Circuit non itinérant

Localisation

Pernand-Vergelesses

départ : Parking en bas du village, par la D18, après le rond-point, place de la gare (de l'ancien tacot)

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h30

Longueur

7 km
Balisage jaune
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Tout au long de cette promenade, les gastronomes hésiteront entre royauté et empire. Qui n’a jamais entendu prononcer les noms de Corton Charlemagne et Corton Clos du Roy à défaut d’avoir pu observer dans un verre leurs couleurs jaune ambré ou rubis ?
Vous êtes bien au pays des palais que vous découvrirez depuis l’oratoire de Frétille.
Attention, le causer bourguignon est de rigueur donc à Aloxe, dites"nous sommes à Alosse" !

France Bleu Bourgogne et Denis Brogniart sur la Route des grands crus de Bourgogne

Charlemagne
et la route des Grands Crus ?

A éviter en période de forte chaleur car peu d'ombre.

 

son Le mot du randonneur :

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

ATTENTION : parcours à éviter par fortes chaleurs.

Départ à Pernand-Vergelesses, près de la gare, en bas du village par la D18, après le rond-point.
En sortant du parking 1, prendre la rue à gauche (en direction du village) et à 50 m environ la rue à droite (sens interdit aux voitures). A la hauteur du café, s'engager à gauche sur le chemin empierré (interdit à tout véhicule).

Au transformateur, suivre à droite le sentier à peine marqué au début, descendant le long d'un mur en pierres.

Dans le bas, continuer à droite, longer des bassins de décantation situés sur la droite du chemin, puis sur la gauche une prise d'eau. En arrivant sur la route, tourner à gauche.

A la croix (poteau P70), quitter le Chemin des Grands Crus et s'engager à gauche sur une petite route goudronnée (en montant : vue superbe sur Pernand-Vergelesses) 2.

A 300 m environ tourner à droite sur le chemin empierré contournant la butte de Corton. On se trouve au milieu des Corton-Charlemagne. A la croix, belle vue sur l'ensemble du vignoble : à gauche, noyé dans les arbres, Aloxe-Corton et, en face, en toile de fond, Beaune 3.

Aux premiers arbres, suivre la petite route à gauche et continuer toujours tout droit 4.

A la fin de la montée 5, avant un vieux tilleul, continuer le chemin de droite.

Toujours en suivant ce chemin, entrer dans le bois de Corton.

A la sortie de la forêt, en débouchant vers les vignes (Hautes Côtes de Beaune), on arrive sur un chemin empierré que l'on continue sur la gauche. (poteau P69). A 150 m environ, prendre à gauche un chemin s'engageant dans le bois 6.

Continuer toujours tout droit en laissant les chemins de coupe puis déboucher sur une vigne (attention pas la première vigne mais la deuxième plus grande).

Descendre à droite de celle-ci un chemin assez raviné. En bas traverser deux routes goudronnées (attention) et s'engager tout droit sur le chemin avec un panneau "Interdit 5 t".

Remonter le vallon et continuer tout droit en laissant le chemin de gauche 7.

En arrivant au-dessus 8, descendre le chemin goudronné puis monter à gauche la petite route goudronnée. Après la barrière, rejoindre par les prés l'oratoire de Notre Dame de Bonne Espérance 9.

Au niveau du monument, à droite en regardant Beaune et Pernand-Vergelesses, prendre le petit sentier s'engageant en bordure du bois.

Continuer toujours ce chemin jusqu'à la limite du bois. Tourner ensuite à droite et déboucher sur la route goudronnée que l'on prend à gauche. Descendre cette route qui arrive à Pernand-Vergelesses.

En entrant dans le village, au niveau de la croix et de la route de Magny-lès-Villers, sur la gauche, source et statue de la "Mère Fontaine" 10. (Plaques P3) Peu après, et toujours en descendant, on peut voir un premier lavoir.

Continuer toujours tout droit, passer l'église 11 et poursuivre la même rue qui tourne légèrement sur la droite 12. Au niveau du deuxième lavoir, tourner à gauche puis tout de suite à droite.

On retrouve le lieu de départ.

 

Côté patrimoine

Bien à l’abri de la butte de Corton, le village vigneron de Pernand-Vergelesses se blottit sous le regard protecteur de la statue de la Vierge dressée sur la hauteur. Il affiche fièrement son identité bourguignonne dans le miroitement des tuiles vernissées (*) habillant la flèche de son église pointant haut par-dessus un tapis de vignes aux crus réputés. Tout autour, en rangs bien alignés, les ceps partent à l’assaut des flancs souvent raides et ravinés de la butte au sommet couvert par une végétation dense. Dans ce paysage végétal, les vestiges de l’imposant mur de clôture du domaine de Bully, quelques murets et autres cabottes ici et là, témoignent, à leur niveau, de l’incessant travail de l’homme pour un breuvage des plus parfaits, fruit de la lente osmose entre le terroir, le plant et une vinification au savoir-faire affirmé. Mais que vaudrait une telle maîtrise sans une protection hautement bénéfique ? Rien d’étonnant donc à rencontrer une statuette de Saint Vincent veillant sur les vignes du Corton-Charlemagne (**) judicieusement abritée dans un petit édicule marquant les limites entre les communes de Pernand-Vergelesses et Aloxe-Corton !

