Circuit non itinérant

Localisation

Cormot-le-Grand

départ : Parking entre Cormot-le-Grand et Cormot-le-Petit vers l'abribus.

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h30

Longueur

7.5 km
Balisage jaune
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Au départ de Cormot-le-Grand, cette petite balade sera pour vous l’occasion de traverser le village médiéval de Nolay, dont les halles en toit de pierre du 14ème siècle sauront vous surprendre. Vous sillonnerez par la suite les paysages viticoles enchanteurs des côtes et hautes côtes de Beaune et enfin admirerez en haut de la falaise, une vue panoramique surplombant la vallée de Cosanne. Petite balade mais quelques jolis dénivelés quand même !

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Depuis le parking (plan du circuit dans l’abribus), aller en direction de Nolay par la route D111e. A 50m environ, tourner à droite et traverser la Cosanne. A 10m environ, prendre à gauche un petit sentier le long d’une rigole. En débouchant sur la route .

2 Prendre presqu’en face  (poteau P26) un petit sentier herbeux longeant la Cosanne (panneau réservé aux piétons). A 200m environ, traverser la Cosanne, passer entre deux prés. Prendre le chemin goudronné à droite. Laisser un chemin goudronné sur la gauche et continuer en direction du viaduc Ž.

A un croisement, continuer sur la droite le chemin goudronné. A 20m, prendre à gauche un chemin herbeux. Tourner ensuite à droite puis, à 10m à gauche et gagner le bord de la Cosanne. Prendre le pont à droite (rue de la Chapelle).

4 En arrivant rue Saint Pierre,  tourner à gauche en direction du centre de Nolay. A un peu plus de 100m, tourner à droite (rue du Collège). Au croisement suivant, aller tout droit. Prendre ensuite dans le virage à droite, la rue de Prévetot. Au croisement suivant, tourner à droite (le circuit n°21 continue à gauche). A la fourche suivante,  (poteau P46) prendre à droite (le circuit n°21 descend  de la gauche).

5 Continuer à monter, le chemin n’étant plus goudronné. Laisser un chemin sur la gauche. En arrivant sur le chemin goudronné, tourner à gauche, passer le pont sur l’ancienne voie ferrée. Après le pont, continuer en montant la route goudronnée bordée de vignes.

6 Traverser la route D111j, (poteau P125) continuer en face un chemin de terre.

7 A la fourche, prendre à droite le chemin s’enfonçant dans les taillis, montant ensuite entre d’anciennes murettes, puis devenant encaissé. Laisser tous les chemins de part et d’autre. Peu avant le sommet, quand la roche affleure , des sillons creusés dans la roche sont visibles (poteau P123) . 

8 Continuer à monter, le chemin domine la vallée de la Cosanne. 

9 Arrivé sur le plateau, continuer tout droit. Longer une maison isolée. Le chemin devient goudronné. Au croisement, tourner à droite •. 

10 A 25m environ (poteau P47) prendre de nouveau à droite (le circuit n°19 continue à gauche) le large chemin descendant. Au croisement suivant, (poteau P25) prendre à droite. Laisser tous les chemins de part et d’autre. Le goudron remplace ensuite la terre. Traverser la route. Continuer en face le chemin herbeux. Arrivé à la route, tourner à droite. Au pont, prendre à gauche et monter (panneau “les falaises”). Au croisement, aller tout droit. A la dernière maison, tourner à droite sur un chemin herbeux horizontal, en bordure de pré. Arrivé sur la route, tourner à droite et regagner le parking.

Côté patrimoine

A l’entrée de la vallée de la Cosanne (ou Cozanne), petite rivière venue du « Bout du Monde », ce circuit côtoie un patrimoine varié lié en partie aux activités agricoles, dont le travail de la vigne, et aux voies de communication. Son titre même souligne ce dernier aspect curieusement associé à Saint Antoine, père spirituel de l’ordre hospitalier créé au Moyen-âge pour soigner le mal des ardents - ou « feu de Saint Antoine » - qui sévit jusqu’au 18e siècle.

