Circuit non itinérant

Localisation

Billy-lès-Chanceaux

départ : Au centre du village

Niveau de difficulté

Facile

Durée

2h30

Longueur

10 km
Balisage jaune
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Depuis Billy-lès-Chanceaux, premier village du Châtillonnais traversé par la Seine, vous cheminerez à travers un superbe vallon. Au détour d’un chemin, apparait l’ancienne abbaye Notre-Dame d’Oigny, fondée au XIIème siècle et appartenant à l’ordre de Saint-Augustin, peu représenté en Bourgogne. Cherchez le chêne où se reposa Saint Louis avant de partir pour sa dernière croisade.

Avant de partir, n'oubliez pas de consulter nos conseils de sécurité

Topoguide

1 Départ au centre du village de Billy-les-Chanceaux, traverser la Seine. Monter à droite en longeant le lavoir. Continuer à droite, traverser le village (cadran solaire) sur la D114b.

2 Quitter la route goudronnée. Prendre le chemin à gauche qui monte à travers champs. Continuer ce chemin.

3Ž Arriver à la route goudronnée, tourner à droite en longeant le bois jusqu’à la D114b.

4 Tourner à gauche et suivre la D114b jusqu’au pont sur la Seine (ancien moulin). Continuer sur la droite.

5 Quitter la D114b, prendre le sentier fléché à droite qui suit également le GR2.

6 Traverser le ruisseau, continuer à gauche en montant dans le bois.

7 A la sortie du bois, prendre à gauche pour longer le bosquet (passage à barbelés), tourner à droite sur la route goudronnée. A gauche avant la ferme de la puce, gagner la forêt.

8 Tourner à droite, longer le bois (Gr2). Continuer la descente jusqu’à la Seine.

9 Au pont de pierre, suivre le chemin jusqu’au village

 

Côté patrimoine

Le patrimoine présent sur ce circuit est à l’imitation de la Seine en son cours supérieur proche des sources : discret ! En effet, s’il n’est pas facile d’imaginer en fleuve « capitale » ce mince filet d’eau ondulant au fond d’une vallée à peine encaissée, découvrir les éléments particuliers, telle l’abbaye d’Oigny, qui contribuent à donner son aspect au paysage patrimonial de ce territoire nécessite une certaine observation. Pourtant, dès le départ à Billy-lès-Chanceaux, plusieurs « signes » cherchent à attirer l’attention du promeneur, en commençant par ces quais qui bordent la Seine, premiers d’une longue série dont l’apothéose serait ceux de Paris ! Moins qu’une canalisation du fleuve encore adolescent, les murs de quai de Billy sont hérités du temps du flottage du bois au 19e siècle.

Un peu en arrière, en rive droite, la mairie-école du 19e siècle expose sa façade rigoureusement développée de part et d’autre d’une travée centrale. Elle est surmontée d’un fronton saillant accueillant une cloche, des maçonneries de briques rouges soulignant l’encadrement des ouvertures de manière ornementale. En rive gauche, un peu plus haut, un cygne, l’animal cette fois, majestueux mais immobile, bronze oblige, embellit de manière rare le lavoir construit en 1854. Il se dresse sur la fontaine placée au milieu des colonnes qui rythment la façade ainsi ouverte sur le bassin de lavage le long duquel s’affairaient les lavandières dans leur carrosse de bois. A peine plus loin, la façade du château du 18e siècle, remanié au siècle suivant, se mire dans un petit étang d’agrément alimenté par les eaux du fleuve tout proche.

A la sortie du village, un second étang, plus grand, formé par un des premiers barrages sur la Seine, renforce la présence du fleuve alors que le sentier commence à gravir le léger coteau qui marque à peine l’étroite et discrète vallée creusée par le fleuve dans le plateau. Sur celui-ci, au contraire, l’existence même de la Seine semble improbable tant la vaste étendue légèrement ondulante qui s’offre alors à la vue ne paraît occupée que de champs cultivés ! Au sommet de sa boucle, cependant, à Oigny, quand le circuit descend à nouveau vers le fleuve, un ancien moulin atteste parfaitement sa réalité. Maintenant silencieux, ce bâtiment résonnait autrefois des grincements de sa roue à aubes, entraînée par la force motrice du cours d’eau, et du vacarme sourd des lourdes meules actionnées par cette roue en un puissant mouvement rotatif de broyage.

Ce silence inadéquat pour une telle installation convient bien aujourd’hui à la vénérable voisine qui se cache derrière, ancienne abbaye élevée en 1116 par quelques ermites retirés du monde en cet endroit discret. De l’établissement religieux maintes fois remanié et agrandi au cours de son histoire, il reste le logis de l’abbé reconstruit au 17e siècle par les moines de l’ordre de Sainte Geneviève, un bâtiment abritant la salle du chapitre et le réfectoire, une partie de la porterie et des dépendances dont l’ancienne bergerie et un colombier semblant surveiller le chemin d’accès. Leur ouverture pendant les journées du patrimoine permet de voir les croisées d’ogives de la salle capitulaire et des vestiges de peintures murales découverts il y a quelques années seulement. 

