Circuit non itinérant

Localisation

Essarois

départ : Parking de l'abbaye vers le fléchage situé à gauche

Niveau de difficulté

Facile

Durée

3h30

Longueur

11 km
Balisage jaune
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Ce sentier permet une immersion au cœur du plus grand massif forestier du Châtillonnais, une forêt domaniale d’environ 9 000 hectares. Le périmètre immédiat du sentier est inscrit au titre de la protection des milieux naturels, tant pour ses habitats que pour les espèces qui vivent dans ces bois.
Au cœur de la forêt, retirée dans un vallon, découvrez l’Abbaye du Val des Choues, ancien grand-prieuré fondé à la fin du XIIème siècle, chef d’un ordre indépendant, devenu monastère trappiste en se rattachant à l’ordre cistercien au XVIIème siècle. Détruit partiellement à la Révolution, ce site est devenu un lieu de rendez-vous reconnu pour la chasse. Vous y découvrirez un musée sur le thème de la chasse et de la nature ainsi qu’un jardin à la française en aval du grand vivier des moines. Vous pourrez aussi assister au spectaculaire repas de la meute des chiens.

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ du parking de l’Abbaye, vers le fléchage situé à gauche (dos l’Abbaye). Prendre le chemin blanc qui monte et le suivre sur 250 m. Tourner à droite puis prendre la sente qui monte entre des rochers moussus.

2 Au dessus de la côte, tourner à gauche à la patte d'oie (deux hêtres au centre).

3 Continuer la tranchée du Val des Choues sur 850 m.

4 A la fin du taillis, tourner à gauche. Suivre le chemin bordé par du taillis à gauche et par un bois à droite.

5 Suivre un sentier herbeux au milieu des taillis touffus.

6 Tourner à droite dans la tranchée de la Haute Enclave. Suivre ce chemin  blanc sur 800 m.

7 Tourner à gauche et poursuivre sur un second chemin blanc sur 800 m.

8 Arriver à l'extrémité du chemin blanc, prendre la 1er chemin  à gauche en forêt. Suivre à travers bois jusqu'à la route goudronnée.

9 Tourner à droite sur cette route, la suivre sur 15 m et tourner à gauche en forêt.

10 Arriver à un chemin blanc et le suivre à gauche (250 m).

11 A la ligne électrique, tourner à gauche.

12 Tourner à gauche. Quitter la forêt pour redescendre à l'abbaye.

Côté patrimoine

« À douze kilomètres environ de la ville de Châtillon-sur-Seine, dans la haute forêt de Villiers-le-Duc et au centre d’un cirque profond, se cachait au monde le monastère du Val-des-Choues. On y descend de divers points, par des pentes difficiles et entre plusieurs mamelons boisés qui recèlent le plus riche écrin de la flore bourguignonne. […]

L’enceinte du monastère n’a guère plus de 3 à 4 hectares de superficie ; et les murailles, flanquées d’une infinité de contreforts afin d’opposer une résistance aux pluies déversées des collines, tantôt s’élèvent et tantôt s’abaissent, selon la disposition de ce bassin à fond plat et à bords inclinés, les pentes de terrain vers les murailles étaient plantés d’arbres à fruits. […] En décrivant ces lieux que diverses exploitations et industries ont complètement dénaturés depuis 1792, il faut que j’unisse à mes propres souvenirs ceux des personnes qui ont visité le Val-des-Choues plus anciennement que moi, et en ont laissé quelques descriptions ou des dessins partiels. »

Ainsi s’exprime le secrétaire de la Commission archéologique de la Côte-d'Or, Mignard, dans l’Histoire des principales Fondations Religieuses du Bailliage de la Montagne en Bourgogne, publiée en 1864. La description qu’il donne ensuite des lieux avant leur vente comme bien national, rapportée aux gravures du début du 19e siècle représentant les ruines de l’abbaye, permet d’approcher ce que fut ce « grand-prieuré » fondé par Eudes, duc de Bourgogne, vers 1193, chef d’un ordre suivant une règle originale combinant divers usages des bénédictins, des cisterciens et des chartreux. Reconnu par le pape Innocent III en 1203, l’ordre du Val-des-Choues (Vallis Caulium) rassembla au cours du 13e siècle 18 maisons en France et 3 en Ecosse avant de décliner au cours du 17e siècle. Il disparaît en 1763 quand le Val-des-Choues est uni à l’abbaye de Sept-Fons (Allier) et adopte la réforme trappiste.