Dans ce paysage formé par l’avant-dernier gradin du bassin parisien avant la plaine occupée par la Saône, le bord du plateau fortement entaillé offre depuis toujours un espace de vie propice au développement des activités agricoles. « Vignes Beurot », « Vignes Baudet » ou « les Vignes de Thorey » sont autant de noms de lieux-dits qui rappellent la présence ancienne de la vigne qui, en pied de falaises, couvre de plus en plus les deux coteaux ensoleillés. En appellation Bourgogne Hautes Côtes de Beaune, les parcelles de vigne de ce territoire participent aujourd’hui à la candidature des climats du vignoble de Bourgogne au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une partie du bâti relève complètement de ce patrimoine, notamment à Cormot-le-Grand et Cormot-le-Petit où se remarquent plusieurs maisons de vignerons. Construites en pierres calcaires extraites dans les environs, ces maisons présentent de manière caractéristique un logis surélevé, accessible depuis l’extérieur par un escalier à volée droite,arallèle à la façade sous lequel s’ouvre l’accès à un cellier plus ou moins enterré.

Quelques cabottes complètent ce patrimoine bâti lié à la vigne. Largement répandus dans le vignoble de la Côte, ces abris en pierres sèches récupérées sur le terrain adoptent le plus souvent un plan simple, carré ou circulaire. Ils peuvent cependant présenter des formes particulièrement soignées comme cette cabotte au-dessus de Cormot-le-Petit, où le traitement inhabituel du plan et des matériaux est poussé jusqu’à la cheminée surélevée au niveau de la banquette intérieure, avec évacuation de la fumée en façade par un conduit courbe ménagé dans l’épaisseur du mur !

L’importance de l’activité agricole se retrouve également dans le patrimoine de Nolay, gros bourg développé au débouché de la vallée, célèbre pour ses foires attestées dès le 14e siècle dont les exceptionnelles halles du 16e siècle apportent le meilleur témoignage. Ouvertes sur les quatre côtés, ces halles sont constituées par une remarquable charpente en grande partie d’origine qui supporte une toiture à quatre pans couverte en laves. Elles voisinent avec un ensemble patrimonial important et varié dont la petite chapelle Saint-Pierre à l’élégant clocheton en forme de bulbe devant laquelle passe le circuit.

Edifiée en 1517, selon la plaque de fondation, elle pourrait être le chef de file d’une série de six chapelles du canton à façade percée d’une porte encadrée par deux fenêtres, notamment celle de Cormot-le-Grand, élevée au 16e siècle, extraordinairement déplacée d’une quinzaine de mètres au 19e siècle, dont la dédicace à Saint Antoine explique le nom donné à ce circuit. A l’exemple de la statue de Saint Dominique à Cormot-le-Grand, bien d’autres éléments de patrimoine mériteraient d’être signalés. Il en est un, toutefois, qui occupe une place particulièrement visible au sein de cette vallée et qui, par fonction et par histoire, assure un lien tout particulier entre le passé et le présent ! Il s’agit du viaduc de Cormot dont la réhabilitation a été achevée en juillet 2010 par le Conseil Général de la Côte-d’Or pour l’ouvrir aux usagers de la voie verte. Cette véloroute de Santenay à Nolay, en attendant le prolongement jusqu’à Autun, succède à la ligne ferroviaire Chagny - Etang-sur-Arroux ouverte en juin 1870 via Santenay, Nolay, Epinac et Autun par la compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Construit entre 1869 et 1870, ce viaduc en courbe de 12 arches, long de 158 m et haut de 18 m, est l’un des derniers ouvrages d’art de cette ligne désaffectée en 1987. Sadi Carnot (1837-1894) - haut fonctionnaire et homme politique, président de la République française de 1887 à son assassinat en 1894 - grand utilisateur du train pour ses déplacements, n’avait probablement pas besoin de le franchir, passant plutôt par Dijon et Chagny, lorsqu’il venait à Nolay, berceau de cette illustre famille qui compte notamment Lazare, son grand-père, savant et révolutionnaire, dont la statue de bronze – exceptionnellement épargnée lors de la Seconde Guerre mondiale, à la différence de celle de son petit-fils - se dresse depuis 1882 sur la place Carnot, justement nommée !