Rien de surprenant non plus, malgré sa monumentalité, à longer en chemin ou bien à voir depuis le vallon sur sa hauteur dominant les vignes, l’oratoire de Frétille construit au 19e siècle en style néogothique pour abriter une statue de Notre-Dame de Bonne Espérance.

En contrebas, le village resserre ses toitures de tuiles autour de l’église, principal monument, partie romane (nef), partie gothique (chœur), abritant un riche mobilier de statues et de tableaux du 15e au 17e siècle.

A proximité, une fière bâtisse du 18e siècle conserve le souvenir de Jacques Copeau, homme de théâtre célèbre, fondateur du Vieux-Colombier à Paris, installé ici de 1925 à sa mort en 1949 et inhumé dans le cimetière. Copeau fut l’un des précurseurs de la « décentralisation culturelle » qui, avec Jean Vilar, créateur du festival d’Avignon, a ouvert à la France entière le champ d’un théâtre de qualité jusque-là réservé aux grandes salles parisiennes. Un peu plus loin encore, un édifice bien plus modeste mérite pourtant quelque attention : c’est l’ancienne gare du tacot, chemin de fer régional à voie étroite reliant Dijon à Beaune par les Hautes Côtes, ouverte en 1921 pour quelques années seulement. Enfin, plus discrets encore, le clapotis des deux lavoirs du 19e siècle et le murmure de la source de la « Mère Fontaine », s’ils ne connaissent plus la fréquentation d’antan, rappellent la nécessaire présence de l’eau.

(*) Les tuiles « vernissées », ou plus généralement « glaçurées », si anciennes que leur utilisation puissent être en Bourgogne, ont connu un regain d’intérêt au cours du 20e siècle après la restauration de l’Hôtel-Dieu de Beaune et sont devenues, surtout en terre vigneronne, le nouveau symbole de la Bourgogne.

(**) Corton-Charlemagne : vin blanc (grand cru) de très grande renommée qui trouve son origine dans le Clos Charlemagne cédé en 775 par l’empereur à la collégiale de Saulieu.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Le sentier du Tour de la butte de Corton permet de découvrir deux buttes coiffées d’un chapeau forestier et dont la formation invite au voyage dans les temps géologiques. En suivant le sentier, vous allez découvrir la butte du bois de Corton puis celle du lieu-dit « Sur Frétille ».

Ces deux buttes sont constituées de terrains calcaires qui sont composés de roches formées par l’accumulation de sédiments d’origine marine. Ces sédiments sont eux-mêmes constitués pour partie de coquilles et de squelettes de micro-organismes qui se sont agrégés au fil du temps sous les effets de la pression et de la température liés à l’enfouissement. La dureté et la porosité de ces roches varient en fonction du type d’éléments squelettiques qui se sont déposés. Enfin, c’est grâce à la présence de ces squelettes qui se fossilisent que l’on peut dater les couches géologiques et distinguer tel ou tel niveau rocheux que l’on appelle une strate.

Le long du sentier, on croise quatre strates empilées les unes sur les autres qui couvrent une période de dépôt estimée à 10 millions d’années. Les fossiles étudiés dans ces strates permettent de dater ces roches au Jurassique, l’époque connue pour ses dinosaures. La présence de dépôts marins indique aussi qu’au jurassique, un océan (appelé Thétis) recouvrait la région.

A la base des buttes, la strate du Bathonien recèle une star locale, le calcaire de Comblanchien (qui porte le nom du village voisin). Cette roche est utilisée pour des réalisations en marbrerie, pour la confection de carrelage ou encore de sculptures.

Lorsque vous parviendrez au point cinq du descriptif du sentier, vous pourrez observer les carrières d’exploitation en direction du nord-est.

Le Bathonien est chevauché par le Callovien. Épaisse de trente-cinq à quarante mètres, cette strate a également été exploitée par l’homme notamment pour la construction des habitations du fait que cette pierre se délite en dalle ou « lave » et qu’elle affleure partout sur la Côte.

Localement la strate est appelée « la Dalle Nacrée ». Vous foulerez ce niveau géologique lors des trois cents premiers mètres de montée qui suivent le point 2 du descriptif.

Ensuite une petite strate de 2 mètres d’épaisseur signe un changement géologique. Cette strate correspond au changement entre le Callovien supérieur et l’Oxfordien inférieur. Au point 11 du descriptif, vous vous trouvez à l’endroit où affleure la roche. Il est à noter que le chemin qui conduit au cimetière depuis l’église se superpose à l’affleurement. Enfin, les éléments ferrugineux (de teinte rougeâtre) qui constituent ce niveau sont facilement observables dans les labours car ils tranchent nettement avec les autres calcaires clairs.

La dernière strate est constituée par des calcaires Oxfordiens avec une distinction d’âge et de constitution interne. Le sentier chemine depuis le point 3 jusqu’au 7 sur l’Oxfordien moyen. Puis, pour les points 8 et 9 de la butte « Sur Frétille », le sentier chemine sur l’Oxfordien supérieur.

La morphologie des buttes n’est pas étrangère à la nature des strates qui constitue ces buttes. Ainsi, du fait d’une certaine hétérogénéité de la roche, l’érosion s’est produite au détriment des endroits où la roche était, soit plus friable, soit plus tendre. Le ruissellement des eaux pluviales tend par ailleurs inexorablement à détacher la butte du bois de Corton du reste de la Côte qui, du point de vue géologique, n’est autre que la bordure du Bassin Parisien.

Conseil Général © H. DEVALLEZ

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