Circuit non itinérant

Localisation

Alise-Sainte-Reine

départ : Près de la statue de Vercingétorix

Niveau de difficulté

Facile

Durée

0h30 à 0h45

Longueur

1.7 km
balisage jaune
Fichier KML Fichier GPX
Signaler un
problème
Imprimer / télécharger

Le village d'Alise-Sainte-Reine constitue le haut lieu de la fameuse bataille qui opposa Vercingétorix aux armées de César. Perché sur son Oppidum, en -52 avant J.C., Vercingétorix résista pendant 2 longs mois au siège de l'armée romaine. C'est aussi Sainte Reine, village de pierres, théâtre de la légende de Reyne, jeune fille qui en 253 refusa de céder aux avances d'un gouverneur romain et le paya au prix de sa vie. Partant au pied de la statue de Vercingétorix découvrez un village unique qui saura vous accueillir et ensuite redescendez au MuséoParc Alésia, désormais incontournable !

À éviter en période de chasse (de mi-septembre à fin février les jours concernés).

 

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ sur le parking à proximité de la statue, prendre la direction de la statue par le sentier empierré. Descendre sur la droite jusqu'à la terrasse herbacée rectangulaire la plus basse puis longer la lisière jusqu'à l’autre bout. En prenant cette direction, laisser la statue derrière soi. Une fois parvenu au bout, au point le plus bas de la lisière, emprunter le petit sentier qui descend vers le nord-est au milieu des buis.

Traverser le petit bois pour arriver au bord d’une prairie.

2 Franchir la prairie par le système de tourniquets pour rattraper en face le chemin blanc un peu plus bas. Une fois sur le chemin, prendre à gauche jusqu’au village d’Alise-Sainte-Reine.

3 A la première intersection avec une route goudronnée, juste après le parking situé en contrebas sur la droite, poursuivre en face pour emprunter l’artère principale, continuer toujours tout droit la rue du Miroir puis la rue du Rochon.

4 Lorsque la montée s’amorce, prendre à gauche l’allée Félix Kir pour revenir au parking.

Côté patrimoine

Vercingétorix, Sainte Reine, le chanoine Kir ! Que de personnages célèbres pour un si petit circuit ! Et quelle réunion : un chef de guerre venu ici en 52 av. J.-C. accomplir son tragique destin ; une jeune fille martyrisée en 253 après Jésus-Christ ; un ecclésiastique natif du lieu à la brillante carrière politique mais plus connu encore par l’apéritif qu’il a popularisé dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale ! 

Tous y ont leur empreinte, inscrite de manière plus ou moins forte et évidente dans le patrimoine qui jalonne ce circuit : ici une statue et l’ombre d’une bataille, là une source et la chapelle qui la surmonte, ici encore une maison natale et une dernière demeure…

Le Gaulois Vercingétorix ouvre cette courte boucle avec une statue de près de 7 mètres de haut. L’image figurée du jeune Arverne, chef des Gaulois coalisés qui affrontent ici même en -52 les légions romaines de César, imprègne les lieux depuis le 27 août 1865. Œuvre du sculpteur bourguignon Aimé Millet à qui Napoléon III l’a commandée en personne, cette statue de cuivre symbolise, sous les traits mêmes de l’empereur des Français, les importantes découvertes archéologiques réalisées par la volonté impériale. En ce sens, elle est plus fidèle que son aspect, esthétiquement réussi mais fort éloigné de la véracité historique à l’exemple de la cuirasse ou de l’épée relevant plutôt de l’âge du Bronze, soit bien avant. Anachronismes d’autant plus faciles à éventer après un petit détour par le Centre d’interprétation du MuséoParc Alésia aménagé récemment un peu plus bas dans la plaine par le Conseil Général de la Côte-d’Or. 

Donnant son nom à ce sentier, Reine est une jeune fille d’Alésia, instruite dans la foi chrétienne, qui, en 253, a refusé d’épouser le gouverneur romain païen Olibrius. Pour punir un tel affront, flagellations, brûlures, noyade entravée de chaînes (miraculeusement brisées, l’attribut préféré des sculpteurs) et autres tortures sont infligées à Reine. Aucune ne pouvant souiller sa remarquable beauté, Reine est décapitée. Alors, du sol sanglant où sa tête était tombée, une source d’eau vive jaillit qui aujourd’hui encore perpétue le souvenir de celle qui fut déclarée Sainte. Cette source et le lieu d’inhumation de Reine dans la ville gallo-romaine d’Alésia devinrent rapidement le centre d’un pèlerinage. En 866, celui-ci fut en partie déplacé à Flavigny lors du transfert des reliques de Sainte Reine par les moines de cette localité proche d’Alésia dans la crypte spécialement aménagée de leur abbaye.

Sur le circuit, en contrebas de la ville gallo-romaine, la chapelle édifiée en 1498 au-dessus de la source fut plusieurs fois modifiée et agrandie, notamment après le renouveau du pèlerinage au 17e siècle, époque de construction de l’hôpital chargé d’accueillir et de soigner les pèlerins. Elle a été récemment inscrite au titre des Monuments historiques pour compléter l’approche patrimoniale d’ensemble autour de ce lieu de pèlerinage majeur en France. Elle rejoint ainsi, entre autres, les cartons de tapisseries de la vie de Sainte Reine réalisés au 17e siècle pour la confrérie de Sainte-Reine établie à Paris en l’église Saint-Eustache, exposés dans la chapelle de l’hôpital et déjà classés au titre des Monuments historiques en 1999 !

