir des concurrents mais aussi d’imiter le son d’un klaxon ou d’un téléphone pour séduire madame. 

En ville, on remarque sa présence de par les dortoirs qu’il choisit chaque soir. Des dizaines, voire une centaine d’oiseaux, s’y regroupent pour passer la nuit. Ils choisissent souvent les arbres feuillus des grandes avenues et, pour peu qu’un réverbère offre assez de lumière, ils entament des concerts bien joyeux qui dureront toute la nuit. Les lendemains le sont moins du fait des guanos laissés dans leur sillage.

Enfin, juste après les vendanges, des nuages entiers d’étourneaux apparaissent, comme venus de nulle part, et profitent goulûment des dernières grappes laissées par les vendangeurs. 

Ces hordes d’oiseaux ont un comportement spectaculaire en vol qui ressemble aux mouvements de fuite d’un banc de poissons face au requin. La nuée d’oiseaux forme une masse mouvante capable de virer d’un instant à l’autre dans n’importe quelle direction, chaque oiseau prenant la direction de son voisin en un instant.

De nombreuses autres espèces s’installent dans les villes. Depuis quelques années, le renard et le pic vert sont de plus en plus fréquemment observés aux abords des zones industrielles et des parcs urbains.

Conseil Général © H. DEVALLEZ

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