Quelques pierres de l’église abbatiale, détruite à la Révolution, se retrouvent peut-être dans la petite église voisine « érigée » à mi-hauteur du coteau de la rive droite « par les soins de Madame Ve Terrillon et de sa famille en 1842 avec le concours des habitants de la commune » comme le rappelle une plaque apposée sur le mur de l’édifice. Un membre de cette famille - propriétaire de l’ancienne abbaye -, Octave Terrillon (1844-1895), né à Oigny, chirurgien-chef de La Salpêtrière à Paris, est célèbre pour avoir codifié l'asepsie et inventé vers 1888, avec Terrier, l’autoclave permettant la stérilisation des instruments et des linges. D’autres noms, quelque peu oubliés, apparaissent également sur la croix de dévotion dressée devant l’église en 1846, faisant de celle-ci un témoignage sensible de la vie de cette époque et un bel exemple des nombreuses croix qui jalonnent ce parcours.

Sur ces terres agricoles, d’autres éléments souvent peu regardés relèvent pourtant entièrement du patrimoine, ce sont les fermes comme celle de La Puce près de laquelle passe le circuit et qui occupe cet emplacement depuis le 12e siècle ! A cette époque, les seigneurs de Billy résidaient dans un château fort élevé sur le petit éperon rocheux formé à la confluence de la Seine et du ruisseau de Verrerie, au sud du village, édifice disparu dont le souvenir est perpétué par la chapelle funéraire et un tombeau établis au 19e siècle par les descendants de ces mêmes seigneurs.

Conseil Général © Benoît OUDET

 

Côté nature

Le sentier de l’Abbaye d’Oigny est un sentier qui vous propose de découvrir les attraits du val de Seine. En effet, la Seine que l’on enjambe au départ du parcours devient vite invisible dès que l’on monte sur les plateaux. Elle ne révèlera ses beautés et ses richesses que dans ses vallons. Ce sont les vallons de la Seine et de son affluent, le ruisseau de la Verrerie (photo), qui teintent la randonnée d’une touche sauvage et naturelle.

L’arrivée sur l’abbaye (points 3 à 5) offre à ce titre une transition paysagère brutale entre la plaine de culture intensive et moderne qui s’étend aussi loin que porte le regard et l’abbaye, nichée dans son vallon boisé, qui plonge le randonneur dans une autre ambiance et évoque une époque révolue.

Dans ces vallons vivent deux compères, se ressemblant, un premier vêtu de marron et un second vêtu de noir et blanc mais tous deux experts en plongée.

Il y a le gros, le campagnol amphibie, cousin du campagnol terrestre. Il s’en distingue par son pelage marron foncé. Le campagnol amphibie vit sur les berges de la Seine. C’est un animal rare en Côte-d’Or et seule une dizaine de stations *1 ont été recensées par les naturalistes. Pourtant, le campagnol amphibie est grégaire ; si les conditions sont réunies, il n’est pas rare d’observer plusieurs individus pour une centaine de mètres de berge. Ce comportement devrait ainsi en toute logique contribuer à son extension. Sa rareté provient de la disparition de son habitat naturel *2. Le campagnol amphibie creuse des terriers dans la berge dont une entrée est aérienne et une autre aquatique. Bon nageur, il est capable de réaliser des apnées de plusieurs minutes. Enfin, le campagnol amphibie est végétarien et se délecte des jeunes pousses qu’il emporte et consomme toujours au même endroit, une aire de pique-nique, aménagée par ses soins et constituée d’un amas de végétaux.

A l’inverse des autres campagnols, sa population ne connait pas d’explosions démographiques les années fastes. Par conséquent, les pérégrinations de ce petit plongeur marron sont sans danger pour les récoltes.

Il y a aussi le petit, le Crossope Aquatique, qui, quant à lui, est cousin des musaraignes dont il est d’ailleurs le plus gros représentant de la famille. Plus inféodé à l’eau que le campagnol aquatique, il possède des adaptations spécifiques. Son pelage est hydrofuge et il a la capacité d’obstruer ses conduits auditifs lorsqu’il plonge. Enfin, il possède des poils raides au niveau des pattes et de sa queue qui lui permettent d’améliorer sa flottaison. Comme les autres musaraignes, le Crossope est insectivore ; en cela sa grande habilité sous l’eau lui permet de capturer des larves cachées dans les graviers du fond du ruisseau. Toutefois, à l’occasion, il ne dédaigne pas manger du poisson ou une grenouille, même si ces derniers sont de sa taille.

Il construit un nid d’herbes au fond de son terrier et il est observable aussi bien dans les eaux courantes du ruisseau de la Verrerie que sur les méandres calmes de la Seine. Il n’est pas toujours apprécié des pêcheurs qui voient en lui un concurrent du fait qu’il peut consommer le frai du poisson. Il n’en reste pas moins un animal fort sympathique à observer lorsqu’il recherche sa nourriture.

Le long de la Seine et de son affluent, si vous observez une petite boule de poil noire faire des cabrioles dans l’eau, ce sera le Crossope mais si elle est plus grosse et de couleur marron ce sera le très rare campagnol aquatique.

*1 station : site naturel où une espèce animale ou végétale est présente.

*2 habitat naturel : milieu naturel dont les caractéristiques physiques permettent la subsistance d’une espèce.

Conseil Général © Hervé DEVALLEZ

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