Aujourd’hui, à défaut de pèlerinage, le théâtre des Roches, aménagé en 1946 en contrebas de la statue de Vercingétorix par des prisonniers de guerre allemands, résonne chaque année, fin août, de la représentation théâtrale du martyre de Sainte Reine par des amateurs dont les habitants d’Alise-Sainte-Reine.

Le petit dernier de cette curieuse famille, Félix Kir, est l’autre enfant du pays. La maison où il est né le 22 janvier 1876 s’élève toujours non loin du circuit, à proximité de l’hôpital et de la source Sainte-Reine. Ordonné prêtre en 1901, il se retrouve à Dijon en 1928 où il devient directeur des œuvres et groupements d'hommes et des œuvres de presse après plusieurs ministères dans diverses paroisses en Côte-d’Or. Il est nommé chanoine honoraire en 1931. Maire de Dijon de mai 1945 jusqu'à sa mort le 25 avril 1968 - il est inhumé dans le cimetière d'Alise-Sainte-Reine -, député de 1945 à 1967 à l'Assemblée nationale dont il fut le doyen, sa soutane fut célèbre à la buvette du Palais Bourbon pour le mélange de cassis et de bourgogne aligoté qu’il y faisait servir et qui porte aujourd’hui son nom.

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Le sentier « Découverte d’Alise-Sainte-Reine-Alésia » vous invite à une demi-heure de marche sur le mont Auxois entre le village et la statue de Vercingétorix.

C’est au sous-sol calcaire du Mont Auxois que l’on doit le caractère de ce petit sentier.

Le calcaire sculpté offre le relief. Depuis des milliers d’années, les affluents de la Brenne, l’Oze au nord et l’Ozerain au sud, enserrent le mont Auxois et sapent inexorablement la roche calcaire qui le constitue. Progressivement, l’érosion a détaché cette butte des plateaux environnants pour former ce que le géologue appelle une butte témoin. Les buttes témoin sont assez fréquentes et typiques dans la région. C’est aussi ce processus d’érosion qui a favorisé l’apparition des corniches que l’on observe en descendant dans le bois au début du parcours.

L’ambiance particulière de la traversée de la buxeraie *1 qui suit est aussi le fait du calcaire du sous-sol. En effet, le buis qui constitue ce bosquet est un arbuste qui a besoin d’une forte teneur en carbonate de calcium (calcaire) pour se développer. Attention, bien que le bois précieux du buis soit utilisé pour la confection de pièces d’échecs, sa sève est toxique. Une autre plante acceptant une forte teneur en calcaire complète l’ambiance de sa fleur verte. L’hellébore fétide fleurit la première au printemps. Facile à identifier, la tige nouvelle, de couleur vert clair, fleurit et se détache de celle de l’année précédente, qui, elle, est vert foncé. Là encore, il faut prendre garde à ne pas la toucher car le froissement des feuilles dégage une odeur fétide et la plante est, elle aussi, toxique.

Puis, le bosquet cède la place aux prairies cerclées de murets de pierres sèches eux-mêmes construits à partir des éboulements se trouvant en pied de falaise. Certaines plantes parviennent toutefois à survivre sur ces murets arides comme l’orpin par exemple. Plus loin, dans le village, la pierre calcaire a aussi été utilisée pour les constructions.

Mais au fait, les avez-vous remarqués ?

En effet, depuis votre départ, près du kiosque, de la statue, dans les pierriers, de mars à septembre, des armées de petits yeux surveillent le sentier ! Alors, pour finir la randonnée, ouvrons l’œil car il faut trouver celui qui nous observe, avant d’être vu. Nous recherchons « podarcis muralis », le lézard des murailles. Ce petit lézard aux écailles marron est assez commun en Côte-d’Or. Il apprécie les pierres sèches car il passe la majorité de son temps à se chauffer au soleil. Il cohabite facilement avec l’homme et il est fréquent de le trouver sur les murs des maisons, pour peu qu’ils présentent suffisamment d’anfractuosités et un peu de terre à proximité pour y déposer ses œufs. Il est aussi très habile pour capturer des insectes et même des proies volantes qui passeraient à sa proximité. Pour ce faire, il les attrape en bondissant. C’est enfin un féroce combattant pour défendre son territoire. Mais attention, la fuite d’un individu engendre immédiatement la fuite de ses congénères. C’est pourquoi une approche discrète est conseillée.

Une anecdote pour terminer. Adepte du ballast des chemins de fer, certaines colonies de lézards des murailles ont été découvertes à la frontière belge non loin des gares de triage du bassin de la Sambre. L’espèce est pourtant considérée comme rare dans cette région. Ces petits coquins, assez malins, ont pris le train et se sont installé là-bas !

*1 Buxeraie : boisement dominé par la présence de buis.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

Carte interactive
  •  Hôtels
  •  Chambres d'hôtes
  •  Locations de vacances
  •  Hébergements collectifs
  •  Campings
  •  Aires de camping-car
  •  Restaurants
  •  Sites et monuments
  •  Musées
  •  Parcs et jardins
  •  Offices de tourisme
  •  Restaurants
  •  Producteurs
  •  Caves
  •  Aires de pique-niques
Chargement...