Ce dernier renouveau se heurte à la Révolution. Transformée en ferme, puis en rendez-vous de chasse à courre, l’abbaye sert aussi de carrière de pierre par la démolition de l’église et de toutes les constructions médiévales. Il en subsiste aujourd’hui les bâtiments édifiés entre le 16e et le 18e siècle dont la porte Renaissance et le pavillon élevé au 18e siècle par le duc de Penthièvre, petit fils de Louis XIV, qui venait faire retraite dans cette solitude. En 1990, ces bâtiments ont été aménagés en musée de la Chasse et de la Nature et un jardin à la française, inspiré des lithographies du 18e siècle, a été créé en aval de l’ancien vivier, là où se trouvaient les jardins potagers des moines. Site protégé depuis 1943, l'ancienne abbaye du Val-des-Choues (écriture actuelle se substituant à « choux », caulium en latin) est également partiellement inscrite au titre des monuments historiques depuis 1992.

Conseil Général © Benoit OUDET

Côté nature

Au coeur de la forêt du pays châtillonnais, on a trouvé le prince charmant

Le sentier du val des Choues permet de faire une belle incursion au cœur du plus grand massif forestier du Châtillonnais, une forêt domaniale d’environ 9 000 hectares. Représentant plus de 45% de la surface du Pays Châtillonnais, la forêt est ici plus qu’ailleurs le patrimoine naturel remarquable du territoire. A ce titre, elle fait partie des espaces destinés à intégrer le futur Parc National. Le périmètre immédiat du sentier est inscrit au titre de la protection des milieux naturels, tant pour les habitats naturels que pour les espèces qui vivent dans ces bois. Parmi les quelques espèces animales qui présentent un intérêt patrimonial de niveau européen, une seule est terrestre et c’est en partie grâce à sa présence que le secteur a pu être inscrit. Il s’agit d’un petit crapaud qui a tout du prince charmant de la Belle au Bois Dormant. On l’appelle le Sonneur à ventre jaune. Il mesure environ cinq centimètres de long et présente un corps assez plat de couleur brun-olive. Il aime fréquenter les ornières forestières, les mares et flaques temporaires aux eaux limpides et bien ensoleillées. C’est une espèce dite « pionnière », c’est-à-dire qu’elle est capable de s’adapter à des milieux qui viennent de se constituer et qui n’ont pas encore été colonisés par d’autres espèces de batraciens (ce qui limite la concurrence entre les espèces).

La création de milieux nouveaux peut se produire lorsqu’une parcelle forestière vient d’être exploitée et que les engins de débardage ont laissé quelques ornières en eau. Pour trouver ce type de milieu, notre petit crapaud est capable de parcourir plusieurs kilomètres. Une fois en zone favorable, il va entonner son chant nuptial afin d’attirer une femelle de son espèce. Composé de séries de « hou…hou…hou... » audibles à plus d’une dizaine de mètres, son chant évoque vaguement le son d’une cloche et c’est ce qui lui a valu ce nom de « Sonneur ». Une tentative de traduction donne les résultats suivants : « C’est moi le plus beau ! », « C’est moi le plus fort ! » , « J’ai la plus jolie maison pour élever des enfants ! ». Par chance, cette parade est diurne. Lorsqu’on entend ce « hou…hou…hou... » caractéristique, il suffit donc de regarder à la surface des flaques d’eau environnantes pour découvrir l’animal.

En effet, monsieur Sonneur apprécie par-dessus tout de se laisser flotter à la surface, les pattes bien écartées, afin de profiter du soleil. Si vous l’observez avec attention, vous pourrez constater que ce petit crapaud a une pupille en forme de cœur et un ventre jaune vif maculé de taches noires. Une tenue digne d’un prince ! Ces deux signes distinctifs permettent d’ailleurs aux biologistes de recenser la population de Sonneurs. En effet, la disposition de ces taches sur le ventre est propre à chaque individu, c’est un peu sa carte d’identité. En fait, les couleurs vives de son ventre sont destinées à avertir les éventuels prédateurs qu’il est déconseillé de gouter au Sonneur. Ce signal visuel, utilisé aussi par d’autres animaux, s’appelle « l’aposématisme ». La guêpe, avec ses belles bandes jaunes et noires montre de la même manière qu’il est préférable de ne pas l’inquiéter. Difficile de savoir si c’est à ce crapaud que l’on doit la fable. Toutefois, même si une princesse vous accompagne, ne tentez pas de saisir ce petit sonneur protégé car il est assurément le prince charmant de ces bois !

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

 

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