Et puisqu’il est question de patrimoine, comment résister à l’offre de ce circuit qui permet de passer de la voie ferrée du 19e siècle, transformée en voie roulante pour cyclistes du 21e siècle, à la « chaussée Brunehaut » - que d’aucun identifie volontiers comme une voie romaine. Ce fragment de voie ancienne remarqué par les ornières creusées dans la roche qui auraient servi à guider les roues des charriots pour le franchissement de ce passage délicat au-dessus des Roches de Combeille. Quelle que soit son ancienneté réelle, cette voie évoque une reine mérovingienne à l’histoire douloureuse mais connue par ailleurs pour s’être attachée à entretenir les voies de communication, notamment les anciennes voies romaines !

Conseil Général © Benoît OUDET

Côté nature

Ce pourrait être le titre d’un conte destiné à faire peur aux enfants mais c’est en fait l’histoire d’un oiseau de retour au « pays ».

Le sentier de Saint Antoine par la voie romaine est une randonnée qui permet de découvrir la vallée de la Cozanne. La rivière prend sa source quelques kilomètres plus au nord et a sculpté le renommé Cirque du Bout du Monde. Les falaises spectaculaires qui font la beauté du site et le bonheur des grimpeurs sont partout présentes durant votre périple.

C’est ici, dans les environs des falaises que sévit « la vieille ». « La vieille » est le nom local donné au Hibou Grand Duc au même titre que le mot « pays » est souvent utilisé pour indiquer le village où l’on habite. Sa présence en ces lieux est un espoir de renouveau. En effet, l’oiseau, pourchassé par l’homme qui n’hésitait pas à le clouer aux portes des granges jadis, n’avait plus été observé en Côte-d’Or depuis 1939. Or, depuis l’an 2000, le Hibou regagne progressivement du terrain et colonise à nouveau les milieux qui lui sont favorables en Côte-d’Or. Cette colonisation s’est faite grâce aux populations qui subsistaient au sud du département et du fait de la mise en place des lois de protection de la nature des années 70. Pour s’installer, le Grand Duc aime particulièrement les milieux rupestres *1 pour y établir sa famille. Famille, car le Grand Duc est un oiseau fidèle et, une fois le couple constitué, les oiseaux restent liés l’un à l’autre. Une particularité physique permet de distinguer aisément le mâle de la femelle. La femelle Grand Duc est un oiseau massif, qui mesure environ 60 cm de haut pour trois kilos en moyenne tandis que son envergure dépasse les 1,5m. Le mâle est plus petit que la femelle d’environ un tiers. Cette disproportion en défaveur du mâle lui vaut le sobriquet de « tiercelet ». Toutefois, mâle et femelle portent chacun deux aigrettes *2 au-dessus de la tête, ce qui leur donne cette allure caractéristique.

Avec de telles proportions, le Grand Duc est le plus gros des rapaces nocturnes européens. C’est un super-prédateur qui se trouve au sommet de la chaine alimentaire et qui n’a pas de prédateurs naturels. Son régime alimentaire est constitué en grande partie de micros mammifères, puis d’oiseaux nocturnes ou non, chouettes, corneilles ou même buses peuvent entrer au menu si l’opportunité se présente.

Seules les activités humaines impactent son développement. Ainsi, le hibou est très sensible au dérangement qui peut lui faire abandonner le nid à la moindre alerte. Aussi, afin de lui assurer plus de quiétude, un arrêté de protection de biotope a été signé en 2005 par le Préfet concernant le flanc ouest de la vallée de la Cozanne. Lors de votre randonnée, vous entrerez dans cette zone de protection entre les points 8 et 11, le reste de la zone de protection s’étendant au nord, jusqu’au Cirque du Bout du Monde. Cet arrêté règlemente les activités humaines dans la zone de nidification du Hibou : les interdictions visent sur six mois de l’année (ou dans certains cas sur toute l’année) l’exploitation des carrières, les travaux forestiers, le survol des sites de nidification à moins de 150 m, les allumages de feu et les activités de loisirs qui peuvent déranger l’espèce … « à l’exception de la randonnée pédestre sur sentiers balisés » !

Si le cœur vous en dit, en vous rendant dans le secteur de Cormot-le-Grand en fin de journée de novembre à février, vous pourrez venir écouter les histoires de « la vieille » nichée au coeur de ses falaises.

*1 milieu rupestre : milieu naturel constitué de falaises.

*2 aigrette : plumes érectiles positionnées sur la tête du hibou qui font penser à des oreilles.

Conseil Général ©  Hervé DEVALLEZ

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